Critique : Hurlements

Laurent Pécha | 20 octobre 2006
Laurent Pécha | 20 octobre 2006

Le début des années quatre-vingt fut une bénédiction pour tout amateur de films d'horreur et plus particulièrement de films de loup-garou. Entre 1980 et 1981, trois oeuvres mémorables virent le jour : Le Loup-garou de Londres, Wolfen et Hurlements. Le film de Joe Dante fut le premier à relancer la mode d'une bête qui fit les beaux jours d'Universal dans les années quarante.


Grand cinéphile devant l'éternel (les principaux personnages mâles portent tous ici le nom d'un cinéaste ayant réalisé un film de loup-garou), Joe Dante apporte, avec l'aide précieuse de Rob Bottin (déjà complice du cinéaste sur Piranhas), un renouveau à l'imaginaire du loup-garou. Les transformations, préfigurant celles phénoménales du film de John Landis, sont saisissantes de réalisme et constituent des moments chocs qui continuent encore d'impressionner aujourd'hui. Si Hurlements fout autant les pétoches, c'est que Joe Dante manie parfaitement suggestion (le suspense monte crescendo jusqu'au dénouement, terriblement impressionnant) et scènes chocs (les attaques de loup-garou). Pour parvenir à ses fins, le réalisateur s'appuie sur des décors épatants (notamment une forêt dont Chris Carter a dû se rappeler lors de certains épisodes d'X-Files), une bande originale géniale signée Pino Donaggio, et une galerie de personnages singuliers (on reconnaît ici la patte scénaristique d'un certain John Sayles) interprétés par des comédiens devenus depuis familiers du réalisateur (Belinda Balaski, Kevin McCarthy, Robert Picardo, Dick Miller)


Formidablement jouissif quand il n'est pas troublant (ah, la scène au coin du feu !), Hurlements est un sacré bon film qui, et c'est une surprise des plus agréables, n'a pas, mais alors pas du tout vieilli.

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