Mythique voix de Dark Vador et Mufasa, James Earl Jones, acteur aux 60 années de carrière, est décédé à l’âge de 93 ans.
James Earl Jones est une légende. Un artiste complet, qui aura su conquérir les planches du théâtre, mais aussi les caméras du 7ème art, et qui aura fait des passages remarqués par le petit écran, et par le domaine du jeu vidéo. Acteur discret, plein d’humour et de recul sur l’image d’icône qu’il a gagnée au fil des ans, il a marqué les esprits par son immense charisme qui dévorait les écrans, et par sa profonde voix de baryton.
Le monde du cinéma, du théâtre et de la culture en général vient de perdre l’une de ses figures les plus emblématiques. James Earl Jones est décédé à l’âge de 93 ans, le 9 septembre 2024, à son domicile du comté de Dutchess dans l’État de New-York. Véritable monument d’Hollywood, Jones a marqué plusieurs générations grâce à ses interprétations magistrales. Jones semblait capable de briller dans tous les genres, de la comédie (Un Prince à New-York) au drame (L’Insurgé), jusqu’à la fantasy avec le rôle de Thulsa Doom dans Conan le Barbare.

Hommage à James Earl Jones
Né le 17 janvier 1931 à Arkabutla, dans le Mississippi, James Earl Jones a grandi dans des conditions difficiles. Dès son plus jeune âge, il a souffert de bégaiement, une affliction qui aurait pu briser sa carrière avant même qu’elle ne commence. Cependant, grâce à la patience de ses professeurs et à un travail acharné, Jones a réussi à surmonter cet obstacle et à transformer ce qui aurait pu être une faiblesse en l’une des forces les plus reconnaissables de sa carrière : sa voix profonde de baryton, qui deviendra l’une de ses signatures artistiques.
Ce timbre inimitable lui a valu des rôles vocaux majeurs, dont celui du célèbre Dark Vador dans la saga Star Wars, ainsi que celui de Mufasa dans Le Roi Lion. Ces rôles ont consolidé son statut d’icône culturelle, mais aussi d’acteur polyvalent capable de s’approprier des personnages tantôt autoritaires, tantôt bienveillants. Pourtant, malgré ses contributions phénoménales à l’industrie cinématographique, Jones est resté d’une humilité désarmante tout au long de sa vie, préférant se retirer de la scène publique dès qu’il le pouvait.

L’Insurgé
Au départ, James Earl Jones se destinait au théâtre. Diplômé de l’Université du Michigan, il débute sur scène dans les années 1950, avant d’être repéré par le grand public lors de son interprétation dans The Great White Hope en 1968, où il incarnait Jack Jefferson, un boxeur afro-américain inspiré de la vie de Jack Johnson. Ce rôle lui valut un Tony Award et lui permit de se faire un nom à Broadway.
À partir de là, James Earl Jones entame une carrière qui traverse les décennies et les genre, allant du drame historique Malcolm X de Spike Lee, où il a interprété Elijah Muhammad, à des rôles plus familiaux, comme dans Un Prince à New-York. Il a incarné l’amiral James l’amiral James Greer dans trois adaptations de la saga Jack Ryan au cinéma, dans À la poursuite d’Octobre rouge, Jeux de guerre et Danger immédiat.

Toutefois, malgré cette carrière prolifique, Jones n’a jamais oublié ses racines théâtrales. Il revenait régulièrement sur les planches, que ce soit pour jouer Shakespeare ou pour des productions modernes. À 80 ans, il montait encore sur scène, pour reprendre Miss Daisy et son chauffeur aux côtés de Vanessa Redgrave, prouvant que sa passion première pour les planches était intacte. Il a repris son propre rôle lors d’un passage incroyablement drôle par la série Big Bang Theory, où il jouait un J.E. Jones déconnecté de la réalité.
Après plus de 60 ans de carrière, et avoir touché à tous les styles, James Earl Jones s’est éteint à l’âge de 93 ans. Récompensé par deux Tony Awards, de la National Medal of Arts (équivalent de l’Ordre des Arts et des Lettres) en 1992, et d’un Oscar d’honneur pour toute sa carrière en 2012, on retiendra de lui un long parcours artistique et un puissant engagement moral envers une plus grande représentation des diversités sociales. James Earl Jones ne sera jamais oublié. Sa voix continuera à résonner à travers le temps.
… sans oublier JARDINS DE PIERRE, dans lequel toute son autorité et son humanité transparaissaient.
Évidemment la majorité, comme moi d ailleurs, retiendra surtout la magnifique voix de Darth Valérie et quelques films (Conan, le prince à NY).
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Une pensée aussi à Georges Aminel qui faisait la VF de Dark Vador et aussi…Grosminet.
« That is power » !
Tu avais raison, James.
Repose en paix
Une voix inoubliable et inimitable Vador n’aurais pas eu le même succès sans lui.
Comme dirait Mark Hamill : RIP Dad
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PS: « Sa voix continuera à résonner à travers le temps. »
Littéralement, puisqu’il me semble qu’il avait vendu récemment les droits de sa voix à Disney afin que ces derniers continuent à l’utiliser via IA. Je sais pas si il faut se réjouir ou avoir peur de la suite…