X-Files, nos épisodes préférés : la rédaction partage ses traumatismes

Geoffrey Crété | 26 janvier 2016 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Geoffrey Crété | 26 janvier 2016 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Le retour d'X-Files n'a pas (encore) convaincu les fans, marqués par les heures de gloire de la série culte de Chris Carter, qui a forgé les cauchemars de plusieurs génération pendant les années 90.

Alors que les affaires classées sont réouvertes et que Mulder et Scully se sont retrouvés, la rédaction d'Ecran Large revient sur ses traumatismes d'antan, et attend les vôtres.

 

Promo

 

Les rednecks de Marine Baillon

Saison 4, épisode 2 : "La Meute"

Lorsque j’ai eu officiellement l’âge de veiller un peu plus tard les soirs de week-end, X-Files avait déjà été remplacé par Le CaméléonBuffy contre les vampires et autres séries qui constituaient à l’époque, l’immanquable Trilogie du Samedi. Dans tous les cas, j’avais déjà banni la série de ma vie depuis un traumatisme survenu plus tôt, lorsque le prime time d’M6 s’appelait encore Les samedis fantastiques. L’épisode en question diffusé ce soir-là et regardé par mes parents, fut le premier à être précédé d’un avertissement aux téléspectateurs concernant la violence de son contenu : L’épisode 2 de la saison 4 intitulé La Meute.

 

La Meute (Home) Saison 4

 

Lequel confronte Mulder et Scully à la famille Peacocks, des fermiers vivants en autarcie et atteints de diverses malformations dues à plusieurs générations de consanguinité. Au début de l'épisode, une femme accouche d’un bébé atroce qu’elle enterre aussitôt vivant. Il est retrouvé plus tard par un groupe d’enfants lorsque l’un d’eux écrase malencontreusement son corps. De sous la terre, une main apparait alors, dans un mélange infâme de boue et de sang. Impossible de vous raconter la suite, je suis partie me réfugier dans ma chambre écouter quelques Disney sur mon lecteur de cassettes.

 

Le parasite et le "déjà vu" de Christophe Foltzer

Saison 2, épisode 2 : "L'Hôte"
 
Pour qui découvre X-Files aux premières heures de son adolescence et avec un temps de retard (vu qu'à l'époque M6 à la campagne, c'était chaud sans parabole), le choc est assez violent. Et quelle meilleure idée quand, ayant une peur viscérale de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un parasite (merci Alien), on décide de commencer par l'épisode mettant en scène la célèbre douve du foie. 45 minutes de terreur pure, d'horreur biologique et surtout, surtout, ce moment où la douve sort de son hôte sous la douche. Mais le pire n'est pas là. Non, c'est la fin de l'épisode... La douve, blessée certes, est toujours vivante et attend dans les égoûts, le bon moment pour ressurgir. De quoi regarder ses toilettes d'un oeil bien différent.

L'Hôte

 
Saison 4, épisode 5 : "Le pré où je suis mort"
 
Peut-être le premier épisode (rappelez-vous, chaud M6 à la campagne sans parabole) où la série a posé de vraies questions philosophiques de fond. Au-delà de sa Mythologie déjà un peu forcée,  X-Files nous offre avec cet épisode son histoire probablement la plus intrigante et la plus mélancolique. Réfléchir à qui nous sommes, d'où nous venons, si lorsque l'on croise une personne que l'on a l'impression de connaitre déjà (alors que non) c'est peut-être le cas. Peut-être sommes-nous un éternel recommencement, condamné à répéter les mêmes erreurs d'une vie à l'autre. Des questionnements que l'on n'imaginait pas à l'époque trouver dans une série télé et qui marque durablement de son empreinte son jeune spectateur alors en pleine recherche de son identité. Du coup, je suis devenu gothique. Merci X-Files.
 

Le pré où je suis mort

 
La forêt et l'insecte géant de Geoffrey Crété
 
Saison 1, épisode 20 : "Quand vient la nuit" / Saison 5, épisode 4 : "Détour"
 
Pour qui a toujours été un peu effrayé par l'immensité des forêts qui grouillent de vie et donc de mystère, avec la pensée secrète que la nature cache encore de bien étranges choses, ces deux épisodes d'X-Files sont mémorables. Séparées par quatre saisons, les histoires centrées sur des disparitions inexpliquées de bûcherons et géomètres se font écho : Quand vient la nuit met en scène des essaims d'insectes photosensibles, libérés et enragés à cause de la déforestation, et qui profitent de la nuit pour attaquer les hommes et les enfermer dans des cocons ; Détour, lui, dévoile des créatures invisibles qui pourraient être des conquistadors ayant trouvé la Fontaine de jouvence pour finalement évoluer durant des siècles.
Dans les deux cas, une impression de huis clos à ciel ouvert, avec une menace dans la plus tradition d'X-Files (totalement étrange, mais suffisamment ancrée dans les peurs collectives), et une efficacité redoutable dans la mise en scène. Avec une image qui a marqué de manière indélébile mon esprit : celle des yeux rouges qui, dans le dernier plan de Détour, s'ouvrent sous le lit de Scully alors qu'elle quitte sa chambre d'hôtel.
 

