Tim Burton (Charlie et la chocolaterie)

Matthieu Perrin | 15 juillet 2005
Matthieu Perrin | 15 juillet 2005

Avec son allure de Dingo, le copain de Mickey, Tim Burton sorte de Robert Smith cinématographique est venu à Paris, accompagné du producteur Richard D. Zanuck et du jeune Freddie Highmore (remarqué en Peter Pan dans le trés Burtonien Neverland) présenter en avant-première mondiale sa dernière gâterie, Charlie et la chocolaterie. Extraits de la conférence de presse :

Il revient sur sa collaboration avec Johnny Depp qui pour lui est véritablement son alter égo : « Dans le personnage de Willy Wonka, il y a un peu d'Ed Wood, un peu d'Edward aux mains d'argent. C'est ma quatrième collaboration avec Johnny, il y a une telle alchimie entre lui et moi. Nous sommes de vrais amis et Il adore se transformer ».
Après Vincent Price (acteur dont il s'est inspiré pour son premier court métrage Vincent et à qui il a offert son dernier rôle dans Edward aux mains d'argent), Tim Burton a pu travailler avec une autre de ses idoles des films d'épouvante qui ont bercé son enfance. « C'est extraordinaire de travailler avec Christopher Lee, il a une telle prestance c'est quelqu'un d'insolite, quelqu'un qui fait mille choses en même temps. D'ailleurs, il était en train d'enregistrer un disque avec un groupe de métal allemand pendant le tournage. Malheureusement la plupart de mes idoles comme Bela Lugosi sont morts ».

Encore une fois Tim Burton revient dans le monde de l'enfance, sans doute d'une manière encore plus directe que ses précédents opus en adaptant ce classique de la littérature enfantine signé Roal Dahl. « Pour moi, Charlie et la chocolaterie était le premier livre pour enfant dont je captais derrière quelque chose d'adulte, une véritable réflexion. Je n'ai pas vraiment planifié de faire que des films sur l'enfance. En fait, je ne peux pas envisager de faire autre chose, je suis moi-même totalement attardé (rires). J'observe toujours les enfants, j'essaie de les comprendre, c'est fascinant et sans fin (…). Évidemment avoir un fils a un impact sur mon travail même si j'ai envie de dire qu'il a avant tout un impact sur mon sommeil (rires). Plus sérieusement, je suis encore sous le choc de son apparition dans ma vie ».
« Je pense qu'évidemment il y a une peur de vieillir mais si vous regardez bien dans le films tous les personnes d'un certain âge sont les plus touchants ». Tim Burton ne dément d'ailleurs pas l'influence qu'a pu avoir sur son œuvre et sur son film Les 5000 doigts du Docteur T. « C'est vrai que le film apparaît comme un immense parc d'attraction, je n'ai jamais pensé à en créer un ou faire une chaîne. En fait, je préfère les parcs d'attraction miteux et je ne sais pas vraiment si ça marcherait ».
« On a vraiment essayé de travailler sur l'esthétique des bonbons, des sucreries, des chocolats. Il fallait qu'à travers les images, on sente le goût. Il fallait que les chocolats donnent envie. Au début du tournage, en effet ça sentait bon après c'était vraiment l'enfer ». (rires).
Lors de la séquence la plus marquante du film, Tim Burton utilise l'extrait de l'ouverture primate de 2001 L'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Il dément que c'est un clin d'œil à sa Planète des singes : « On n'avait jamais planifié d'utiliser un extrait de 2001 mais plus le tournage avançait, plus on réalisait que Warner (NDR/ producteur et distributeurs de Charlie...) avait les droits du film ».

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