Alad'2 : critique géniulle

Simon Riaux | 3 juin 2021 - MAJ : 03/06/2021 18:17
Simon Riaux | 3 juin 2021 - MAJ : 03/06/2021 18:17

Alad'2, ce soir à 21h05 sur W9.

Avec plus de 4 millions d’entrées, le premier épisode des nouvelles aventures d'Aladin s’est imposé comme un succès massif de la comédie française qui tâche, tandis que Les Nouvelles Aventures de Cendrillon, sans égaler son score, a prouvé en appâtant 600 000 innocents, qu’il y avait bien une curiosité d’un large public pour les relectures bourrines de contes enfantins. On ne s’étonnera donc pas de voir surgir sur nos écrans Alad'2 toujours avec Kev Adams dans le rôle principal.

GROLADIN

Ce qui frappe rapidement en découvrant la nouvelle comédie portée par Kev Adams, c’est combien le projet n’essaie même plus de dissimuler sa nature de transition publicitaire. Conçu pour maintenir le spectateur dans un état de stase vaguement humide entre deux publicités, tout le métrage est réglé de manière à ne rien raconter qui peut se surimprimer par-dessus une réclame pour un jeu à gratter ou des tampons capables d’absorber jusqu’au cerveau du spectateur.

 

photo, Kev Adams Kev Adams

 

Pour ce faire, le scénario évite de raconter quoi que ce soit, et se contente d’aligner une série de sketchs stériles, dont le tempo lui-même paraît calqué sur les canons esthétiques de la vente de lessive. Et pourtant, Alad'2 ne manque pas de talents, puisqu’on y retrouve Eric Judor, Ramzy BediaGérard Depardieu ou encore Jamel Debbouze.

Un casting aussi riche que varié, mais qui contre toute attente paraît n’avoir absolument aucune envie de jouer la comédie. Tout ce petit monde est mou, s'exprime avec l'entrain d'un croque-mort en grève. Chacun interprète une partition indépendante, comme s’il lui revenait d’occuper momentanément l’espace, à la manière d’un produit de la semaine, histoire de satisfaire le public venu voir sa ganache.

 

photo, Jamel Debbouze Jamel Debbouze

 

GÉNIUL

Cette impression de surplace est encore renforcée par le scénario, d’une paresse admirable. Non seulement il s’interdit de nous offrir des rebondissements dignes de ce nom, mais il renonce également à penser ses personnages. Tous apparaissent unidimensionnels, stéréotypés, et pensés en fonction d’un unique trait de caractère.

Ainsi, Ramzy cherche désespérément des prostituées, Debbouze tente de compenser un micropénis et ainsi de suite… Quand les motivations des protagonistes ne sont pas un subtil mélange de sexisme et d’homophobie (l’homosexualité est ici un constant motif d’hilarité pour elle-même, tandis qu’on envisage les femmes comme autant de biens meubles), le script s’appuie sur un autre procédé d’une notable pauvreté : l’anachronisme. Références à la musique contemporaine, clins d’œil à la culture adolescente… voilà l’essentiel des ressorts comiques d’Alad'2.

Au final, ce ne sont pas tant les méthodes qui sont en cause, que leur but, terriblement simpliste et inopérant. Au contraire d’un Astérix et Obélix qui usait de ces décalages et clichés pour générer de l’absurde, du rêve, voire de la poésie, il ne sera jamais ici question que de s’acheter une complicité factice avec un spectateur prié de tenir jusqu’à la prochaine coupure pub. Il ne suffit pas de tartiner des dialogues navrants de paroles de Shakira pour leur conférer un semblant de légèreté ou d'esprit.

 

Affiche

Résumé

Plus laid, bête et soporifique que son aîné, Alad'2 accomplit l'exploit de le dépasser dans presque tous les domaines.

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Lecteurs

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commentaires
arno2marcq
04/06/2021 à 18:33

Ce type de films est juste là pour faire du fric, ils savent qu'ils font de la m... mais qu'il suffit de mettre à l'affiche ces abrutis de Jamel, Eric et Ramzy, enfin toute la clique de Canal et d'autres comique dans la même veine comme Kev Adams. Ceux-là ont été payés des fortunes pendant x années pour faire de la merde. La faute à ces ados à la con qui riaient à la moindre blague pourri de ces faux talents. Depuis l'humour semble avoir évolué un peu, il était temps.

Sascha
03/06/2021 à 22:46

Fun Fact lors de l'avant première du premier film.

J'ai le pass illimité Pathé... On avait vu toute les films à l'affiche cette semaine là. Il restait juste l'avant première de Alad'1 avec la présence de Kev Adams. On se dit : "on y va. On ne paie pas le ciné. On verra bien".

Salle blindé, que des ados. Et là, je me retrouve à être itw par une journaliste de France Bleue Maine. Elle a passé 2min avec nous à nous poser des questions sur le ciné jusqu'à la question fatidique : "vous êtes fan de Kev Adams" (je précise, j'avais 33 ans à l'époque donc pas du tout la cible". Elle n'a visiblement pas aimé ma réponse car elle a stoppé net l'itw :

"Euh non. En fait, on a le pass illimité donc on ne paie pas pour ce genre de films. Et Kev, bah on s'en fout un peu en fait, il ne fait de mal à personne mais on a passé l'âge".

Gros fou rire quand elle est partie.

Gregdevil
03/06/2021 à 19:06

Pathétique, insignifiant, innofenfis, gras, abrutissant, bref, un film pour les entants de 7 à 10 ans.

docsavage
07/07/2019 à 10:59

DIEUDO revient !!!

Prof west
07/07/2019 à 08:54

Toute les vérités sont bonnes a dire hein , vive la liberté d'expression , mais des que la vérité sort il faut censuré ah elle est belle la démocratie de la pyramide a l'oeil , enfer et damnation a vous collabo .

Jean Délateur
07/07/2019 à 02:17

Euh, merci au modérateur de supprimer le commentaire de Ian brown
Ce ne serait pas de la censure, juste du bon sens

Ian brown
06/07/2019 à 18:14

Euh, merci au modérateur de supprimer le commentaire de prof west.
Ce ne serait pas de la censure, juste du bon sens

Andarioch
06/07/2019 à 11:22

@Zoom7

"Ce que je ne comprends pas c est comment kev adams est devenu acteur et plus grave encore comment il arrive à tenir les 1ers rôles"

En quatre mots: beau gosse, coiffure fun.

moky99
06/07/2019 à 10:59

Prière de virer Prof West de ce forum. L'antisémite Prof West, dégage !

Luigi
06/07/2019 à 00:08

Kev Adams a l’air d’être un gars sympathique mais la gentillesse ne remplace pas le talent!Toute cette nouvelle « generation »de comique (sic),les Debouzze et cie n’apportent absolument rien ,ils vehiculent des punchlines qui seront hasbeen à la sortie du film en vidéo,j’ai regardé pour la énième fois la 7 compagnie ,sois disant cinéma ringard et bien je me suis marre!Ras le bol des djeuns qui kiffent leur race !

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