Critique : Identity

Stéphane Argentin | 16 avril 2007
Stéphane Argentin | 16 avril 2007

En 1997, Usual suspects (re)lançait la mode du « twist final qui décroche la mâchoire du spectateur ». Un principe devenu véritable sacerdoce pour certains dans les années qui suivront (au hasard M. Night Shyamalan). À ce petit jeu du « vrai coupable dévoilé dans les cinq dernières minutes », Identity (2003) n’est pas le plus mal loti.

Dans les deux cas (Usual suspects et Identity), le mérite en revient tout d’abord à un scénario plutôt bien ficelé qui impose dès le départ les mêmes règles en termes d’unité de lieu, de temps et d’individus : un seul endroit (un commissariat / un motel), une seule nuit, une liste finie de suspects potentiels. Libre ensuite au réalisateur d’emballer correctement le tout pour mener le spectateur en bateau jusqu’à bon port. Les maîtres du jeu sont, là-aussi, loin d’être manchots : Bryan Singer, très remarqué avec son premier long-métrage, Public access, et James Mangold, tout aussi méritant avec Copland. Enfin, les joueurs en présence ont plutôt de la gueule : d’un côté Kevin Spacey, Benicio Del Toro, Gabriel Byrne, Kevin Pollack et Stephen Baldwin, de l’autre John Cusack, Ray Liotta, Amanda Peet, Alfred Molina et Clea Duvall.

La combinaison des trois talents (scénario, réalisation, acteurs) aboutira au film culte que l’on sait pour le premier et à un honnête « suiveur » pour le second. Libre ensuite aux amateurs de se torturer les méninges pour démasquer le coupable ou bien de se laisser rouler dans la farine jusqu’à la dernière minute par ces deux Cluedo cinématographiques. 

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