Harry Potter et les reliques de la mort (partie 2)

Harry Potter and the deathly hallows (part II)

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08 juil. 2011 Par Nicolas Thys Star Rating 8

 

Harry, Ron et Hermione et les autres sont devenus grands. Dix années ont passé depuis le premier épisode réalisé par Chris Colombus, les acteurs ont pris des cours de comédie et un peu de relief, ils ont surtout gagné en maturité et les films en profondeur. De l'univers coloré et sage du début il ne reste que des ruines. Alfonso Cuaron l'avait déjà bien compris dans le troisième opus, mais trop tôt sûrement et Mike Newel n'a pu que démolir de ses gros sabots ce que l'auteur mexicain cherchait à bâtir.

Depuis David Yates a pris le relai pour reconstruire un univers perdu. Il lui aura fallu le temps de deux films pour parvenir à ses fins dans la première partie de l'épisode 7. Parfois un peu rapide, comme certaines séquences de cet opus ci, il y relisait pourtant brillamment un tome dense en cherchant à récupérer par bribes des éléments qui tendraient vers un final grandiose, comme une cavalcade vers cette magnifique seconde partie, au rythme général plus calme mais pourtant avec davantage d'action.

Ici le retour aux sources est évident, mais l'univers a changé. Retour chez Gringotts, dans le chemin de traverse, au Pré-au-lard et à Poudlard, pourtant les lieux sont méconnaissables et vides, on les voit à peine et même les pièces de l'école semblent différentes. Le Harry du début n'est plus qu'un fantôme qui erre parmi d'autres fantômes dans un territoire sans vie, noir, gris et terne comme jamais que la magnifique lumière d'Eduardo Serra parvient à sublimer.

Les protagonistes sont sans repère, réduits en esclavage, à moitié désespérés, et c'est à une lutte sans merci pour leur survie qu'ils se livreront. Les professeurs semblent avoir vieilli, les héros sont souvent ensanglantés, ravagés par les aléas d'un quotidien qui les mine et Voldemort est de plus en plus présent. Les gros plans sur son visage défiguré sont nombreux, et la misère qui règne porte sa marque. Pourtant on est loin de la grandiloquence de masse de certains films épiques. Dans cette recherches de morceaux d'âmes, de bribes de vie qui naissent par les larmes et d'armes décisives pour la survie d'un univers, c'est à une lutte intime tout autant que commune à l'ensemble des êtres vivants que se livrent les personnages. Et c'est comme si les tourments des uns et des autres venaient à être projetés sur l'ensemble du monde magique.

Mais l'intérêt de la mise en scène de David Yates, qui se déploie magnifiquement en profondeur pour ceux qui verront le film en 3D, réside dans sa manière de conjuguer la magie des effets spéciaux bien marqués et le réalisme de certaines séquences. Il commence doucement, n'utilisant le numérique que par touches, avant de le laisser se déployer pour envahir un monde mis sans dessus dessous par des éléments magiques utilisés à mauvais escient. Le réalisateur opère véritablement un combat entre deux états d'esprit, combat qu'il met surtout en place dans cet épisode entre finalement, les partisans d'un monde où humains et magiciens pourraient coexister, et les autres qui n'aspirent qu'à une magie totale.

A n'en pas douter, ceux qui ont aimé le précédent épisode ne seront pas déçus tant cette seconde partie mortifère en est la suite idéale et la conclusion rêvée de la saga portée sur grand écran. Même les lecteurs devraient y trouver leur compte. La plupart des séquences importantes du livre sont présentes, et le réalisateur apprivoise le roman et se l'approprie sans le trahir. Y figure même l'épilogue inutile et niais, heureusement bien raccourci. Ainsi s'achève une des sagas (si ce n'est la)  les plus rentables de l'Histoire du cinéma. A quand maintenant l'adaptation des Contes de Beedle le barde ? Un spin-off d'Harry Potter, ça devrait intéresser quelques personnes !

 



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Nicolas Thys :

Star Rating 8
Une merveilleuse synthèse noire et lugubre de l’univers d’Harry Potter pour un final très dense.

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Et ils vécurent heureux, riches (les acteurs et l’auteure tout du moins) et eurent beaucoup d’enfants. Mais bien que plus sombre et mouvementée, cette conclusion n’en demeure pas moins à l’image de la saga : plaisante mais inégale.

Sandy Gillet :

Star Rating 7
Certainement le meilleur de la saga… Peut-être parce qu’on se dit que c’est fini !

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Le meilleur Harry Potter… de David Yates ! Après 3 films, il était temps !

Patrick Antona :

Star Rating 4
Harry Potter révèle la vraie nature de son pouvoir : celui d’endormir même ses fans les plus fervents !


lossenmar17/08/2011 22:31 par lossenmar

[SIZE=4]SNAAAAAAPE !!! :yell: :love: :love: :cry: Alan Rickman power, wesh, gros ! :suomi: http://cdn.gs.uproxx.com/wp-content/uploads/2011/03/harrypotter-ten-points-to-Gryffindor.jpg LIRE LA SUITE
dehaas8417/08/2011 08:21 par dehaas84

Mais j’imagine tellement le calvaire que ça doit être si on en a rien à carrer de leurs problèmes d’Horcruxes. :D Encore que dans celui-là, il y a suffisamment de rythme et de mouvement pour occuper la rétine du profane. C’est surtout pour les numéros 5,6 et 7.1 que j’avais eu [...] LIRE LA SUITE
FinnegansWake16/08/2011 20:34 par FinnegansWake

Le problème de toute façon, c’est qu’il faut vraiment avoir une tendresse pour le petit monde d’Harry Potter, par le biais des livres ou des films, parce que sinon c’est aisément ridicule ou chiant. Pas de problème pour voir ça. Si on est dedans, c’est vraiment très très bien foutu et [...] LIRE LA SUITE

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