Critique : L'Éveil de Maximo Oliveros

Emmanuelle Etienne | 28 mars 2007
Emmanuelle Etienne | 28 mars 2007

L'éveil de Maximo Oliveros, est le premier long métrage de fiction du réalisateur philippin Auraeus Solito. Le Cinemalaya Independent Film Festival a octroyé au projet la somme de 10 000 dollars, budget dérisoire qui a réduit le temps de tournage à seulement 13 jours. Malgré ce manque de moyens évident et toutes ces contraintes, le film, contrairement à d'autres productions du même ordre, présente une certaine maitrise de son sujet. Le cinéaste a su joué avec ces obstacles en tournant en caméra DV dans son quartier et en prenant comme figurants ses propres voisins.

Le cinéaste nous offre alors, sobrement, une réflexion autours de la mort de l'innocence et de l'idéalisme avec beaucoup de finesse et de profondeur. Mais ce qui ressort surtout de ce scénario original, c'est la toile de fond, un quartier de Manille où pour survivre à la pauvreté les habitants font régner la corruption et la terreur. Malgré quelques longueurs dues à une grande part d'improvisation, le film garde un rythme soutenu et bascule lentement mais surement de la fable au drame. Un scénario porté par un jeune premier de talent, Nathan Lopez, qui, du haut de ses quinze ans, n'a rien à envier aux autres acteurs confirmés présents dans le film.

Rappelons que ce petit film a tout de même été nominé dans de nombreux festivals et que lors de sa sortie aux Philippines il a dépassé au box office le blockbuster américain King Kong.

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