Black swan

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04 sep. 2010 Par Laurent Pécha Star Rating 9

The Wrestler dans le monde du ballet ! Black Swan, c'est presque ça et Darren Aronofsky ne s'en cache pas un instant. Au contraire, il le revendique, lui qui avait un temps imaginé que les deux films aient pu n'en faire qu'un, la trop grande différence entre le milieu du catch et du ballet l'ayant incité à développer deux histoires et projets distincts. A Ecran Large, évoquer un parallèle avec The Wrestler, chouchou de la rédac en 2009, c'est tout de suite placer son successeur sur un sacré piédestal. Alors, certes, Aronofsky n'atteint pas ici le sommet d'émotions qui lui avait permis de remporter le Lion d'Or à Venise en septembre 2008, mais il le tutoie à de telles reprises qu'il en fait instantanément un des films incontournables de l'année 2011 (la sortie est prévue en mars).

Et il emploie pour ça SA nouvelle méthode, celle de coller au plus près de son principal protagoniste. A l'instar de son catcheur, on ne va pas lâcher d'un chausson, Nina, future étoile du ballet dirigé par le redouté Thomas Leroy (Vincent Cassel, très à son avantage en directeur manipulateur et vicieux). Encore sous le joug de sa mère (la revenante Barbara Hershey), Nina est à la recherche constante de la perfection... Elle est le cygne blanc, l'une des deux faces de l'héroïne du ballet inspiré par la musique de Tchaïkovski. Seul souci, Nina n'arrive pas à appréhender le cygne noir, le versant sombre du personnage, au contraire de la nouvelle venue, Lilly (Mila Kunis, charnelle en diable) qui risque de lui prendre la place qu'elle a toujours convoitée. Les enjeux sont clairement et implacablement établis par un Aronofsky qui va dès lors s'efforcer de donner à ce drame des penchants fantasmagoriques de plus en plus poussés. Les fans de la première heure, Requiem for a dream en tête, retrouveront alors avec bonheur cette capacité du réalisateur à plonger dans un délire visuel totalement maîtrisé et à l'efficacité redoutable. Entre drame intimiste (la relation déchirante entre Nina et sa mère), thriller tendu (qui héritera du rôle ?), découverte minutieuse d'un univers méconnu (le ballet), Black Swan mélange les genres avec une maestria constante.

Mais la grande idée du film, c'est de récidiver comme Rourke dans The Wresler dans le mimétisme entre le rôle à l'écran et l'actrice qui l'incarne. Même si ce dernier n'est pas aussi troublant, on ne peut être que médusé par la performance exceptionnelle de Natalie Portman bataillant corps et âme (dans le sens le plus littéral du terme) pour parvenir à incarner ce cygne noir, elle à qui on a plus d'une fois reproché dans sa carrière le côté fade et trop propre sur elle. Ceux qui doutaient (encore) du talent de la comédienne vont en prendre pour leur grade : l'Oscar lui tend les bras (MAJ : et c'est fait depuis le 28 février 2011) tant l'actrice, physiquement transformée, offre une palette d'émotions absolument vertigineuse, tout en se mettant constamment en danger, que ce soit dans les magnifiques séquences de ballet (après le catch, Aronofsky montre qu'il maîtrise tout autant cet univers très codifié) ou dans des scènes nettement plus osées, dont une à l'érotisme torride.

A l'image d'un final dantesque, où Portman vampirise littéralement tout l'écran, Black Swan s'impose comme une œuvre majeure, de celles qui continuent de livrer ses secrets à chaque nouvelle vision. A ranger tout près de l'autre référence du genre, Les Chaussons rouges.


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Nicolas Thys :

Star Rating 10
Perfect, it was just perfect…

Laure Beaudonnet :

Star Rating 9
Une mise en abîme névrotique du Lac des cygnes qui parvient assez brillamment à faire le grand écart entre La mouche, de Cronenberg et All about Eve, de Mankiewicz.

Simon Riaux :

Star Rating 9
Aronofsky nous attrape à la gorge pour ne plus nous lâcher avec ce drame aussi effrayant qu’émouvant, d’une évidence et d’une grâce à couper le souffle.

Laurent Pécha :

Star Rating 9
Le Wrestler du ballet ! Natalie Portman est IMMENSE !

Sandy Gillet :

Star Rating 9
Aronofsky se met à nu en parlant ici de la création artistique, du dédoublement de la personnalité qui en découle (l’artiste démiurge) et fait montre d’une mise en scène époustouflante, épique, éreintante et forcément jouissive. Et oui Natalie Portman y est immense !

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Entre obsession et possession, une œuvre qui requiert un gros effort de la part du spectateur avant de déployer toutes grandes ses ailes au cours du dernier acte.

Vincent Julé :

Star Rating 7

Didier Verdurand :

Star Rating 6
Le ballet pour les bourrins ! Assez divertissant (merci la musique et Portman) mais Aronofsky faisait plus dans la dentelle quand il était dans l’univers du catch. Un comble !

Patrick Antona :

Star Rating 6
La symbolique est bien trop lourde pour que l’on se sente vraiment transporté ou bouleversé par ce drame qui doit beaucoup à Cronenberg et à l’univers du Manga. Reste quelques beaux moments et une interprétation hors pair mais dans le genre je préfère “Showgirls” …


humanzoo196730/03/2011 09:28 par humanzoo1967

Exact oui !!! Ben c’est déjà une jolie prouesse technique en tous cas… LIRE LA SUITE
DJ Fest29/03/2011 16:12 par DJ Fest

Dans ce cas là, si, et par contre il y a une demi tonne de films dont on ignore qu’ils ont été remaniés par les effets spéciaux parce que ce n’est pas spectaculaire ou ça ne saute pas forcément aux yeux. Oui, bien sur, les Oscars ça compte, mais je [...] LIRE LA SUITE
humanzoo196729/03/2011 14:14 par humanzoo1967

Dans ce cas là, si, et par contre il y a une demi tonne de films dont on ignore qu’ils ont été remaniés par les effets spéciaux parce que ce n’est pas spectaculaire ou ça ne saute pas forcément aux yeux. Oui, bien sur, les Oscars ça compte, mais je [...] LIRE LA SUITE

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