Doctor Who saison 11 : pourquoi le nouveau Docteur n'est pas (encore) à la hauteur

Mise à jour : 04/01/2019 17:05 - Créé : 4 janvier 2019 - La Rédaction
photo, Doctor Who Saison 11, Jodie Whittaker
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Que vaut cette saison 11 de Doctor Who ?

Qu'elle était grande, l'impatience de découvrir cette saison 11 de Doctor Who, série plus que cinquantenaire qui, depuis sa régénération en 2005, a su se moderniser tout en plongeant petits et grands dans des histoires sensationnelles, tantôt drôles, dramatiques, édifiantes ou horrifiques.

Impatience de découvrir le nouveau showrunner, Chris Chibnall, chargé de prendre le relais d'un Steven Moffat à bout de souffle créatif après six saisons aux commandes. Et impatience, évidemment, de découvrir le premier Docteur joué par une femme. 

La saison 11 a t-elle été à la hauteur ? Pour nous, non.

ATTENTION SPOILERS

 

 

 

 

UNITED COLORS OF COMPANIONS 

Une femme, un « vieux », un noir dyspraxique et une fille d'immigrés pakistanais sont dans un Tardis. On croirait le début d'une blague douteuse, mais il s'agit bien de la logique qui semble avoir prévalu au choix des compagnons, chargés d'épauler le Docteur dans ses aventures.

Assénons-le d'emblée, et avec force : qu'une série populaire ose placer tant de diversité en tête d'affiche constitue un authentique progrès, courageux et engagé, dont on espère qu'il fera de nombreux émules.

N'en déplaise aux esprits chagrins, Jodie Whittaker se place dans la droite lignée de ses devanciers avec ce mélange d'espièglerie, d'inventivité et d'humanisme caractéristique du Docteur. Seul problème : elle joue bien ce qu'on lui demande, à savoir... pas grand-chose. Pas de tirade mémorable, pas de coup de colère dantesque, pas de conflit intérieur déchirant. Elle semble même régulièrement en retrait de ses propres aventures, au risque de faire perdre à la série sa spécificité. Le Docteur de Whittaker n'enrichit guère la mythologie, sans que l'actrice soit en cause.

 

photo, Jodie Whittaker A la recherche d'une écriture plus ambitieuse et féroce

 

Le problème, c'est quand on en vient à se demander si cette diversification louable n'est pas devenue l'unique finalité de la saison. A ce titre, le traitement hasardeux de la dyspraxie de Ryan (Tosin Cole) interroge : réelle volonté de traiter un sujet inédit ou caractérisation facile permettant de cocher la case « handicapé » ?

Cela ne signifie nullement que la fiction ne doit pas accompagner, voire devancer, l'évolution des mentalités. Dans les saisons précédentes, la série féminisait le Maître, un personnage jusqu'alors exclusivement masculin, et introduisait une romance lesbienne inter-espèce entre un lézard et une humaine. Un message a-t-il plus d'impact s'il est glissé en filigrane, ou asséné avec la finesse d'un tract politique, au risque de ne flatter que les déjà-convertis ?

 

photo, Jodie Whittaker  Mandip Gill, Tosin Cole, Jodie Whittaker et Bradley Walsh

 

UN POUR TOUS, CHACUN DE SON CÔTÉ

Cette vaste équipe de compagnons aurait pu renouveler avantageusement la dynamique duelle majoritaire dans la série, à quelques exceptions près (Eleven-Amy-Rory notamment). Sauf que trop souvent, les scénaristes n'ont aucune idée de la meilleure manière de tirer profit d'une telle équipe.

Les protagonistes passent leur temps à se séparer et se rassembler au bon vouloir des auteurs (mention spéciale à la longue filature sans objet dans la forêt dans The Witchfinders, dont l'unique but est d'isoler le Docteur). Devoir gérer trois compagnons simultanément rend ce type de ficelles bien plus flagrante. Au final, c'est surtout dans l'arrière-plan qu'ils s'illustrent, esthétiquement disposés derrière Whittaker.

La meilleure manière d'habiter tous ces personnages aurait été de leur donner une matière substantielle. Mais outre le fait qu'ils sont tous moulés sur le même modèle positiviste (pour le coup, un peu de diversité n'aurait pas été de trop), ils pâtissent d'arcs sommaires. Non pas que les thèmes soient inintéressants (deuil, rapprochement familial) ; mais tout est traité sans la moindre once d'originalité.

