Avengers

Avengers (The)




17 avr. 2012 Par Simon Riaux Star Rating 8

 

Les Avengers, doux rêve de milliers de lecteurs de comics, et adeptes des supers héros est passé en quelques années du statut de fantasme pelliculé à celui de serpent de mer redouté. Le deuxième épisode d'Iron Man instillé le doute, l'adaptation décevante de Thor avait enfoncé le clou, tandis que le choix de Joss Whedon provoquait plus de scepticisme que d'enthousiasme, la faute à une difficile reconversion sur grand écran. Il n'en fallu pas plus pour que les pythies de l'internationale geek déclarent le projet maudit, trop lourd, trop riche pour les frêles épaules du cinéaste. C'était oublier la plume du scénariste de Toy Story, sa maîtrise des personnages multiples, et sous-estimer sa compréhension du projet.

L'écurie Marvel ne laisse que peu de place à l'art, préférant miser sur des produits calibrés uniquement pour le divertissement. Une recette qui fit la force du premier Iron Man, et les limites évidentes des aventures de ses petits camarades. Whedon l'a parfaitement compris, et pousse ce dispositif dans ses derniers retranchements, avec un panache impressionnant. Le film est ainsi centré, pour ne pas dire focalisé, sur Robert Downey Jr., qui distribue les vannes et punchlines avec une énergie ahurissante, quasiment sans jamais sombrer dans le cabotinage ni sortir de son personnage. Son mordant contamine tout le film, chaque dialogue occasionnant des joutes verbales dantesques (notamment avec Chris Evans, à qui le décalage sied à merveille). L'écriture, jouissive et incisive ne verse jamais dans le cynisme ou le second degré trop distancié, mais permet aux personnages d'exposer leurs conflits et arcs narratifs sans retomber dans les travers d'un script trop explicatif. Dès lors, le scénario se joue avec intelligence des rebondissements, deus ex machina, raccourcis et figures imposées par cet univers extrêmement dense, et nous réjouit constamment en cela qu'il se fait complice du spectateur, et préfère miser sur la générosité et l'intelligence.

Les différentes bandes-annonces avaient beau nous en montrer beaucoup, il n'était pas compliqué de deviner que toutes les images proposées venaient quasiment d'une seule et unique scène d'action. C'est donc avec bonheur que l'on découvre que le film regorge littéralement de séquences jusque là préservées par le marketing, toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Certains critiqueront la mise en scène trop “télévisuelle“ de Whedon, ils feront fausse route, tant cette dernière s'avère lisible, clairement découpée, et intelligemment montée. Dans les faits, on a le sentiment d'assister à un patchwork curieusement cohérent de ce que les 90's ont fait de mieux en matière de caractérisation, et des performances techniques les plus accomplies que les effets spéciaux numériques autorisent désormais. En témoigne une séquence d'abordage où les arcs narratifs et enjeux se multiplient en une poignée de plans, pour se réunir en un pré-climax gigantesque, qui laissera le spectateur essoré, alors que l'attend encore une bonne demie-heure de boucherie intergalactique.

À lui seul, le dernier acte éclipse toutes les productions Marvel. C'est là que le réalisateur prouve combien il a su se mettre au diapason du projet, à tel point qu'on a réellement le sentiment d'assister à un comics live. Action, images iconiques, destruction et humour enflamment l'écran en continu pendant près d'une demie heure, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de nos pupilles que des cendres fumantes. Reste bien quelques saillies de mauvais goût, une introduction aux costumes franchement immonde, et un méchant à peu près aussi effrayant qu'un thanatopracteur en espadrilles. Encore une fois, c'est l'humour et la cool attitude du film qui se chargeront de désamorcer ces menus soucis, à l'inverse d'un Thor qui se perdait entre sérieux pompier et mépris hors de propos.

L'ensemble sera assurément trop léger pour certains, pas assez consistant. Il est vrai qu'on y cause guère méta-cinéma, que nos héros ne sont pas portés sur l'introspection (Hulk smash, il ne philosophe pas) et que la notion de victime collatérale les inquiète beaucoup moins que la chute de la prochaine blague de Tony Stark. C'est justement en cela que The Avengers s'avère le seul challenger face au Dark Knight rises de Nolan. Il est son double inversé, mimétique, qui préférera toujours le rire aux larmes. Le seul à croire suffisamment en ce qu'il raconte pour tout balayer sur son passage.



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Stéphane Argentin :

Star Rating 9
Ce qui se fait de mieux en matière d’adaptation de comics. Une intrigue et des personnages bien ficelés, un zeste d’humour et des scènes d’action qui déchirent. Vivement la suite !

Nicolas Thys :

Star Rating 8

Simon Riaux :

Star Rating 8
Quand on voit ce que Whedon a obtenu de cette mauvaise troupe jusqu’ici maltraitée sur grand écran, on lui confierait bien l’adaptation du Club des 5, version destruction massive.

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Un « Face plan » doublé d’un ride épique quasi ininterrompu. Pas grand chose à reprocher sinon le côté un peu bovin de Captain America qui fait un peu tâche au sein d’un ensemble où Iron Man et surtout Hulk sont extraordinaires.

Louisa Amara :

Star Rating 7
On a tout dit ou presque sur Avengers, version Whedon. Il n’en reste pas moins un bon film d’action, parfois trop long, manquant un peu de scènes de bastons. Mais l’humour est là, les personnages ont chacun leur moment de gloire. Divertissant. A suivre.

Laurent Pécha :

Star Rating 7
S’il n’est pas le film de super-héros ultimement fun qu’il aurait du être (des longueurs, des personnages mal exploités, un méchant nul,…), Avengers fait le métier du blockbuster divertissant et généreux (dans son dernier tiers).

Didier Verdurand :

Star Rating 6
Qu’est-ce qu’on s’emmerde la première heure… Heureusement, après ça va mieux car Whedon oublie son scénario et enchaîne avec succès des scènes d’action réussies. N’empêche, avec une histoire aussi simpliste, il est délirant de faire un film de 2h20.

Patrick Antona :

Star Rating 6
Dommage que Whedon n’ait pas respecté l’adage d’Hitchcock “plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film”, du coup il faut bien 1/2h de pyrotechnie finale, bien torchée certes, pour enfin donner mesure au préambule d’une saga que l’on espère être mieux balancée à l’avenir.


JaimzHatefield06/01/2013 14:40 par JaimzHatefield

Le film est fichtrement bien maîtrisé, les dialogues font mouche (Downey Jr se taille la part du lion) avec de l’humour bienvenu et plein de fan service, plein de clins d’oeil ([SIZE=”1″]la scène de la discorde m’a fait penser à la dispute des chefs devant l’anneau dans FotR), sans jamais [...] LIRE LA SUITE
julienspeville31/10/2012 16:02 par julienspeville

[SIZE=3][FONT=Calibri]Une vraie bombe qui mérite bien sa place dans le Box-Office mondial. Les scènes d’action sont plus qu’époustouflantes et les acteurs sont quant à eux remarquables. Je trouve qu’il y a une touche d’originalité qui donne encore plus de poids à ce film qui mérite d’être vu. Je suis impatient [...] LIRE LA SUITE
250120/08/2012 12:52 par 2501

Que d’énergie dépensée pour démontrer un évidence :jaimz: Yep. Amusant à observer. Enculage de mouches 2.0 : créer un anus artificiel à la pauvre bête avant d’aller longuement la besogner. J’espère que c’est la chaleur. :jaimz: Oui, m’enfermer chez moi parce qu’il fait 41° dehors a tendance à me ramollir le cerveau et gaspiller [...] LIRE LA SUITE

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