Critique : Marque des anges (La) - Miserere

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26 juin 2013 - Laurent Pécha

Y a des films qui foutent les pétoches rien qu'à la vision de l'affiche. Et dans le genre, La Marque des anges tient le haut du panier. Jugez plutôt : adaptation de Grangé (on a encore Le Concile de pierre ou L'Empire des loups en travers de la gorge) par un réalisateur français expatrié depuis presque toujours aux USA et auteur notamment de The Losers (L'Agence tous risques en nettement moins bien) et Souviens toi... l'été dernier 3 (les deux premiers, c'est Halloween à côté) avec les deux plus grandes gueules du cinéma français, Depardieu et Joey Starr. Avec un tel passif, le film avait donc de sacrés atouts pour surprendre agréablement. Et c'est ce qu'il fait au point de frôler le statut du petit polar du samedi soir tout à fait recommandable. Explications requises !

Tout d'abord, l'improbable duo sur le papier fonctionne plutôt bien. Il y a une vraie alchimie qui s'opère au gré de leur enquête bien tarabiscotée entre les deux vendeurs de faits divers showbiz les plus rentables du cinéma français quand Naceri se trouve en prison. Autre point positif, le désir de Sylvain White et son monteur de se mettre vraiment au service de l'intrigue permettant ainsi d'éviter les écueils passés des tambouilles Grangé sur pellicule. Certes, on retrouve toujours les obsessions récurrentes du romancier (enquête à double niveau, du nazi, de la génétique, de la religion en  folklore) mais pour une fois, la gestion des événements apparaît plus sereine car bien assimilée. Pour preuve, un récit relativement sage à l'exception d'une très efficace baston dans un hôpital, cherchant avant tout à faire du spectateur le troisième enquêteur et ce même si ce dernier, perspicace, aura quelques coups d'avance sur nos deux lascars. Et l'occasion de se rendre compte que le pire a été largement évité.   

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