Il est bien difficile de ne pas sentir à dix kilomètres le dénouement du « dilemme moral » de Graham dans le final, ou de ses relations avec Ryan. Là encore, les interprètes ne sont pas en cause et s'en sortent plutôt bien avec le peu qu'ils ont à défendre.

 

photo, Jodie Whittaker The Witchfinders, un épisode qui met en lumière le problème de la dynamique de groupe

 

« ET SI ON ALLAIT CHEZ ROSA ? »

Le choix des destinations des trois épisodes « historiques » procède d'une sensibilité commune : Rosa évoque la discrimination raciale, Demons of the Punjab la partition de l'Inde, et The Witchfinders la chasse aux sorcières. Défense des opprimés, humbles populations écrasées sous la roue de l'Histoire, féminisme : la série prend à bras le corps des thèmes cohérents avec son cahier des charges.

Ces choix permettent de mettre en valeur des périodes, des événements et des protagonistes potentiellement mal connus, et c'est une excellente chose. D'une manière générale, c'est dans sa façon de se frotter à notre monde contemporain que la série se révèle la plus pertinente, qu'il s'agisse d'un simili-Trump ou d'un gag hilarant sur les coupes budgétaires ayant conduit à la disparition de UNIT.

 

photo, Jodie Whittaker"Leave Rosa alone"

 

Demons of the Punjab est d'ailleurs certainement le meilleur épisode de la saison, en ce qu'il possède tous les ingrédients d'un grand drame : la période tourmentée, l'ancrage émotionnel de Yaz, les blessures intimes, le twist relatif aux aliens... Si quelques maladresses dans l'exécution (les aliens qui laissent le Docteur dérober l'artefact qui a le plus d'importance à leurs yeux, dans le seul but de faire avancer l'histoire) l'empêchent de faire un sans-faute, il n'en reste pas moins très recommandable. Coïncidence ? C'est le premier pour lequel Chris Chibnall n'est pas crédité comme scénariste...

Hélas, ces épisodes historiques sont alourdis par des considérations contradictoires sur l'ingérence. Comprenons-nous bien : cette tension est inhérente à la série – tel événement peut être modifié, tel autre non... Dans ce cas, est-il vraiment judicieux d'attirer l'attention du spectateur sur cette incohérence ? Au début de Rosa, le Docteur insiste sur l'absolue nécessité de ne rien changer... avant d'accepter, trois minutes plus tard, de s'installer chez Rosa Parks.

 

photo, Jodie Whittaker, Tosin Cole, Bradley Walsh, Mandip Gill Pris en flagrant délit de ficelle grossière

 

LE FUSIL ENRAYÉ DE TECHKOV 

Connaissez-vous le fusil de Tchekhov ? C'est un principe scénaristique bien connu: « Si dans le premier acte vous dites qu'il y a un fusil accroché au mur, alors il faut absolument qu'un coup de feu soit tiré avec au second ou au troisième acte. »

Bien utilisé, cet outil scénaristique valorise le spectateur attentif. Mal utilisé, il énerve. Passons sur l'épisode de nouvel an – qui, au passage, s'évertue à multiplier les références au réveillon, faute d'avoir intégré la date dans son intrigue – dans lequel un protagoniste traîne partout avec lui un four à micro-ondes qui servira ultérieurement à défaire l'adversaire...

Attardons-nous plutôt sur le final de la saison, The Battle of Ranskoor Av Kolos. On nous précise que l'atmosphère de la planète trouble les esprits. Effectivement, le premier protagoniste rencontré est amnésique. Quel est l'impact de cette amnésie sur le scénario ? Absolument aucun, puisque le Docteur l'équipe d'un bloqueur neuronal (comme c'est pratique, elle en a cinq), qui lui permet de retrouver la mémoire.

 

photo, Jodie Whittaker La Bataille pour la finesse dramaturgique

 

Ce n'est qu'à la fin de l'épisode qu'on comprend que l'atmosphère toxique n'avait d'autre objet que de justifier la présence des bloqueurs neuronaux utilisés pour résoudre la crise. Et accessoirement, provoquer une scène dans laquelle le Docteur fait semblant d'être confuse parce qu'elle a dû sacrifier son bloqueur neuronal (comme c'est pratique, elle n'en a que cinq), ce qui ne l'empêche nullement de déjouer en cinq minutes un plan machiavélique mûri pendant plus de 3.000 ans.

