Critique : Pur week-end

Lucile Bellan | 25 avril 2007
Lucile Bellan | 25 avril 2007

À la base, Pur week-end est une belle idée : la réunion des acteurs d'une même maison (Les productions du trésor) dans un même film. Pas bête, puisque ayant tous plus ou moins déjà travaillé ensemble, Kad Mérad, Bruno Solo, Valérie Benguigui, Philippe Lefebvre, Jean-Noël Brouté, Anne Marivin et Arnaud Henriet ont l'expérience et l'amitié qui jouent en leur faveur pour créer, en groupe, l'univers, décalé, de ce week-end (d)étonnant. Entre autres qualités que leur complicité flagrante, on peut saluer l'originalité indéniable du scénario, qui en étonnera plus d'un par sa capacité à sans cesse relancer l'action et ne laisser quasiment aucun répit au spectateur.

Malheureusement, ce dynamisme peut s'avérer assez fatiguant si on n'adhère pas tout de suite au charme de la bande et à leur cavale pour le moins... invraisemblable. C'est d'ailleurs le principal souci du film, avec un côté jusqu'au-boutiste parfaitement représenté par Alexandra Mercouroff en « bad cop » horripilante ou encore Valérie Benguigui en femme mariée hystérique du genre « je suis encore une femme alors je veux qu'on me baise » (heu... oui). Le film a presque le cul entre deux chaises, pourrait-on dire, tant la comédie, la psychologie, la cavale, les critiques sociales cohabitent dans un joyeux mélange, un peu foutraque.

Cet univers entre clichés et délires, qui doit beaucoup au cinéma américain, tend à représenter un nouveau cinéma français varié et audacieux dans la lignée de Fair Play. Après on aime ou on n'aime pas, c'est une question de goût.

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