Sweeney Todd

Sweeney Todd : The Demon barber of Fleet

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20 déc. 2007 Par Julien Foussereau Star Rating 9

En troquant son costume d'enfant terriblement tourmenté de Hollywood pour celui du conteur serein avec Big Fish, Tim Burton divisait. Soit on encensait ce virage vers la maturité, soit on hurlait au reniement du fond baptismal anticonformiste des débuts. C'est la deuxième faction qui va être aux anges (l'auteur de ces lignes inclus) puisque Sweeney Todd marque le retour du gothique flamboyant de ses plus grands crus. Mieux, la parfaite adéquation de cette patte visuelle unique à cette liberté de ton, entre la tragédie vengeresse et la farce sanguinolente, pourrait bien faire de Sweeney Todd un futur diamant noir du musical sur grand écran.

Parce que Burton s'est essentiellement reposé sur les chansons imaginées par Stephen Sondheim pour son spectacle de Broadway, on affichait quelques craintes dans la mesure où il excluait de facto Danny Elfman, comparse de vingt ans. Pourtant, ce saut vers l'inconnu est accompli de fort belle manière tant ces bijoux d'humour noir (pour ne pas dire macabre) semblent avoir été goupillés pour Burton. Il est épaulé en cela par Johnny Depp et Helena Bonham Carter, macabrement exceptionnels. Bien que peu rompus à l'art du chant, tous deux transfigurent leurs scènes chantées (les 2/3 du film) par l'indéniable alchimie dans l'horreur.

Mais c'est surtout par sa véritable réappropriation de l'opéra matriciel que Burton achève la transformation de Sweeney Todd en divertissement hautement recommandable. There's no place like London annonce Todd à l'ouverture. En effet, l'incroyable vision cauchemardesque de la capitale victorienne nous laisse le souffle coupé. Des décors claustro de Dante Ferreti à la photo dessaturée de Dariusz Wolski, propices au jaillissement vermillon des gorges sectionnées, Burton filme un théâtre à ciel ouvert dans lequel ses protagonistes, tous autant qu'ils sont, méritent de mourir pour leurs actes passés et à venir.

Résulte de cette vengeance initiale virant à l'assassinat en série une boucherie d'un esthétisme racé, placé sous le signe du grand guignol selon Dickens. On s'enthousiasmera volontiers pour ce parti pris. Cependant, cette farce, aussi tranchante soit-elle, risquerait bien de heurter les plus sensibles.



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Julien Foussereau17/08/2008 19:32 par Julien Foussereau

[SIZE=1](accesoirement, oui le Shaun, d’accord, je confirme, c’est le meilleur Blu-ray du monde (avec Enchanted :D)) Arrête, j’ai envie de mettre Epiphany à fond pour faire chier mes voisins ! Rhaaa ! Rhaaaa !!! Le bonheur que ce fut de mettre cette galette après avoir déballé mon lecteur ! LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau17/08/2008 19:11 par Jean-Noël Nicolau

Deuxième vision : zutalorsonpeutpasmonterlanote/10 C’est encore mieux. C’est énorme, immense, gigantesque, plus fort que tout. Et y un petit robot animé qui devrait s’inquiéter de peur que je lui “fasse un Stardust” (non ce n’est pas vulgaire) dans les tops de fin d’année. :jaimz: Et cette musique, sublime. Rhaaaa, c’est trop beau, c’est trop [...] LIRE LA SUITE
Fha28/02/2008 20:51 par Fha

On m’explique pourquoi Alan Rickman est sous employé ? Ça lui évite d’en faire trop. Certes. Ou pourquoi Burton nous ennuie avec l’histoire de Johanna (Ricci junior 2) pour finalement l’abandonner à la fin ?Supprimer la coda du musical est justement l’une des plus grandes qualités du film. Et Joanna bénéficie de [...] LIRE LA SUITE

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