Encore une fois, user de ce principe scénaristique n'a rien de honteux. Mais serait-ce trop demander aux gens dont c'est le métier de l'intégrer organiquement à l'histoire ?

 

photo, Jodie Whittaker En train d'essayer de capter le talent du nouveau showrunner

 

DES P'TITS TROUS, DES P'TITS TROUS DANS LE SCENARIO 

Certains détracteurs de Steven Moffat, le précédent showrunner, lui reprochaient d'embrouiller inutilement la narration, au détriment de la cohérence. On était donc en droit d'attendre de ce nouveau départ, dépouillé d'arcs à tiroir et centré sur des intrigues plus resserrées, une certaine rigueur. Comme nous étions naïfs.

Pourquoi introduire des « robots snipers » dans The Ghost Monument s'ils sont incapables de réaliser le moindre tir correct ? Oui, les ennemis qui tirent à côté, c'est une licence fictionnelle universelle. Mais si le script précise qu'il s'agit de « robots snipers », ne serait-on pas en droit d'attendre un minimum de précision ? Et des robots capables de viser une cible même si elle court en zig-zag ? Spoiler : non. Et puisqu'une apparition ne suffisait pas, ils repassent à « l'attaque » dans The Battle of Ranskoor Av Kolos. Ils ratent cette fois deux civils désarmés à trois mètres de distance, et s’entre-tuent.

Rappelons tout de même que l'antagoniste de ce même épisode, issu d'une espèce belliqueuse, a eu 3000 ans – TROIS MILLE ANS ! - pour préparer son plan et qu'il avait assujetti deux quasi-déesses. Ce qui ne l'empêche pas d'être maîtrisé à mains nues par un homme d'âge mûr et un jeune dyspraxique.

 

photo "Vous avez un message, et il n'est pas agréable"

 

Quelle morale sommes-nous censés tirer de Kerblam ? Le twist déjoue efficacement nos attentes, mais si l'humain est la source du problème, la solution rationnelle ne consisterait-elle pas à automatiser intégralement le processus ? Et peut-on vraiment blâmer les pauvres hères de The Witchfinders, qui ont assisté à l'invasion de femmes mort-vivantes, s'ils croient aux sorcières ?

Puisque le Docteur va spécifiquement rendre visite à la famille de Yaz dans Arachnids in the UK, l'argument du Tardis qui le dirige là où sa présence est requise ne tient pas. C'est donc purement par hasard que sa mère travaille à l'hôtel, purement par hasard que sa voisine est victime d'une araignée, purement par hasard qu'une spécialiste de la question lui rend visite à ce moment précis. Et d'ailleurs, les araignées qui se sont échappées de l'hôtel, dont l'une a tué la voisine de Yaz ? Tout le monde s'en moque.

Le fait que tout le monde se comprenne dans The Woman Who Fell to Earth alors que le Tardis n'est pas là pour assurer la traduction simultanée, les gardiens de Resolution qui ont passé mille ans à surveiller un objet qui pouvait se téléporter, l'injure à la gravité que représente le dénouement de ce même épisode de nouvel an.... ne sont qu'une fraction des raccourcis qui parsèment cette saison.

 

photo, Jodie Whittaker It Takes You Away, un épisode qui tend vers l'horrifique 

 

MOFFAT, THE GHOST MONUMENT 

Passés au crible, nombre d'épisodes des saisons précédentes révéleraient de semblables facilités. Sauf que la plupart fourmillaient d'idées, de clins d’œil et de concepts stimulants. La saison 11 dans son intégralité compte moins de créativité qu'un unique bon épisode signé par Moffat.

Difficile dans ces conditions de l'évaluer autrement qu'au regard de ce qu'elle n'est plus. En tant que spectateur, on se retrouve à tenir le compte des incohérences au lieu d'être emporté par un univers, une situation inédite, un personnage marquant. Cette tolérance aux plot holes est éminemment subjective, mais n'est-ce pas le job des scénaristes de proposer des diversions pour ôter jusqu'à l'envie de les chercher ?

