LL Cool J (NCIS Los Angeles)

Aude Boutillon | 11 août 2011
Aude Boutillon | 11 août 2011

"C'est le mec le plus cool que vous puissiez rencontrer". Tels étaient les mots de Cote De Pablo au sujet de son collègue LL Cool J, star du spin-off de NCIS. Située à Los Angeles, cette série dérivée assurément orientée action a immédiatement rencontré le succès aux Etats-Unis, offrant à LL Cool J un premier rôle en forme de tremplin pour une carrière d'acteur encore mésestimée, après une réputation essentiellement forgée dans le milieu du hip-hop. 

Propos et autoportrait (en fin d'article) recueillis par Stéphane Argentin au cours du 50ème Festival de Télévision de Monte-Carlo (juin 2010). Traduction et retranscription par Aude Boutillon.

Qu'est-ce qui vous a amené à accepter le rôle ? Quelle différence voyez-vous entre NCIS et NCIS L.A. ?

Parlons d'abord de ce qui les rapproche. Il y a le même humour, la même alchimie entre les personnages que l'on essaie d'atteindre. Selon moi, il était indispensable de garder ce trait, c'est ce qui fait l'originalité de la série. Au sujet des différences, il y a un nouveau niveau technologique, en ce qui concerne la résolution des affaires, d'abord parce qu'on n'enquête pas seulement sur des crimes qui ont déjà été commis. Il y a aussi davantage d'action, de combats, de courses-poursuites en voitures. En plus, il y a cet aspect « buddy-cops ».

 

Connaissiez-vous la série ?

Honnêtement, j'en avais entendu parler mais je n'avais jamais regardé. Quand on m'a parlé du spin-off, j'ai regardé NCIS, et j'ai aimé. Au début, je pensais que ce serait une série militaire dans laquelle je serais incapable de me reconnaître, mais je me suis rendu compte que c'était une série pleine d'humour et d'esprit d'équipe, et j'ai décidé de les rejoindre. J'ai ensuite rencontré le producteur exécutif, Shane Brennan, qui m'est apparu comme un mec très intelligent, un vrai leader, comme le capitaine d'une équipe de foot. Il avait un vrai point de vue, et j'ai eu le sentiment que je pourrais me fier à lui, et je me suis lancé.

 

Trouvez-vous à NCIS Los Angeles un côté 80's, comme L'arme fatale, L'agence tous risques ?

Oui, je pense que la série parvient à restituer cette énergie. Certaines choses ne sont plus d'actualité, mais d'autres, comme l'amitié, les relations, sont éternelles. Notre série a des super relations entre personnages.

 

Parlez-nous de votre entraînement physique.

J'exécute moi-même autour de 95% des cascades. Je ne suis pas macho, s'ils ramènent une guillotine, on va utiliser le cascadeur (rires). Autrement, je fais la majorité des cascades. J'évite quand même les situations dangereuses, je ne vais rien faire de dingue. Je reste concentré, je fais mon boulot, simplement, pas besoin d'excès de testosterone ou de faire son macho-man. (en chantant) Macho, macho man ! J'ai envie de sauter d'un immeuble cette semaine, je peux faire n'importe quoiii ! Non, pas vraiment.

La première saison s'intéressait principalement aux mystères entourant Callen. En apprendra-t-on plus de votre personnage au cours de la seconde ?

Je ne sais pas ! Il se pourrait qu'on en découvre encore plus sur Callen. Finalement, moins on en sait sur moi, plus j'ai de chance de rester longtemps pour qu'on en découvre davantage ! On y viendra.

 

Le succès de la première saison de NCIS LA vous a-t-il surpris ?

Bien sûr ! Je ne sais pas pourquoi ça a marché. Peut-être la synergie entre tant d'éléments de la série. Linda Hunt amène quelque chose d'incroyable, c'est mon personnage favori.

 

Comment est-ce, de tourner avec Linda Hunt ? C'est une toute petite femme, et pourtant, vous devez vous montrer effrayé...

Vous savez, ma grand-mère était minuscule, et elle me hurlait dessus « sors les poubelles » ! Donc j'ai grandi comme ça, dans une famille de femmes. Ca me rappelle ma grand-mère, et le fait de pouvoir être forte d'un point de vue mental, et pas forcément physique. Elle impose le respect.

 

L'un des points forts de la série vient de votre relation avec Callen. Connaissiez-vous Chris O'Donnell, avant NCIS ?

 

Je ne connaissais pas Chris. Je l'ai rencontré après, on a du suivre des cours d'interrogatoire, des cours de tirs... On s'est tout de suite bien entendus, on avait tous les deux des enfants, on pouvait s'identifier l'un à l'autre.

 

Qui a passé le casting en premier, de Chris O'Donnell et vous ?

 

Ca fait 3 ans que j'ai des contacts avec CBS. Je ne sais pas quand Chris et Shane se sont rencontrés, mais moi je cherchais déjà chez CBS. Je voulais vraiment un premier rôle et c'est ce que j'ai obtenu. 

Improvisez-vous, ou suivez-vous le script ?

Tout est écrit. On peut parfois improviser, mais pas dans les scènes explicatives, car il faut que le public puisse suivre l'histoire sans problème.

 

Ice-T est également au Festival de Monte-Carlo. Pensez-vous qu'il ait ouvert la voie aux rôles dramatiques pour les rappeurs ? Vous avez joué dans des comédies dans les années 90.

Certainement, oui. Je ne l'ai jamais vu sous cet angle, parce que je fais des films depuis 1985, j'en ai une trentaine à mon actif, la plupart dramatiques. J'ai travaillé avec Al Pacino, Colin Farrell, Cameron Diaz, Kevin Spacey... Mais il a joué un rôle, ça aide forcément, d'avoir quelqu'un de si populaire qui joue dans une série dramatique.

 

Etes-vous en contact avec l'équipe de NCIS ?

 

Bien sûr. On s'écrit des mails, on échange beaucoup de choses. Je m'entends bien avec Pauley Perrette, Michael Weatherly, Shaun... J'ai passé la soirée d'hier avec Michael et sa femme, d'ailleurs.

 

Dans NCIS, Cote de Pablo est amenée à chanter dans un épisode. En tant que chanteur, aimeriez-vous en faire autant ?

 

Je détesterais me dire que Sam, un ancien Navy Seal, serait du genre à chanter sur scène. J'adore ce type, je ne pourrais pas, ce serait juste impossible ! (en chantant) In the Navy, in the Navy ! (rires)


 

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