Le Monde perdu : Jurassic Park - Critique

Spielberg décide de signer lui-même la suite de Jurassic Park (alors qu'il laissera la main pour le troisième volet à Joe Johnston). Le titre en dit long sur la démarche de ce nouvel opus : le monde perdu. Hommage au film non abouti de Willis o'Brien (créateur de King Kong premier du nom) assisté à l'époque du futur grand Ray Harryhaussen, Spielberg revient aux origines du projet et promet dans cette suite ce qu'il n'avait pas entièrement réussi dans le premier : du dinosaure à toutes les sauces / scènes, faisant de JP2 un véritable survival « light ».

 

Passé la mise en place laborieuse (le pourquoi du comment de l'existence de cette seconde île) il ne reste plus qu'à confronter les prédateurs à leurs proies faisant du personnage du chasseur obsédé incarné par Pete Postlewaite qui voit là le rêve de toute une vie (se confronter au prédateur ultime le T Rex) la véritable vedette du film, loin devant Jeff Goldblum chargé d'assurer la continuité dramatique avec le premier film.

 


C'est aussi pour Spielberg le moment de se faire plaisir en mettant en scène ses nouvelles chasses en s'affranchissant de la technologie et en rendant à sa caméra sa pleine mobilité. Dean Cundey, chef-op du premier et fidèle de John carpenter, passe la main à Januz Kaminsky collaborateur attitré de Spielberg depuis La liste de Schindler : bye bye pano et plan fixe un peu poussif du premier opus.

 


Le script offre au réalisateur un grand nombre de scènes de bravoure (le raid des chasseurs sur le troupeau de dinosaures en fuite, le saquage du bus par les T.rex, l'attaque des Vélociraptors au milieu d'un champ où Spielberg mêle élégamment La mort aux trousses, Les oiseaux et ses propes Dents de la mer). Autant de scènes qui prouvent à ceux qui en doutaient la pleine maîtrise du réalisateur que l'on croyait perdu pour la cause de l'entertainment, occupé comme il l'était par des sujets de plus grande importance (La liste de Schindler, Amistad).

 


Le spectacle culmine par un passage express à San Diego ou le T.Rex saccage méthodiquement la ville à la recherche de sa progéniture, hommage appuyé au King Kong original. La scène est certes un peu courte mais laisse augurer du meilleur pour la suite. Il faudra attendre un nouvel épisode pour voir le bestaire jurassique s'attaquer aux grandes villes américaines…comme promis par le plan de fin du premier Jurassic Park. En attendant, il ne reste plus qu'à regarder en boucle le film de Larry Cohen mettant en scène un dragon nichant en haut de l'empire state building, ou le très récent Règne du feu.

 

 

Résumé

Vu la direction prise par JP3 (retour à la cage départ) et l'agenda de Spielberg, ce n'est pas demain la veille, à moins que les extra-terrestres belliqueux de La guerre des mondes n'entretiennent un lien de parenthé avec ce vieux T.Rex….

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commentaires

Chris
26/04/2019 à 00:38

Revu ce soir, ça à toujours été le film que j'ai trouvé le plus mauvais de la saga, et le revoir ce soir n'a fait que confirmé mon avis. J'ai rarement vu un film où tous les personnages sont plus idiots les uns que les autres, des scènes à rallonge (la pire celle du bus pendu a la falaise qui dure un temps fou) et surtout ce film est rempli de scènes complètement absurdes, celle du bus pendu a la falaise, le type qui part chier ( et change de nom d'une minute à l'autre) qui crie et personne ne l'entend alors qu'ils sont à côté, le bateau a la fin où tout le monde est mort alors que le T-rex est toujours dans la cale du bateau?? qui a tué tout le monde? la main coupée accroché au gouvernail ça donne très bien mais je suis mort de rire quoi, ils ont pas relu leur scénario avant? Bref autant d'incohérences dans un seul film ça fait vraiment beaucoup. Du Spielberg très bas de gamme.

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