Critique : Killing point

Flavien Bellevue | 23 avril 2009
Flavien Bellevue | 23 avril 2009

Ces dernières années, Steven Seagal semble se perdre dans les méandres du « direct to video » après Mission Alcatraz, sa dernière sortie salle française en 2003. Aux commandes des scénarios de ses films depuis Into the sun en 2005, il est clair que l'once de qualité que possédaient les différentes aventures des personnages du champion d'aïkido, s'est estompée et Killing point en est un parfait exemple.

 

Steven Seagal est Jacob King, un homme hanté par un souvenir d'enfance douloureux où son frère succombe devant ses yeux à cause de coups de couteau d'un détraqué, le jour de son anniversaire. Depuis, il est devenu inspecteur et a la fâcheuse tendance à maltraiter ceux qui ne veulent pas lui répondre. Etrangement, peu de personnes peuvent lui répondre et nous avons droit à de longues scènes de combats visuellement horribles à cause d'un montage jump-cut du plus mauvais effet. Sans compter que le sieur Seagal se fait parfois doublé de dos pour ces moments qui ont fait jadis sa réputation. Traquant un serial killer dans les rues de Memphis, King se retrouve face à un second tueur amateur de rock qui n'agit pas seul. Pourquoi ? Nous ne le saurons jamais. Sans compter qu'une femme, agent du F.B.I. enquête sur les pratiques de King...Bref, une intrigue complexe sur fond de musique blues qui n'a guère d'intérêt et dont la fin incongrue s'achève sur une note à la fois vulgaire et machiste.

 

Entre des scènes de dialogues plates et ridicules (agrémentées de blagues du même niveau), des combats pénibles et un échange de coups de feu risible, Killing point fleure bon la série z d'action qu'on oubliera aussi vite qu'on l'a vue. Même les présences de Chris Thomas King (O' Brother, Ray), d'Isaac Hayes dont c'est ici l'avant-dernier film, ou de la belle Karyn Michelle Baltzer n'y feront rien. Il ne reste plus qu'à attendre l'épisode fantastique de Steven Seagal contre les vampires (Against the Dark) ou encore sa pseudo version de Taken en Russie, Driven to Kill, pour regagner notre intérêt.

Résumé

Lecteurs

(0.0)

Votre note ?

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire