Legion épisode 2 : après le fantastique pilote, des promesses tenues ?

Geoffrey Crété | 16 février 2017
5
Affiche

La série Legion, qui se déroule dans l'univers des X-Men, est l'une des nouveautés les plus attendues de 2017.

Alors qu'au cinéma, la saga X-Men semble être dans une situation délicate depuis la déception X-Men : Apocalypse, les mutants marchent dans les pas des super-héros Marvel pour s'adapter et survivre. Ainsi est arrivée Legion, une série télévisée centrée sur un mutant méconnu mais surpuissant et donc culte pour les lecteurs de comics.

Créée par Noah Hawley, qui avait surpris et séduit avec une irrésistible adaptation TV de Fargo des frères Coen, Legion a ouvert les hositilités avec un pilote fantastique, d'une force et d'une beauté folles, qui ne ressemble à rien d'autre dans le genre. Reste maintenant à savoir si la série se montrera à la hauteur de ses ambitions.

 

Photo Dan Stevens

 

X-MEN : SKYZOPHRÉNIE

Pendant une dizaine de minutes, Legion semble rentrer dans le droit chemin avec ce deuxième épisode. Capturé par la Division 3, David Haller a été sauvé par Syd et d'autres mutants, puis emmené par la mystérieuse Melanie Bird. Il arrive ainsi dans un centre au milieu d'un forêt qui rappelle celle de X-Men : L'affrontement final : à l'abri des dangers, avec une équipe d'experts, il commence un travail d'introspection afin de demêler la vérité du mensonge, entre sa soit-disant skyzophrénie et ses véritables pouvoirs.

Mais très vite, le chaos reprend le dessus. Tiraillé entre sa raison et la réalité, entre les manifestations effrayantes de ses capacités et des années de lavage de cerveau, il replonge dans un labyrinthe mental où se mélangent le passé, le présent, et d'autres éléments plus étranges encore.

 

Photo Dan Stevens

Dan Stevens incarne David Heller

 

X-MEN : CACOPHONIE

Passé l'explosif et passionnant pilote, Legion doit trouver son rythme de croisière, avec un budget forcément moindre et des obligations narratives différentes. Le deuxième épisode est donc sans surprise plus faible et moins enthousiasmant : l'intrigue avance peu et la mise en scène répète les motifs.

Du jeu sur le son et le format de l'image au montage explosé pour mettre en lumière l'esprit tordu de David, en passant par des transitions old school stylisées, l'épisode confirme ainsi que Legion ne sera pas une série classique dans la forme, et assume cette identité. Quitte à laisser craindre une surenchère qui finira par fatiguer et détourner l'attention de l'histoire - voire à masquer des impératifs narratifs qui obligent l'intrigue à peu avancer.

 

Photo Dan Stevens, Rachel Keller

Dan Stevens et Rachel Keller

 

X-MEN : CURIOSITY

Reste que Legion a suffisamment d'arguments pour défendre sa place sans difficulté. Même si elle est moins spectaculaire et sensationnelle que dans le pilote, la direction artistique reste de premier ordre, avec des décors, une photo et une ambiance particulièrement excitantes.

L'équilibre entre l'humour absurde, l'aspect thriller et les moments qui frôlent l'horreur fonctionne bien, et apporte à la série une énergie étonnante. Legion n'a pas peur de froisser, irriter, déranger ou gêner le spectateur, que ce soit avec une grenouille pour toxicomanes ou un monstre immonde, aussi perturbant que ridicule. Cet apparent chaos pourra en rebuter certains, mais annonce surtout que Noah Hawley a trouvé sur la chaîne FX une maison qui lui offre les moyens de ses ambitions.

Et le showrunner a su s'entourer de talents formidables, grâce à un sens du casting fabuleux qui avait déjà permis à Fargo de briller : Dan Stevens, Rachel Keller, Aubrey Plaza ou encore Jean Smart sont excellents, et apportent tous à leurs personnages une étrangeté qui sied à merveille à l'ambiance. Dans leurs performances, comme dans l'écriture et la mise en scène, il y a des nuances et des curiosités, qui laissent penser que Legion saura étonner et être à la hauteur de ses ambitions.

 

Photo Jean Smart

L'excellente Jean Smart (24 heures chrono, Fargo saison 2) est la mystérieuse Melanie Bird

 

Par petites touches, Legion commence ainsi à placer ses pions : l'omniprésence irrésistible mais dérangeante de Lenny, les pouvoirs de Ptonomy qui lui permettent de se souvenir de son passage dans l'utérus de sa mère, le mystérieux et forcément effrayant The Eye, le tourbillon dans lequel est emportée Amy. La série repose sur un équilibre si fragile entre le cauchemar et l'héroïsme classique, qu'elle laisse espérer de probables revirements de situations sur l'état véritable de certains personnages, et la place réelle de certains d'entre eux sur l'échiquier.

Et inutile de s'armer d'une trop grande patience : puisque la saison 1 est composée de seulement 8 épisodes, Legion devra vite montrer son vrai visage.

 

Affiche

 

 

commentaires lecteurs votre commentaire !

Dede
17/02/2017 à 16:16

Moi j'ai adoré "X-Men : Apocalypse"

Guns974
16/02/2017 à 18:57

west666 regarde sur google la classe des "Mutant Oméga", y'en a une dizaine (dont Jean Grey et Légion)

Geoffrey Crété - Rédaction
16/02/2017 à 15:34

@west666

1) Vous trouverez les détails sur Legion dans notre article consacré à son histoire : il est de classe Omega, comme Jean Grey et Charles Xavier. Ils sont tous les trois surpuissants.

http://www.ecranlarge.com/series/dossier/976469-legion-saison-1-nous-sommes-legion

2) Au-delà de l'avis critique (Apocalypse divise énormément les fans, et le public : on ne l'invente pas, on le voit sur chaque article consacré aux X-Men), le film a été une déception au box-office. Il a moins marché que Days of Future Past (543 contre près de 750). C'est là aussi un fait.

west666
16/02/2017 à 15:24

Je croyais que c'était Jean Grey la plus puissante des mutants dans les x men a ce jour ou j'ai loupé un épisode ????

depuis la déception X-Men : Apocalypse ???? hein wtf ??? il est très bon ou est le blem ?

votre commentaire