Doute : Critique

Jean-Noël Nicolau | 9 février 2009
Jean-Noël Nicolau | 9 février 2009

Les tourments de la Foi religieuse et les petits secrets qui se murmurent dans les cloîtres sont l'une des premières bases de la création artistique. Les œuvres en tout genre qui questionnent la croyance sont innombrables. Doute vient apporter son humble pierre à l'édifice en choisissant la voie d'une ambigüité soigneusement distillé. Le but du film étant de faire peu à peu perdre les certitudes du spectateur, sa réussite peut se juger à notre état d'esprit en sortant de la salle. Le prêtre progressiste est-il victime du fanatisme dogmatique de la vieille bigote ? Ou bien est-il un pédophile qui se dissimule derrière ses belles paroles ?

 

 

Doute peine à cacher ses origines théâtrales. Découpé en autant de scènes et d'actes, se résumant à des confrontations dans des lieux uniques, la forme du film se fonde sur de très vaines tentatives de mise en scène cinématographique. La réalisation de John Patrick Shanley est le gros point faible de l'œuvre. Le monsieur se contentant bien souvent de faire des plans de travers pour imager le désarroi et les conflits. Ce vrai-faux académisme maladroit suffirait à nous faire sortir de l'histoire.

 

 

Heureusement, Doute vaut surtout pour les performances des acteurs principaux. Toujours la plus grande comédienne de la planète, Meryl Streep offre une énième performance formidable. Philip Seymour Hoffman, Amy Adams et Viola Davis ne sont pas en reste. Grâce à leur intensité, le film atteint ses objectifs et parvient à nous faire douter, nous laissant perdu et perplexe. Et ne pas savoir à quel saint se vouer, au final, est un sentiment des plus plaisants.

 

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