Marco Polo : impressions après les premiers épisodes

Florian Descamps | 14 décembre 2014
Florian Descamps | 14 décembre 2014

Souvent comparée à Games Of Thrones depuis son annonce, Marco Polo est enfin arrivée dans nos chaumières, sous les lumières de Netflix. L’occasion d’un premier contact, et de vérifier la parenté avec la série d’HBO au cours de ses trois premiers épisodes.

Venise, mer impénétrable à l’horizon. Sur le toit d’une bâtisse, un jeune vénitien rêveur, occupé à prendre des notes, voit revenir de voyage un père qu’il n’a jamais connu. Retrouvailles brèves, discussions éparses, cette famille réunie reprend la mer, empruntant la route de la soie, mythique réseau commercial reliant l'Europe à l'Asie, et dont la gouvernance revient au conquérant Mongole devenu empereur de Chine : Kubilail Khan. À la faveur d’une rencontre entre le père de Marco et l'empereur, dans le souci de favoriser les relations commerciales, le jeune homme sera prêté à "Khan" ("roi" en mongol), dont il rejoindra la cour. Ici commencent les aventures du jeune Marco Polo.

De la violence, du sexe et des épées ?

Devant les premières bandes annonces du show, on aurait pu croire que la série de Netflix aurait tendance à s'enfermer dans le mimétisme des événements de Westeros, mêlant violence et intrigues sexuelles. La réalité est un peu différente. Contemplatifs et verbeux, un peu trop diront certains, les premiers instants de la série installent un ton qui lui est propre, celui d’une histoire romanesque imprégnée de culture et d'envolées poétiques.

Au gré d’une mise en place qui voit le vénitien être formé aux coûtumes mongoles, le show-runner John Fusco pose avec réussite les fondations d'une aventure épique qui traversera les terres sino-mongoles, de Shangdu à Karakorum. Le point de départ d'une production qui oscille entre sa forte identité et des références constantes aux grandes fresques visuelles qui ont marqué le cinéma, du duo Powell/Pressburger aux glorieuses années de Tsui Hark.

Décors grandioses, petit héros

Netflix a vu les choses en grand. Soucieuse de tenir tête au mastodonte HBO, la société Californienne a alloué un budget colossal de 90 millions de dollars à sa série, dont le tournage a posé ses valises entre les vastes terres du Kazakhstan et les studios Pinewood de Malaisie. Encadrée par l'oscarisé Tim Yip, chef décorateur et costumier du Tigre & Dragon d'Ang Lee, elle impressionne par la qualité de la reconstitution. Si bien que dans ce décor fabuleux d'authenticité, le verbiage anglais des protagonistes vient à choquer. Gageons que nous parviendrons à nous y habituer suffisamment pour l'oublier.

Autres souci marquant dans ces premiers épisodes, Marco Polo fait figure de témoin plus que d'intervenant. Son retrait nuit à l'attachement qu'on devrait développer pour le héros. La galerie de personnages secondaires qui se dessine comblera-t-elle le déficit de charisme de Marco ? Il est encore trop tôt pour le dire.

 

 

Avec ces premiers épisodes, Marco Polo débute sur des bases solides. La qualité de la fresque et sa force poétique ont de quoi séduire. Mais la série prend son temps pour installer ses personnages et elle ne crée pas l'addiction immédiate qui caractérise sa concurrente de HBO. Les jeux sont ouverts. 

Marco Polo (Netflix / Weinstein Company) - Disponible depuis le 12 décembre.

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commentaires
Nico
17/12/2014 à 01:05

Personnellement j'ai adoré. Les dialogues en anglais impeccable surprennent, mais on finit par s'y faire. Le personnage de Marco prend de l'épaisseur, la saison avançant.
On est en dessous de la pléthorique galerie de personnages de Game of Thrones, mais il y a des personnages fascinants. Et les décors sont splendides.

Ilah
15/12/2014 à 17:59

Tres belle serie au plus on avancera auplus les acteurs prendrons de l'importance

Kom
14/12/2014 à 22:28

Beaucoup accroché, moi. C'est vrai que Marco est un peu en retrait, mais on le sent prendre de l'importance au fil des épisodes. Disons qu'il se cherche autant que la série prend son temps.

La Rédaction - Rédaction
14/12/2014 à 21:20

J'ai avalé le premier épisode. C'est vrai que c'est beau et mais je ne suis pas convaincu.

berserk
14/12/2014 à 19:21

désolé me je vraiment pas accroché malgré son budget on est loin de la qualité des series hbo,que se soit niveau mise en scène et dialogues.

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