Marvel : en quoi She-Hulk est différente de son cousin Hulk ?

Lucas Jacqui | 19 mai 2022
Lucas Jacqui | 19 mai 2022

La série She-Hulk a dévoilé les premiers visuels (laids) de son héroïne, l'occasion de revenir sur les différences qu'elle a avec son cousin Hulk.

Dans une stratégie de matraquage marketing, Disney+ ne laisse aucun répit à ses fans en calant les programmations de ses séries sur les sorties des films. Ainsi Moon Knight se concluait le jour où Doctor Strange Multiverse of Madness (qu'on a pas mal apprécié) arrivait au cinéma, une stratégie qui devrait se répéter avec la fin de la série Miss Marvel en même temps que la sortie de Thor : Love and Thunder. Et justement, à peine quelques semaines après la diffusion du film sur le dieu du tonnerre, She-Hulk arrivera sur Disney+. La super-héroïne verte a d'ailleurs démarré sa promotion avec une première bande-annonce qui rend vert.

Si les CGI sont clairement immondes (et on les espère en cours de finition), tout le monde aura noté que Jennifer Walters, incarnée par Tatiana Maslany, réagit beaucoup mieux que Bruce Banner (Mark Ruffalo) à sa transformation en Hulk. Contrairement à son cousin, elle ne possède pas la carrure d'un Dwayne Johnson ni l'intelligence d'un enfant en bas âge. Même si She-Hulk est une copie d'un héros masculin, comme beaucoup trop de personnages féminins de comics, elle présente aussi ses particularités qui en font une super-héroïne passionnante à défaut d'être complètement originale.

 

 

Contrairement à Bruce Banner, Jennifer Walters n'a pas été exposée aux rayons gamma. Sa transformation est causée par une transfusion sanguine faite en urgence par son cousin docteur pour la sauver d'une blessure par balle. C'est ainsi que Walters passe de femme ordinaire à super-héroïne de plus de 2 mètres de hauteur au teint concombre. Sachant gérer sa colère mieux que Banner, cela lui permet de garder une forme à peu près vivable au quotidien. Ainsi, She-Hulk possède une force surhumaine, mais le physique d'une Américaine adepte des salles de fitness. Une excuse pratique dans les comics pour laisser à l'héroïne un physique athlétique et un justaucorps moulant.

Cependant, comme son gros cousin vert, Jennifer Walters peut aussi se transformer en une forme plus monstrueuse. Dans The Sensational She-Hulk #15 de 1990, l'héroïne prend pour la première fois l'apparence de She-Hulk grise, une version bestiale proche du Hulk classique, qu'elle garde le temps d'un numéro. Cette She-Hulk énervée reviendra en 2016 dans Hulk, écrit par Mariko Tamaki et illustré par Nico Leon. Ce run plus sombre qu'à l'accoutumée pour Walters la met face à des troubles post-traumatiques (Civil War II est passé par là) qui l'empêchent de contrôler ses émotions.

En 2018, dans Avengers de Jason Aaron, elle abusera à nouveau des stéroïdes, la faisant redevenir une She-Hulk surmusclée (verte cette fois). Cette version n'est cependant pas aussi intéressante que le run de Tamaki, She-Hulk étant surtout là pour être la Hulk remplaçante de Bruce Banner dans l'équipe de super-héros. Elle reprendra son apparence habituelle dans le numéro 50.

 

She-Hulk : photoShe-Berk

 

Jennifer Walters a également l'avantage de ne pas avoir de TDI (trouble dissociatif de l'identité) comme Bruce Banner, une chose complètement absente des films du MCU au passage. Dans les comics, Hulk est un alter de Banner né suite à ses années d'enfant battu. Mais le scientifique en possède plusieurs autres, comme Joe Fixit (un Hulk Gris plus manipulateur), le Professeur, Green Scar (le gladiateur adapté dans les grandes lignes dans Thor : Ragnarok), etc.. Cette particularité en moins, il est bien plus facile pour Jennifer Walters de contrôler ses émotions, et de vivre la routine d'une avocate spécialisée dans les affaires super-héroïques sous l'apparence de She-Hulk.

Un métier où elle excelle (meilleure même que Matt Murdock/Daredevil) et qu'elle exerce avec autant de dévouement et de passion que son activité de super-héroïne. Le scénariste et avocat Charles Soule écrira justement She-Hulk en 2014, un run de comics se concentrant sur le travail dans les tribunaux de Jennifer Walters.

L'énergie et la personnalité solaire de She-Hulk en ont fait un personnage très apprécié dans l'univers Marvel, lui permettant de rejoindre les Avengers, les 4 Fantastiques, les Lady Liberators et d'autres équipes. She-Hulk se distingue donc de son cousin par son caractère plus enjoué et l'humour omniprésent dans ses histoires plus légères où elle brise souvent le quatrième mur.

 

She-Hulk : photoFiona dans Shrek 5

 

Depuis sa création en 1980, She-Hulk a réussi à se détacher de l'ombre géante de Bruce Banner en devenant un personnage la rendant unique chez Marvel. Malheureusement, la première bande-annonce peu enthousiasmante de la série Disney+ nous ferait presque regretter la pâte à modeler verte du Hulk de 2003.

Pourtant, derrière les effets numériques inadmissibles pour une telle production, il semblerait que l'esprit humoristique des comics The Sensational She-Hulk de John Byrne soit présent, une inspiration assumée dans la promotion de la série. Reste à voir si l'on rira pour les blagues de She-Hulk ou pour ses CGI bas de gamme. She-Hulk sera disponible sur Disney+ à partir du 17 août 2022.

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commentaires
Amnorian
20/05/2022 à 09:08

Je ne vois pas pourquoi vous trouvez ca si moche (en insistant depuis quelques jours).
Ca sera peut être amélioré pour la diffusion, mais c'est pas catastrophique non plus, ca ressemble beaucoup au comics.

Mick
19/05/2022 à 20:04

Mais qu'est-ce que c'est que cette merde ? L'actrice doit faire 50Kgs max, je croyais que c'était une série sur She-Hulk, non sur la guêpe.

Nico
19/05/2022 à 19:15

@Kyle Reese
idem pour moi!

@ Alice
Faut pas faire ça , c'est un truc à donner mal au crâne à tout le monde

Tearsin
19/05/2022 à 18:04

@Alice

Désagréable à lire ? C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité, non ?

Kyle Reese
19/05/2022 à 15:04

C'est vrai qu'à choisir dans le vert, je préfère largement Gamora, ça doit être la couleur des cheveux aussi j'imagine.

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