The Walking Dead Saison 8 Episode 13 : la série qui voulait devenir morte

Simon Riaux | 26 mars 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58
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Depuis des années, la série Walking Dead nous épate par sa nullité stellaire. Mais comme beaucoup, nous sommes arrivés à un stade de fascination étrange où nous ne ressentons plus ni colère, ni déception, plutôt une fascination amusée pour un show qui semble décidé à faire de chaque nouvel épisode un jalon inédit du néant.

Par conséquent, nous vous proposons ici, pour peu que comme nous, la série vous ait déçu, de rire un peu du malheur de Simon Riaux, qui paie tous les lundi matin les horreurs qu’il fait subir à l’écrit toute la semaine à ses semblables, à coups de chroniques à deux balles, de jeux de mots vaseux, et d’énervements hasardeux.

Walking Dead est sa croix, mais c’est notre grosse marrade.

ATTENTION SPOILERS.

 

PhotoLe grand mystère de cet épisode

 

CIVIL WAR

La guerre c’est comme les hémorroïdes : c’pas facile. C’est ce que découvre Morgan, qui hallucine en pleine forêt et a bien du mal à se remettre des morts qu’il n’a su éviter ou assumer. Ses rêveries sont interrompues par ce qui ressemble fort au lancement d’une attaque coordonnée depuis la Colline. Sur place, tout le monde se prépare à l’affrontement et essaie d’expliquer au jeune Henry qu’il n’a pas sa place au front, pendant que des figurants font littéralement la ronde à l’arrière-plan pour nous faire croire qu’ils sont vraiment très nombreux. À l’horizon, les troupes de Negan, décapitées mais emmenées par le furieux Simon, se profilent. C’est l’heure de vérité pour Maggie.

Pour une raison mystérieuse, le lieutenant du grand méchant est toujours écrit comme un mélange de Negan champêtre et de Trevor de GTA V (déjà interprété par Steven Ogg). Comme de par hasard, il ne trouve pas de terrain d’entente avec Maggie (Lauren Cohan) et décide de faire massacrer les habitants de la Colline. C’est à ce moment que Daryl (Norman Reedus) fait usage de son totem d’invincibilité cosmique pour traverser les rangs ennemis à moto, faire un carnage et rentrer pépouze dans son camp. Quelques malheureux reçoivent des flèches en provenance des Sauveurs et autres coups de couteaux, mais bon, ce n’est pas comme si figurant était un métier d’avenir.

 

PhotoSpoiler : ça va mal finir entre ces deux-là 

 

Personne ne semble noter combien le plan de Maggie, à savoir laisser entrer les Sauveurs pour mieux les canarder, est stupide, considérant l’avantage conféré par la place forte que possèdent les gentils. Sans doute désireux de précipiter la mort de ses troupes, Simon propose à ses hommes de tous avancer à découvert. Manque de pot, leurs adversaires en profitent pour leur tirer dessus, ce qui n’est pas très sport, mais fonctionne parfaitement comme parodie de Benny Hill. Sur ces entrefaits, les Sauveurs survivants fuient.

 

ZOMBIE QUI MAL Y PANSE

Le lendemain a des airs de gueule de bois sur la Colline, qui ne dispose plus des ressources suffisantes pour repousser une attaque supplémentaire. Tara (Alanna Masterson) tente de convertir Daryl à la gentillesse, parce qu’elle a finalement réalisé que Dwight n’était qu’une victime de plus des Sauveurs et peut-être même un allié précieux. On notera que dans les minutes qui suivent, les scénaristes tentent de distiller une certaine ambiguité sur la nature des blessures dont souffrent nos héros. Sont-ils infectés ? On espère que non, parce qu’on n’est pas franchement en état de supporter un épisode larmoyant en mode Carlito.

 

PhotoSOS Fantôme

 

À l’infirmerie, Carol (Melissa McBride) échange quelques mots avec son copain de jadis, qui tente maladroitement de la négocier, histoire de jouer un peu la bête à deux dos quand la baston se calmera. Ce qu’il ignore, c’est que le coup de lame qu’il a reçu en travers du bide va probablement le transformer en Julio Iglesias des Carpates défraîchi, plutôt qu’en amant de la fin du monde.

Et justement, au beau milieu de la nuit, la contamination progresse, et l’amoureux éconduit boulotte sans pitié le bénévole qui veillait sur lui, avant de reconfigurer la jugulaire de la doctoresse en chef. L’occasion de nous offrir une bonne séquence de zomblards, décidément la dernière ressource du show.

 

PhotoPetit problème de management

 

BUFFET NOCTURNE

Les morts-vivants arrivent donc au beau milieu de la salle commune où dorment les combattants de la Colline et… Ellipse ! On comprend que Walking Dead tente ici de nous donner un peu de suspense, mais pour ce faire, nous prive d’une séquence horrifique potentiellement excellente. Nous retrouvons Gregory (Xander Berkeley), le traître le moins charismatique de l’histoire de la médiocrité humaine, qui se fait réveiller par Henry, ce charmant bambin de 8 ans devenu un psychopathe assoiffé de sang depuis la mort de son frangin. C’est alors que se font entendre les premiers cris des victimes de zombies.

À l’intérieur, c’est la panique, et on regrette franchement d’être précipité ainsi au beau milieu d’une attaque un peu gore et nocturne, quasiment éviscérée de toute tension. Parallèlement, Henry ouvre l’enclos des Sauveurs, où s’est téléporté un zombie, provoquant ainsi la fuite des prisonniers. Bravo le veau.

 

PhotoVite, un éduc spé

 

Carol met fin à une belle histoire d’amour d’un bon coup de couteau dans la tempe. C’est elle qui réalise qu’aucune morsure n’est à l’origine de cette contamination, mais bien les armes des Sauveurs, aidée par Rick (Andrew Lincoln), qui se rappelle avoir vu Negan se trimballer avec des hectolitres de tripaille zombie. Tout le monde est très malheureux, sauf les scénaristes, qui ont réussi à tenir 41 minutes avec vraiment pas grand chose.

 

DE MOINS EN MOINS NUL ?

Au final, si Walking Dead est très loin de retourner en grâce, force est de constater que l’unité de lieu permet à cet épisode de nous offrir un montage à peu près correct, et une gestion de la géographie quasiment crédible. L'attaque nocturne des affamés passe plutôt bien, et a le mérite de nous donner l’illusion que les gentils sont vraiment en piteux état.

 

PhotoMaggie passe un sale quart d'heure

 

Toutefois, comment ne pas encore une fois s’agacer de voir le scénario faire l’impossible pour dilater chaque situation, chaque enjeu, et surtout recycler de lointains personnages secondaires, simplement pour les tuer. La méthode est si incroyablement systématique qu’elle annule toute dramaturgie, et tournerait presque au gag. Ainsi, quand l’ancien copain de chambrée de Carol apparaît, on comprend évidemment qu’il est là pour servir de chair à canon.

Bref, la série retrouve un semblant de tenue technique, mais parait définitivement incapable de se concentrer sur le peu de choses qu’elle a à raconter. En témoigne l’absence de Negan, qui n’a d’autres buts que de retarder la progression et la résolution du conflit.

 

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commentaires lecteurs votre commentaire !
121500
01/04/2018 à 13:22

Yousef ka3i

ShingoHan
27/03/2018 à 15:18

Ouais les mecs!

Comme disait Ultra Tintin, un ptit dossier sur la fin de DBS ça ferait zizir!

Natla
27/03/2018 à 00:49

@pere colateur

Et sinon, si vous jetiez un oeil aux critiques du site toutes récentes : Hostiles, Les bonnes manières, Ghostland, La Jeune fille et la Brume, Chien... Des films un peu discrets défendus par Ecran large. Bien sûr c'est moins drôle que de suivre Walking Dead et grincher, on le sait !

pere colateur
27/03/2018 à 00:36

Et sinon mr. riaux , si vous nous parliez plutôt de films qui se tournent ou qui vont sortir ? Ou bien de choses que vous aimez par exemple ? Bien sur ça ne peut pas faire autant de bien , je sais !

Ultra Tintin
27/03/2018 à 00:05

mot*

Ultra Tintin
27/03/2018 à 00:05

Et sinon @La Redac (surtout Christopher), un petit sur la fin extraordinaire de Dragon Ball Super ? Je ne sais pas pourquoi vous aviez cessé de la chroniquer, mais voilà bien l'exemple d'une série aux premiers arcs catastrophiques qui, en apprenant de ces erreurs, est devenue son extrême opposé. L'animation, l'écriture et la caractérisation des trois derniers épisodes dépassent de loin les plus beaux instants de DBZ (l'assaut final Goku/Freezer....).

Histoire de boucler la boucle quoi.

thierry
26/03/2018 à 23:39

Pendant que tout le monde s'ennuie devant ce show, Agents of Sheild est en train de faire une saison remarquable, un sans faute comme j'en ai rarement vu.
Aucun épisode de remplissage, des révélations, des surprises, des paiements brillants à foison, et j'en passe. Une vraie montage russe d'idée et d'émotion.
C'est vraiment dommage que l'audience ait désertée trop tôt.
Elle ne mérite pas ça, en tout cas, plus maintenant.

REA
26/03/2018 à 21:47

Malgré des faiblesses évidentes (visions chiantes de Morgan, Henry le relou, combats / gunfights inregardables car camouflés dans l'obscurité, les rapports entre les persos qui stagnent Daryl et Tara en tête...),
et du déjà vu en moins bien (un presque huis clos à plus grande échelle qui rappelle le zode d'Hershel qui soignait les grippés dans la prison). Cet épisode était plutôt pas mal.

666
26/03/2018 à 17:13

aller les raguer on est lundi défouler vous

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