Superman IV

Superman IV : The Quest for peace

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12 oct. 2004 Par Laurent Pécha Star Rating 2

Superman IVest une purge dont le seul exploit valable est d'enfoncer à coup de voiture-bêlier les frontières de nullité instaurées par le précédent épisode. En même temps, une fois que l'on sait que le film fut produit par la Cannon - vous savez bien ? le meilleur employeur de Charles Bronson et Chuck Norris dans les eighties ?-, pouvait-il en être autrement ? Mis à part les cinglés sécuritaires arpentant les vidéo-clubs et certains membres de cette rédaction nostalgiques d'une adolescence drivée par les productions du tandem Menahem Golan / Yoram Globus (on les reconnaît à leur emploi du diminutif « Mémé et Yoyo » aussi affectueux que complaisant, à leur coffret DVD American Ninja et aux notations surréalistes d'Invasion U.S.A.), l'évocation de la Cannon a davantage rimé avec « étron » qu'avec « parangon » et ce Superman IV fait honneur à la maison de bout en bout.

 

 

Dans un sens, Superman IV impressionne par cette propension à se mordre la queue et se fâcher avec tout le monde. Le fan transi de l'Homme d'Acier hurle à la trahison pendant que l'amateur de grand spectacle se sent roulé dans la farine quand l'alcoolique au bord du coma n'en peut plus de ricaner parce qu'il a conscience de ne pas avoir encore assez bu pour oublier les incohérences débiles d'une histoire écrite par dessus la jambe. La preuve par l'exemple : un morveux demande à Superman de se débarrasser de toutes les têtes nucléaires pour que s'arrête la Guerre et qu'enfin la paix, elle puisseuh régner sur la Terreuh. Récapitulons : il est bien connu que Superman ne se mêle pas de géopolitique humaine (la trahison), particulièrement si son ingérence est dépeinte avec une telle niaiserie (l'« entubage ») ; ensuite, c'est bien connu, les peuples ont attendu l'avènement de la Bombe A afin de pouvoir se mettre sur la gueule pour mieux casser ensuite les prix sur la mégatonne atomique suite au discours neuneu d'un gugusse en slip rouge / collant bleu à la tribune de l'ONU ; discours applaudi par ceux qui, précisément, refusaient de se désarmer il n'y a pas cinq minutes (le grand n'importe quoi !)

 

 

Enfin il reste le cas pathétiquement tordant du vilain-pas-beau : Nuclear Man, cloné par Lex Luthor à partir de l'ADN de Kal-El. Faire passer l'uranium avant la kryptonite dans le classement des éléments les plus dangereux pour notre héros et nous faire découvrir le rayon oculaire «  réparation de chantier à trois cent briques » amène forcément un ricanement difficile à réprimer. Mais alors ce Nuclear Man...non content d'être affublé d'un faciès à remiser Dolph Lundgren dans la catégorie «  acteur cérébral », d'une coupe de cheveux à la Duran Duran (merci les eighties !) et d'un rictus de mongoloïde hésitant entre colère affichée et constipation passagère, le Nuclear Man souffre d'être mal nommé puisque, à la manière des poulets de OSS 117, il ne s'active qu'à la lumière pour détruire Superman... et harceler le personnage de Mariel Hemingway (qui ne sert à rien, tout comme la sous-intrigue du Daily Planet transformé en torche-cul)

 

 

Finalement, résumer Superman IV reviendrait à citer Lex Luthor (Gene Hackman, pensant un peu trop fort à son chèque) à propos de son neveu Lenny (insupportable Jon Cryer) : « la partie dégénérée de ma famille » Voilà une affirmation tout à fait adaptée à ce film, un genre d'union incestueuse à Tchernobyl, un mélange détonnant et horrible qui ne peut engendrer qu'une atrocité et conduire un héros vers une mort certaine. Près de vingt ans plus tard Bryan Singer l'a-t-il pleinement ressuscité tel un phénix ou simplement administré les premiers soins ? La question mérite d'être posé.


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Julien Foussereau17/11/2010 12:20 par Julien Foussereau

Ca me fait penser que ma critique pour le site t’avait bien fait marrer à l’époque, Zorgounet ! :eheh: LIRE LA SUITE
François V.17/11/2010 11:36 par François V.

Tenez pour anecdotes croustillantes : [*]C’est Wes Craven qui devait initialement diriger le film. [*]Richard Donner, qui avait été écarté de Superman 2, s’est vu proposer la direction mais a décliné l’offre. [*]Richard Lester, le réalisateur de Superman 2 et de Superman 3 aurait également refusé une proposition identique. On ne sait, [...] LIRE LA SUITE
Zorg17/11/2010 11:04 par Zorg

Je m’étais fait les Superman I à IV avant la sortie de Superman Returns. Eh bah la déchéance faisait peine à voir. Déjà, l’affrontement avec Zod et sa clique réalisé au ralenti dans le 2, ça prêt à sourire. Ensuite, Richard Pryor et “Superman t’es con quand t’es bourré”, dans le 3, [...] LIRE LA SUITE

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