L'épisode culte : Stargate SG-1 dans les couloirs du temps, comme Un jour sans fin

Geoffrey Crété | 27 avril 2017
Geoffrey Crété | 27 avril 2017

Parce qu'il n'y a pas que le cinéma dans la vie d'un cinéphile, nouveau rendez-vous nostalgique sur Ecran Large : l'épisode culte, qui reviendra sur un morceau de choix d'une série remarquable. 

Le blockbuster de Roland Emmerich avec Kurt Russell et James Spader sorti en 1995 n'a pas eu le succès d'un Independence Day ou d'un Godzilla, mais il aura eu une longue vie sur le petit écran : dix saisons pour Stargate SG-1, cinq pour Stargate Atlantis et deux pour la mal-aimée Stargate Universe, sans compter les téléfilms. Une vraie minor d'or pour les amateurs de science-fiction.

Lancée par la MGM qui a récupéré les droits du film, la première série, créée par Brad Wright et Jonathan Glassner, a commencé en 1997. De son désormais célèbre thème composé par David Arnold à ses multiples races d'aliens et conflits galactiques, Stargate SG-1 a marqué les esprits, notamment lors de ses diffusions sur M6 en France.

La logique aurait voulu que la série arrive dans la rubrique des épisodes cultes avec Secrets, de la saison 2, qui revient vers la planète du film. Mais comme il est loin d'être parmi les meilleurs, ce sera L'Histoire sans fin (Window of Opportunity), épisode mémorable de la saison 4, où O'Neill et Teal'c se retrouvent entraînés dans une boucle temporelle.

 

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TIME OF MY LIFE

L'histoire commence bien évidemment sur une planète étrangère : P4X-639, menacée par une violente éruption solaire. L'équipe est accompagnée de Malikai, un scientifique alien, qui profite de ce pic d'activité géomagnétique pour activer une étrange machine : le porte des étoiles s'ouvre, et un rayon lumineux frappe O'Neill et Teal'c.

Flash. Le colonel et son coéquipier se retrouvent dans la cafétéria du SG-C, face à Carter et Jackson. D'abord perplexes, les deux hommes vont vite comprendre qu'ils ont été renvoyés quelques heures dans le passé, avant cette fameuse mission. Le début d'une grande farce, où le duo va tenter de convaincre l'équipe qu'ils ont bien voyagé dans le temps, avant de chercher une issue à cette histoire sans fin, avec humour. 

 

Photo Richard Dean Anderson, Christopher Judge, Amanda Tapping, Michael Shanks

 

LES COULOIRS DU TEMPS

La boucle temporelle est un motif classique, voire cliché, de la science-fiction. L'Histoire sans fin est l'un des premiers épisodes signés par Joseph Mallozzi et Paul Mullie, qui deviendront par la suite des noms importants puisque notamment producteurs exécutifs de SG-1, Atlantis et Universe. L'épisode devait à l'origine être plus sombre : l'équipe était piégée dans une boucle créée par les scientifiques d'un monde détruit par une catastrophe, qu'ils tentaient d'arrêter à chaque fois.

Mais le producteur exécutif Brad Wright note une ressemblance un peu excessive avec un épisode de Star Trek : La Nouvelle Génération (Causes et effets, saison 5 épisode 18, où l'Enterprise est détruit à la fin d'une boucle). C'est ainsi qu'ils décident d'adopter une approche plus légère, dans la lignée du film culte Un jour sans fin avec Bill Murray - qui est d'ailleurs cité par O'Neill.

 

Photo L'Histoire sans fin

 

L'occasion idéale pour un numéro irrésistible de Richard Dean Anderson, épaulé par Christopher Judge. L'Histoire sans fin se présente ainsi comme une délicieuse parenthèse légère et régressive au milieu des grandes épopées spatiales de Stargate SG-1. La vraie aventure sera moins dans les étoiles que dans les locaux militaires, théâtre absurde d'une valse sans fin. Car l'intrigue se prête bien évidemment au comique de répétition, des répliques d'O'Neill ("On a déjà fait ça !", "Mauvais exemple...") à la porte que Teal'c se prend.

 

Photo L'Histoire sans fin

 

LE TEMPS DÉTRUIT TOUT

L'épisode est un pur plaisir, à la fois pour les fans et les scénaristes. Voir O'Neill se lancer dans la poterie, se promener en peignoir, démissionner, embrasser Carter et jouer au golf avec Teal'c en envoyant une balle à travers la porte des étoiles, est un gros clin d'oeil complice au public, qui en rêvait certainement. La scène où O'Neill pense avoir le timing exact pour l'activation de la porte, montre en main, est justement un parfait exemple du sens du timing comique des scénaristes. Et les nombreux fails du héros ("Quel genre d'archéologue porte une arme ?" "Euh... moi" "Mauvais exemple...") contribuent à en faire un épisode très apprécié des fans.

 

  

Chose notable car peu ordinaire : parce que le tournage a été particulièrement simple, notamment grâce aux multiples scènes qui fonctionnent en miroir, l'équipe a rendu un épisode trop court. Le réalisateur Peter DeLuise, l'un des noms récurrents de la franchise Stargate à la télévision, a ainsi du tourner des séquences supplémentaires. Ainsi sont nées quelques unes des scènes les plus mémorables, comme celle du golf ou du jonglage. Les acteurs ont par ailleurs improvisé pour nourrir l'humour de l'épisode. Il n'y a donc aucune scène coupée dans L'Histoire sans fin, l'équipe ayant même dû chercher de nouveaux éléments pour remplir le contrat des 42 minutes.

L'occasion de se souvenir que si Stargate SG-1 a autant marqué les esprits, c'est aussi grâce à son humour et ses personnages profondément attachants. Le charme évident de Richard Dean Anderson, ex MacGyver, n'y est pas étranger.

 


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Photo Christopher Judge, Richard Dean Anderson, Michael Shanks, Amdan Tapping

 

commentaires

corleone
11/06/2018 à 21:19

Stargate Sg1 dans sa globalité est juste l'une des meilleures séries de tous les temps, très en avance sur son temps, aux scénarios d'une richesse incroyable, excellents effets speciaux qui ont très bien vieillis(y'a qu'à regarder sur Rtl9 et Ab1). Un bijou de science-fiction comme on en fait plus.

Nostalgique
29/04/2017 à 17:29

Sniff sniff!

Menad
28/04/2017 à 09:03

Moi je l'ai regarde toujour avec m'a fieul ont adore cette série c'est le top

Geoffrey Crété - Rédaction
28/04/2017 à 00:23

@Donald Trump

Merci pour cette barre de rires.

Donald Trump
27/04/2017 à 23:29

A droite, c'est moi avant ma perruque.

thierry
27/04/2017 à 16:59

Un épisode brillant par son humour de répétition et d'amorce/paiement, mais qui n'oublie pas de nous rappeler le trauma interne du personnage d'O'Neill à la fin.
Clairement mon épisode préféré, juste devant le dernier ou toute l'épique va devoir vivre 50 ans prisonniers dans le même vaisseau.

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