Le choix de partir sur un esprit différent des saisons précédentes était probablement le bon tant la formule s'essoufflait – encore fallait-il avoir quelque chose à proposer. Les bonnes idées qui parsèment la saison surnagent à peine, le rythme des épisodes est inégal, les intrigues progressent au forceps et la réalisation souffle le chaud et le froid, avec de très jolies compositions gâchées par une incapacité régulière à filmer des personnages en mouvement – la tentative de sauvetage de la sorcière dans The Witchfinders, la fuite dans l'entre-deux monde de It Takes You Away.

 

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Au final, quelle était l'ambition de Chris Chibnall pour cette saison portée par Jodie Whittaker ?  Une remise à zéro pour captiver de nouveaux spectateurs ? Souhaitons-lui cette réussite.

Mais fallait-il pour cela appauvrir l'univers de la série ? Se contenter d'épisodes indépendants hyper linéaires, phagocytés par l'exposition de leur propre univers ? Troquer le fil rouge contre le retour d'un ennemi, rebond scénaristique aussi inattendu qu'une énième réapparition de Daleks ?

Espérons que cette année 2019 « blanche » permette un ressourcement créatif et l'émergence de scénaristes audacieux qui s'approprieront le matériaux pour nous faire, de nouveau, rire, rêver, vibrer. 

Dossier d'Ange Beuque.

 

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commentaires

Romoon 08/01/2019 à 18:55

Au risque de décevoir les puristes, je trouve cette saison particulièrement intéressante.
Fan de Doctor Who avant même que Matt Smith ne vienne pertuber les esprits des fans les plus récents, j’avoue que je ne suis pas mécontent de ce retour affiché à plus de simplicité.
Franchement, je n’en pouvais plus des déambulations masturbatoires de Steven Moffat.
Et pour tout dire, passé l’arc Emmy-Rory, j’ai été complètement perdu dans les arcs narratifs complètements alambiqués, pour lesquels il ne fallait pas manquer un épisode.
Bref, certes la saison 11 n’est pas celle qui soit la plus solide en termes de narration, mais elle me rappelle celles de Russel T Davies, par la fraîcheur de son propos et l’enthousiasme du Docteur, dont la seule faiblesse alors était d’etre tombé amoureux de Rose...
Je suis donc content d’etre revenu à plus de simplicité, et je pense que la plupart des téléspectateurs en sont également pour leurs frais.
Désolé pour les amoureux de Sherlock...

Number6 08/01/2019 à 16:08

Pour dire ma tristesse, je préfère regarder 13x d'affilé l'épisode avec les hadiposes que revoir cette saison. Next. Et dire qu'on critiquait la saison 4 de torchwood...

Rosa 08/01/2019 à 04:20

Jodie joue peut-être bien mais faudrait vraiment qu'elle arrête avec ses mains dès qu'elle explique un truc... C'est répétitif (genre vraiment, tout le temps les mêmes gestes à une fréquence de 0.5 secondes par séquence...) pas comme Smith ou Capaldi où c'était plutôt varier.

Son jeu est à revoir, je trouve que ça la décrédibilise en tant qu'actrice. On dirait qu'elle ne sait juste pas quoi faire de ses mains...

Si le directeur d'acteurs est pas foutu de remarquer ça, bah y a pas que Chibnall et les autres scénaristes qui doivent dégager (sauf que j'imagine que Chibnall est aussi directeur d'acteurs, ça résout le problème)...

Alyon 07/01/2019 à 16:33

Un très bon docteur mais zéro scénario, zéro cohérence aucun arc narratif, un ennui de tous les instants, et 3 "side kicks" c'est un peu trop, enfin une énorme déception cette saison et ce malgré je pense l'actrice qui fait un très bon docteur ….

Au final une saison qui fait l'unanimité !

Guigui le gentil 07/01/2019 à 10:57

Tout le monde le dit que Jodie Whittaker n'est pas un problème du tout (c'est clair dans l'article). Elle fait du bon boulot : pas de sa faute si les scripts ne sont pas à la hauteur.

