Le Grand soir

Grand soir (Le)

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22 mai. 2012 Par Didier Verdurand Star Rating 6

 

C’est en lisant le dossier de presse du Grand soir que l’on comprend mieux pourquoi ce cinquième film du tandem Kervern - Delépine est une déception. Ce dernier déclare : « On rend notre travail à l’arrache tout en disant On a Depardieu, c’est maintenant ou jamais ! Poelvoorde et Dupontel sont d’accord ! alors que le scénario n’est pas complet. C’est un Rubik’s cube auquel il manque des petites cases mais on fonce quand même. » Le problème vient clairement du scénario et de sa colonne vertébrale dont on ne voit guère le bout, ce qui serait une qualité si on n’avait pas le sentiment que les auteurs ramaient pour trouver la fin.

Car il est là, le gros souci. La mayonnaise monte bien pourtant. Le cadre est glauquissimement drôle, la révolte de Dupontel monte bien en crescendo, le chien de Poelvoorde fait un joli bras d’honneur au toutou de Dujardin dans The Artist en mangeant le vomis de son maître, bref les moments de bravoure sont là. Mais l’ennui prend place quand le « road movie circulaire », dixit Kerven, tourne justement un peu trop en rond. La transformation de Dupontel n’est pas à la hauteur de l’attente et l’évolution du rapport entre les deux frères reste finalement assez convenue.

On ne sera donc pas surpris de retrouver des qualités qui faisaient la force de leurs précédents films. Une direction d’acteurs aux petits oignons du premier au dernier rôle (avec une mention spéciale à Poelvoorde qui se met plus en danger que Dupontel, plus familier dans ce registre), des dialogues aiguisés souvent drôles, des audaces (Dupontel et Poelvoorde qui parlent en même temps à leur père pendant une scène incroyable) et une certaine poésie trash tout droit venue de Groland. On les aime, ces deux bougres, et leur évolution jusqu’à Mammuth nous ravissait. Le revers de la médaille, c’est que l’on voudrait bien les voir passer à la vitesse supérieure, vers une maîtrise moins en dent de scie et une inspiration qui ne s’étiole pas au fur et à mesure que le métrage tente de trouver une fin. Le Grand soir était pressenti pour une sélection en compétition à Cannes. Il a dû se satisfaire de l’antichambre Un Certain Regard. Tant mieux, car le meilleur reste à venir avec en point de mire une montée des marches qui n’en sera que plus jouissive. No future ? Pas pour eux.



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Tonton BDM :

Star Rating 7
Le film le plus mainstream du duo Delépine / Kervern, et une belle flânerie sur l’incommunicabilité, émaillée de purs moments poétiques et/ou surréalistes.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
La rencontre entre deux duo déjantés (Kerven-Delépine derrière la caméra et Poelvoorde-Dupontel devant) accouche d’un film finalement trop sage. On aurait aimé rire aux éclats, on se contente de bien sourire.

Laure Beaudonnet :

Star Rating 6
Delépine et Kervern continuent de brosser le portrait de personnages marginaux (et un peu médiocres) avec le plus vieux punk à chien d’Europe, mais on s’attendait à plus de surréalisme et d’humour caustique à la manière de Louise-Michel.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Un ton en dessous de Mammuth et surtout de Louise-Michel, mais que c’est bon tout de même de retrouver l’univers anar-Groland post-punk du duo Kervern/Delépine.

Didier Verdurand :

Star Rating 6
Pour ceux qui rêvaient de voir le chien de The Artist manger le vomis de Dujardin. Même si Le Grand soir est une déception, c’est toujours ça…


Gregmond12/07/2012 12:29 par Gregmond

Ca fonctionne tant que les deux font leur numéro. Dès qu’on a passé le postulat “Dupontel est un punk”, il n’y a plus rien à raconter. Ca tourne à vide pendant une bonne demi heure pour se finir dans l’indifférence totale. LIRE LA SUITE
tenia01/07/2012 23:02 par tenia

C’est sympa sans plus, assez longuet, avec la même absence de direction que son punk principal. Par contre, un truc qui me fait marrer, c’est le “filmage frontal et la photo sans apprêt”, alors que 75% du film a une gueule formidable, avec sa photo tranchée faisant contraster ses personnages sur [...] LIRE LA SUITE
dehaas8411/06/2012 08:02 par dehaas84

Pas complètement accroché. Je trouve que justement, c’est dans le scénario et les dialogues que le film pêche. L’univers est là, les acteurs assurent, les décors sont vraiment intéressants, y avait quelque chose de bien à faire avec ce “”road trip circulaire” Mais j’ai décroché plusieurs fois, ça manque de consistance et de [...] LIRE LA SUITE

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