Legion épisode 7 : la fin (explosive) est proche pour la série X-Men

mdata | 24 mars 2017
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Affiche

Après un épisode calme et introspectif, nous avons droit cette semaine à un épisode explosif et riche en révélations.

 

Photo

 

LE ROI ET LE PROFESSEUR

L’identité du grand méchant de la saison est enfin officiellement révélée : il s’agit bien d’Amahl Farouk, alias le Roi d’ombre (Shadow king en VO). Le parasite a donc un nom, et nous savons maintenant qu’il est l’ennemi du père de David, qu’il a affronté dans un duel sans merci comme dans les comics. Comme supposé, tout ce qui se passe à l'hopital se déroule bel et bien dans le plan astral, qui est le terrain de jeu du Roi d'ombre.

 

Photo le méchant de Legion

Maintenant, on sait vraiment qui c'est !

 

La question de l'identité du père David se précise elle aussi. Si le Professeur Xavier (le chef des X-Men) n'est pas explicitement mentionné, les allusions sont claires : un bout de roue de fauteuil en flashback, l’allusion à ses pouvoirs télépathiques et une silhouette chauve. Il est clair qu’on devra se contenter de ça puisque sauf surprise, ni Patrick Stewart ni James McAvoy ne doivent apparaître dans la série.

 

Roue de fauteuil roulant

Une roue de fauteuil diablement familière...

 

COMMENT PROTEGER UN ESPRIT ?

Pour reprendre le contrôle de son esprit et se sortir d'une situation cauchemardesque, David utilise ses pouvoirs d'une manière nouvelle : il  créé un double de lui-même, plus rationnel, qui l’aide à combattre le Roi d’ombre. En plus d’être un écho aux multiples personnalités du personnage dans les comics, c’est une référence à une capacité bien utile des télépathes.

 

Photo Dan Stevens x2

Deux David valent mieux qu'un !

 

Parce qu’un télépathe, ça ne se contente pas de lire dans les pensées : ça peut aussi reconstruire (ou détruire) l’esprit d’une personne, ou l’aider à combattre un contrôle mental. Dans ce cas, le télépathe met en place dans l’esprit de la personne concernée un élément qui se déclenchera dans un cas bien précis, et l’aidera à y faire face.

Dans Alias, le comic book qui a été adaptée en série sur Netflix sous le nom de Jessica Jones, c’est de cette manière que le personnage principal a pu se défaire de l’influence de son pire ennemi, qui avait pris son contrôle : Jean Grey des X-Men avait en effet implanté dans son esprit un mécanisme de défense qui lui permettait de résister à l’influence de Killgrave. Pour des raisons surement liées aux droits (Jean Grey et Jessica Jones appartenant à deux studios différents), cet aspect de l’histoire est passé à la trappe dans la série Jessica Jones, mais Legion utilise un concept similaire.

 

Comics Jean Grey et Jessica Jones

Jean Grey et son coup de pouce télépathique à Jessica Jones



UN EPISODE INVENTIF

En plus d'être riche en révélations et action, cet épisode est particulièrement inventif côté la mise en scène. Cette semaine, la réalité (à travers des lunettes) est dépeinte en noir et blanc, avec des cartons de texte comme dans un film muet. Il y a aussi beaucoup d’effets qui permettent de rendre avec justesse l’ambiance très spéciale du plan astral : par définition, tout peut arriver puisque tout est dans la tête des personnages.

 

Photo Bill Irwin

 

L'idée des lunettes qui permettent de déchiffrer l'univers en faisant disparaitre les monstres notamment est très amusante et visuellement bien trouvée. Impossible de ne pas y voir un écho inversé au film culte de John Carpenter Invasion Los Angeles, où le héros devait au contraire mettre des lunettes pour voir les envahisseurs et leur influence dans le tissu de la réalité. En noir et blanc.

 

Photo

Les lunettes, référence évidente à Invasion : Los Angeles de John Carpenter

 

L'utilisation du noir et blanc pour la "vraie" réalité, par opposition aux couleurs criardes de l'irréel, n'est pas sans rappeler l'imagerie classique et psychédélique de la drogue. Comme dans les autres épisodes, les références sont amenées subtilement et laissent au spectateur la lattitude de les interpréter, à sa guise selon son univers et sa sensibilité propre.

 

Photo Rachel Keller

La vie en noir et blanc avec des lunettes !

 

La musique tient toujours une place prépondérante dans la série, avec de plus en plus de scènes où elle est au premier plan. Ce motif prend dans l'épisode 7 une dimension encore plus spectaculaire et claire lorsque l'excentrique Oliver tente d’aider tous les prisonniers du Roi d’ombre à s’échapper de leur prison astrale, tel un chef d'orchestre magique. De quoi comprendre que la musique est définitivement un personnage à part entière dans Legion.

Un épisode brillant donc, très bien construit, et qui met en place les pièces pour l’épisode de fin de saison. Rendez-vous la semaine prochaine.

En partenariat avec Watchtower Comics 

 

Photo Jemaine Clement

Oliver, chef d'orchestre du salut de David et de ses amis

 

commentaires lecteurs votre commentaire !

raff8
25/03/2017 à 09:42

c'est un festival à chaque épisode...
ce plan ou le shadow king replie littéralement un mec sur lui même, à montrer à tout ceux qui veulent faire des films d'horreurs
et le combat Xavier/monstre sur le tableau noir, simple et efficace, il savent doser les effets
bien content qu'il y ait une saison 2

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