Interview James McAvoy (Wanted)

Jean-Noël Nicolau | 16 juillet 2008
Jean-Noël Nicolau | 16 juillet 2008

Très drôle et détendu, l'improbable héros de Wanted, James McAvoy, raconte son expérience sur le tournage de ce film d'action dingue. La langue de bois n'est pas (trop) son fort et il apporte un peu de décalage dans la machinerie promotionnelle hollywoodienne.

 

Nous venons juste de rencontrer Timur Bekmambetov (le réalisateur de Wanted) et il nous a dit que vous aviez le courage nécessaire pour interpréter le rôle qu'il vous a donné. Vous êtes vous senti aussi courageux que ce qu'il affirme ?

Je pense que pour n'importe quel film vous devez avoir l'énergie pour rendre votre personnage crédible. Les autres critères sont l'ouverture d'esprit pour pouvoir communiquer aisément avec les personnes qui vous entourent, ou du moins avec plus de succès possible. Donc, heureusement, j'ai ces qualités.

 

Cela a t-il été simple de tourner avec Timur ?

Non pas tant que ça. Bien que ce soit un mec super, je me suis vite rendu compte que je devais me taire sur certains points et le laisser faire son job; qui n'est vraiment pas facile, plein de responsabilités et qui demande une organisation exemplaire donc une concentration de notre part, nous acteurs, à tout moment.

 

 


 

 

Il paraît que le premier visionnage d'un film est toujours un miracle.

Oui un miracle né de la collaboration d‘un équipe qui ne se connaît même pas ; un miracle, parfois, que le film soit si réussi ; un miracle que les gens aient envie de le voir surtout quand on se rend compte de la compétition.

 

Qu'avez-vous pensez quand vous avez vu Wanted terminé ?

Je ne l'ai pas vu encore vu, étant donné qu'une fois mon job terminé (il y a donc 6 mois), je suis rentré en Écosse. A ce moment la musique n'était pas encore ajoutée et certains plans non plus, donc je suis très excité de le découvrir. Depuis j'ai terminé le tournage de The Last station, un biopic dédié à Tolstoï.

 

 


 

 

Votre préparation physique a-t-elle été intense?

Oui plutôt, car mon personnage doit réaliser certaines choses très physiques, pas forcément spectaculaires, mais qui demandent un certain entraînement. Cela m'a permit de retrouver la ligne et une pêche d'enfer.

 

Quelle a été la partie la plus difficile du tournage ? De jouer avec Angelina Jolie ?

Non, non, elle est très sympa et surtout très professionnelle. Elle arrive à l'heure le matin, elle fait son boulot avec classe. Et elle sait être très amusante. Je pense que la partie la plus difficile a été celle avec la cire. Etre immergé dans ce grand bain, ne pas pouvoir bouger, respirer à peine. C'était assez déplaisant.

 

Pensez-vous être le nouvel « action-hero » ?

Non, j'ai fait ce film parce que je pensais qu'il développait quelque chose de différent qu'un simple film d'action déjà vu et revu. Et puis je n'avais jamais tourné dans une oeuvre de ce genre, pour moi c'était une nouvelle étape dans ma carrière, essayer quelque chose de nouveau. Mais maintenant c'est fini. Ce n'est pas pour moi. Il n'y a pas beaucoup de place pour un acteur dans un blockbuster de nos jours. Vous êtes perdus devant des fonds verts, suspendus par des câbles, avec plusieurs caméras qui vous tournent autour. Vous essayez de jouer la comédie, mais finalement tout le monde s'en moque. J'ai eu la chance de jouer dans des films qui ont reçu un certain succès, mais là je vais m'accorder une pause.

 

 


 

 

Avez-vous vu Night Watch avant de jouer dans Wanted?

Oui je l'ai vu et j'ai été très impressionné par Timur. Pour moi c'est un malin génie, qui sait faire jouer ses acteurs avec beaucoup de brio. Il peut passer du rire aux larmes avec le même réalisme et le même talent technique impressionnant. Je me suis servi de ce que j'ai pu voir dans ses films pour perfectionner mon jeu d'acteur dans Wanted.

 

Et à présent qu'allez-vous faire ?

Me prendre des vacances, pendant 6 mois. Loin des tournages et des cours de prononciation (James McAvoy a, au naturel, un accent écossais réjouissant mais à couper au couteau).  

 

Remerciements à Marie-Aurélie Graff

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