Critique : La Maison au bout du monde

Stéphane Argentin | 7 septembre 2004
Stéphane Argentin | 7 septembre 2004

Déjà auteur du roman à succès The Hours, adapté au cinéma par Stephen Daldry, Michael Cunningham signe avec La Maison au bout du monde son tout premier scénario, une fois encore adapté de son propre roman. Les analogies entre les deux films ne s'arrêtent pas là pour autant. Trois époques, correspondant cette fois à trois moments de la vie d'un seul et même personnage et non plus de trois femmes distinctes, sont une fois encore passées en revue.

Le Bobby de 1967 va tout d'abord se retrouver projeté dans une immense solitude, perdant tous ses repères en même temps que sa famille, avant d'en retrouver une d'adoption à l'adolescence, et notamment un frère de substitution avec lequel il nouera des liens aussi intimes que physiquement expressifs. Parvenu à l'âge adulte, sous les traits d'un Collin Farell quelque peu paumé dans la peau de son personnage, contrairement à Robin Wright Penn qui endosse une fois de plus à la perfection sa veste libertaire un brun junky de Forrest Gump, ou bien encore Sissy Spacek, impeccable en mère baba cool, Bobby va enfin accepter tous ces changements survenus dans sa vie au cours de ces quinze années passées.

Cette quiétude enfin retrouvée se traduira alors par cette paisible maison au milieu des champs, où tous vivront enfin dans une harmonie de groupe, reflet de cette paix intérieure pour le moins (très) longue à venir. Car, s'il y a une dernière analogie applicable aux deux récits de Cunningham, c'est bien l'extrême longueur du cheminement dans l'acceptation de soi-même. D'autant que, dans un cas comme dans l'autre, aussi soignées que soient l'interprétation et la mise en scène, il n'y a strictement aucune surprise à attendre d'un récit qui, finalement, donne l'impression de traîner en longueur.

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