Guigui le gentil 07/01/2019 à 10:41

Excellent article, vraiment : il résume parfaitement ce que j'en pense. J'avais d'ailleurs fais une vidéo qui allait dans ce sens, mais je ne me sentais pas de faire la liste de toutes les incohérences scénaristiques, merci de l'avoir fait pour moi. Je rajoute le lien de cet article dans mes commentaires sur ma chaîne

Jérôme 06/01/2019 à 22:11

L'idée du docteur, de ce personnage tourne autour du concept d'intégrité, si on veut renouveler la série il serait bien par exemple de redonner vie à la partie obscure du docteur, au sens du sacrifice ect... Le Maître dans la saison d'avant révèle son côté lumineux à la fin, mais le docteur si ce n'est avec le sacrifice qu'il a fait à la fin de la guerre du temps n'a plus vraiment ce côté obscur, une violence qui pourrait ressurgir, une préférence pour un amour plutôt que pour le bien, est-ce qu'un héros sans tord est-il un héros moderne aujourd'hui?

Jérôme 06/01/2019 à 21:36

Content de voir qu'il n'y a pas que moi à être déçu.

En effet la discrimination positive est flagrante et ce n'est pas un problème, tant que le fil de la saison ne tourne pas strictement autour de cet axe et du sentimentalisme. On attend autre chose de Doctor Who, un peu de romantisme, d'action spectaculaire et de retournement de situation dû à l'immense sagesse du docteur même si c'est souvent cousu de fil blanc, d’excentricités déconcertantes, tournant parfois à l'absurde, aux complexes tortueux, et finalement au génie. Là il n'y a qu'une longue aventure à travers un monde simpliste, sans imagination, et sans récit. Seule exception lorsque le docteur rencontre l'espèce de dieu dans le monde parallèle en manque d'ami (bizarre bizarre) sans qu'il n'y est de finalité à cette histoire. Il y aurait pu y avoir un scénario de fond, si on ne passait pas tout le temps à raconter la banalité de l'existence, les petits disputes, les petites rancunes qui se résolvent toutes à la fin par miracle (non sérieux) comme j'ai envie de dire dans n'importe quelle série tv qui manque de scénario et qui en fait des caisses sur du pathos pour faire oublier le reste. En espérant en effet qu'il s'agisse de saison blanche en attendant le retour d'une vraie saison de docteur who, avec une adversité digne de ce nom, des rencontres sortant de l'ordinaire nous faisant sortir du carcan du réalisme. En gros, de la science fiction et non de la télé réalité, même si ça peut attirer un public un peu plus large, je crois que les fans sont tous déçus. Parce qu'on a prit le pire de la saison précédente qui elle aussi était un peu décevante. Et oublier ce qui faisait justement la marque de fabrique de la série. C'est à dire un voyageur du temps avec la fougue d'un enfant et la sagesse d'un dieu, un ou deux compagnons, ne faisant que suivre quitte à ce qu'il se révolte de temps en temps et pas un docteur réparateur avec son tourne vis suivant une bande d'idiots aux complexes pathétiques qui sont justement confrontés à leur nullité évidente. Peut-être le vieux a quelques sursauts d’intelligence quelques fois jusqu'à la fin où il est prit dans sa volonté de vengeance calmé miraculeusement pas le pacifisme du docteur (ok c'est bien mais c'est pas comme si ça n'avait jamais été fait dans la série, c'est nul d'en faire une finalité de la saison) et donc, le doc joue à la maman protectrice de ses petits agneaux ignares, bien d'en faire une doctoresse, dommage d'en faire une caricature de maternalisme.

Myshell 06/01/2019 à 09:53

Comment dire...
Un vrai ratage ! Un humour où l'on sourit à peine, une profondeur invisible, un scénario plat,.... Je résumerais en quelques mots : PAS D'ÂME !
Désolée Jodie Whittaker que vous soyez "tombée" dans cette saison. Je regrette vraiment Moffat !
... Je vais vite regarder un épisode des saisons antérieures pour oublier...

Ludo 05/01/2019 à 23:49

Heureux de lire enfin une critique qui exprime ce que je ressens. Cette saison n'a pas d'âme et la plupart des histoires sont d'une banalité affligeante.
Ai-je été ému ? 1 seule fois (épisode sur la partition de l'inde)
Ai-je été surpris par le dénouement ? Jamais
Me suis-je attaché à un personnage ? Non. Il leur arrive de prendre de l'épaisseur mais on commence à peine à apprécier que c'est au tour d'un autre et que le premier rejoind la toile de fond si longtemps que les liens qui commençaient à se tisser disparaissent.
Bref. On s'éparpille en permanence.
En résumé : les acteurs sont très bien, mais les scénarios sont nuls.
Et il était temps que quelqu'un l'écrive !!!

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