Détour

 
Saison 5, épisode 19 : "Folie à deux"
 
Probablement l'un des épisodes les inattendus de la série, Folie à deux commence comme une mauvaise histoire de démence (un employé de télémarketing pense que son boss est devenu un insecte géant), continue avec une prise d'otages un peu molle (l'employé tente de convaincre que son boss transforme ses collègues en zombies), puis vire dans le vrai cauchemar lorsque Mulder a à son tour la vision de l'insecte camouflé derrière ses habits d'homme. Sous ses airs Z (le fabuleux costume de l'insecte, heureusement rattrapé en post-prod), l'épisode est une variation brillante de L'Invasion des profanateurs de sépulture, avec une menace polymorphe qui contamine peu à peu le monde, sous le regard de chacun, avec cette idée diabolique que le fou est en réalité le sain d'esprit. Ou comment on peut confortablement entamer un épisode qui semble ordinaire, pour peu à peu glisser vers une forme discrète de cauchemar.
 
 

Folie à deux

 

Le Frankenstein de Simon Riaux

Saison 5, épisode 5 : "Prométhée post-moderne"

Tout le monde se souvient de la série pour sa parano à l’ancienne, ses outrances graphiques voire gores, mais on oublie parfois les traits de génie de Chris Carter ou son art consommé de la rupture de ton. C’est qu’il en fallait du talent et de l’audace pour, au sein d’une série dont la gaudriole n’est pas le premier ingrédient, rassembler le monstre de Frankenstein et Cher, le tout en noir et blanc.

 

Promethée

 

Soit une invitation passionnante pour un ado curieux de ce que le genre recelait de pépites et de promesses d'hybridations et un sentiment de surprise comme la télévision n'en offre que trop rarement.L’ambiance de la série est profondément bouleversée, le spectateur malmené, dans une position simultanément délicieuse (retrouver l’esthétique des vieux standards de l’horreur) et inconfortable (la série se moque-t-elle de nous ?). Au final, Chris Carter nous offre un des épisodes les plus touchants du show, un de ceux qui revendiquent le plus fièrement son héritage direct de la tradition fantastique et la générosité pulp. Un régal.

 

Promethée

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commentaires
kick ass
03/02/2016 à 21:22

il y en a tellement et c'est difficile de faire un choix :

-projet arctique (inoubliable)
-quand vient la nuit
-la main de l'enfer (qui m'a durablement marqué, particulièrement la scène du boa!)
-tooms (les 2 episodes)

Baneath88
27/01/2016 à 08:04

Je dirais Tooms pour ma part. Les deux épisodes dans lesquels il apparait m'ont tellement fait peur que je ne pouvais pas regarder les bouches d'égouts de la même façon. Ce personnage est vraiment magnifique.

Holly Body
26/01/2016 à 23:48

J'aime X-Files, j'aime énormément certains épisodes, mais jamais je n'irai jusqu'à dire que c'est "LA SERIE". C'est totalement irrégulier, la formule est hautement instable, et tout souffre énormément de la construction entre les Monsters of the week et la Mythologie (le rythme global, la cohérence des intrigues qui met en pause des enjeux parfois gigantesques jusqu'à fin de saison, la dynamique du duo).
Et pour l'avoir revue récemment, je trouve que ça reste souvent bien grossièrement écrit et terriblement carré, 8 fois sur 10.
Ca n'empêche que ça reste des souvenirs inoubliables oui.

Le connaisseur
26/01/2016 à 23:27

Donner 10 épisodes cultes d'X-Files, c'est trop peu mais si je devais choisir, je dirais :
- Anagramme (La mythologie a son paroxysme, et la fin de mon perso préféré)
- Voyance par procuration (un bijou d'humour noir signé Darin Morgan trop peu utilisé comme scénariste)
- Lundi (un jour sans fin version X-Files)
- Poursuite (Vince Gilligan + Bryan Cranston = Breaking BAD ? Non, non :Road movie façon X-Files)
- Projet Arctique (The Thing + hommage + Glen Morgan et James Wong)
- Coup de Foudre (Giovanni Ribisi, Jack Black et parce que cette série à toujours su créer des monstres excellents : sympathique loner)
- L'homme à la Cigarette (excellent quand les scénaristes racontes les histoires des perso secondaires. Thanks Morgan et Wong)
- Détour (parfaite illustration de ce qu'est un bon épisode d'X-Files)
-L'épave 1 et 2 (parce que Krycek est excellent et un bel enfoiré)
- Quand vient la nuit (Merci aux magnifiques forets de Vancouver, dommage que David Duchovny ai ensuite fait délocalisé la production du show à Los Angeles)

Bref, 10 c'est vraiment trop peu (Excuse moi Tooms). X-Files c'est LA SERIE, il n'existe pas d'équivalent à mes yeux aujourd'hui. Une série capable de vous proposer chaque semaine un épisode innovent, hyper bien foutu, bien écrit, enrobé dans une mythologie captivante. De vrais petits films de 45 minutes. C'est le TOP du TOP. Tout est dit...

dreamon86
26/01/2016 à 21:11

Trois épisodes de la saison 1 : gender bender, e.b.e et the relenmeyer flask,

Louig
26/01/2016 à 20:11

Pour moi ce sera aussi "quand vient la nuit" et l'hommage à The Thing "projet Arctique"
m'enfin y'a tellement d’épisodes excellents, et sur 9 saisons on peut pas dire qu'il y ait eu beaucoup de mauvaises choses ...

Et puis effectivement une petite pensée pour les épisodes "second degré" comme "le shérif a les dents longues" et une bonne partie de la saison 6 ;o)

Matt
26/01/2016 à 16:13

Compressions (saison 01 épisode 03) avec le grand Eugene Victor Tooms!

La main de l'enfer (saison 02 épisode 14) avec son final boaesque

Le shérif a les dents longues (saison 05 épisode 12) avec son humour et les différents points de vue durant tout l'épisode

Triangle (saison 06 épisode 03) avec ses 4 beaux plans séquences

Appétit monstre (saison 07 épisode 03) avec son point de vue intéressant du côté du ''monstre''

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