The Walking Dead Saison 9 Episode 5 : Rick et Porky

Mise à jour : 12/11/2018 15:40 - Créé : 5 novembre 2018 - Simon Riaux
Affiche, The Walking Dead
18 réactions

On le sait depuis des semaines, voici l’épisode du grand départ pour Rick. Et la chaîne AMC a beau avoir spoilé cette grande nouvelle absolument n’importe comment, on doit bien avouer notre impatience.

ATTENTION SPOILERS

 

photoLe dormeur doit se réveiller

 

DROP THE RICK

En effet, depuis son ouverture début octobre, la saison 9 a réussi un exploit : Walking Dead  est subitement passé d’interminablement nul à gentiment moyen, soit une mutation proche du miracle. Est-ce dû au changement de showrunner, à la nécessité d’évacuer correctement Rick du récit ? Nul ne le sait, mais tout le monde s’interroge (enfin surtout les trois derniers spectateurs du show).

Pour les nostalgiques, un premier constat s’impose, la série n’a pas totalement renoncé à ses effets de manche tous pétés. La preuve, l’épisode 5 démarre alors que nous avions laissé notre Rick empalé sur une barre de fer, encerclé par des centaines de morts-vivants affamés. Walking Dead a toujours tenté d’établir de petites percées oniriques, le plus souvent avec la finesse d’un rhinocéros beurré au Vermouth, lancé à pleine balle dans une garderie.

 

photoIl a beau être matinal...

 

Nous voilà donc avec Andrew Lincoln, dialoguant dans la chambre d’hôpital où il s’éveilla jadis du coma. Notre héros délire-t-il depuis toutes ces années ? L’apocalypse zombie n’est-elle que le fantasme d’un cerveau endommagé ? Non, bien sûr, même un scénariste de Walking Dead en plein prolapsus n’oserait écrire quelque chose d’aussi débile. Nous revoilà aux côtés de notre héros empalé, qui, réveillé par la douleur, se sort comme un chef de ce mauvais pas, remonte sur son cheval, et fuit ne grinçant qu'un peu. C’est qu’on a eu peur dites donc.

 

LE RICK C'EST CHIC

La situation est néanmoins très loin d’être idéale, puisqu’il se vide de son sang plus vite qu’un hémophile au festival du lancer de fils barbelés, et que personne ne croise sa route, même dans la vieille bicoque où il s’arrête pour se faire un garrot de fortune. La vie la pute.

 

photo...il a quand même bien mal

 

Histoire de nous rappeler le chemin parcouru, de recycler de vieux passages et de nous rappeler que si nous existons, c’est d’être fan, nous avons droit à une nouvelle séquence de rêve, sans doute écrite par un insomniaque. Et quel évènement, c’est-y pas Jon Bernthal qui apparaît, mangeant un burger, pour faire la morale à Andrew Lincoln ? Et si ses lignes de dialogues sont du genre à percer des tympans de sourd, c’est bien sûr pour rendre hommage à ce personnage, parmi les plus mal écrits de tous les temps.

Heureusement, ce joli songe est interrompu par une horde de zombies qui poussent Rick à se réveiller encore une fois, et fuir sans répandre le contenu de ses intestins partout dans le décor. On ne va pas se mentir, laisser celui qui fut le héros de la série se faire boulotter longuement par des zomblards à l’occasion d’une séquence super gore aurait énormément de gueule, remettrait cette masse putrescente au centre du récit et en ferait à nouveau un adversaire digne de ce nom, source de suspense, tout en offrant à Rick une fin tragique, alors qu’il serait rattrapé par l’adversaire auquel il tente d’échapper depuis des années.

 

photo "Aïe, ouille"

 

RICK-RICK ET CRAK

Du côté de Maggie, ça ne va pas super fort, puisqu’elle se heurte à Michonne (Danai Gurira) qui lui signifie que franchement, transformer Negan en tourte à la viande alors qu’enfin, il est interprété correctement, ce n’est pas super sport. Il n’empêche, Michonne, dans un geste d’empathie, offre à Maggie (Lauren Cohan) les clefs de la geôle du patron des Sauveurs.

Ce dernier n’est pas particulièrement impressionné par l’arrivée de celle qui se veut sa bourrelle. Mais elle ne le tuera finalement pas, découvrant la vérité : Jeffrey Dean Morgan ressemble désormais à un vieillard, et attend la mort avec impatience. Parce que son sort est finalement bien plus dur qu’une simple exécution, elle le laisse dans sa geôle, seul, abandonné de tous.

 

photoPeut-être une vilaine appendicite

 

Oui, vous avez bien lu, après des semaines à nous avoir joué une confrontation débile, à avoir tenté de faire de Maggie un antagoniste rebelle… la série a préféré régler cette question en petit dialogue constipé.

Et ça ne va pas beaucoup mieux du côté de Rick, toujours en mode turbo-nostalgogo-délire. Invité (et nous avec) à la Fête du Fond Vert, puisqu’il débat longuement avec feu Hershel dans une ferme numérique craspec, puis avec des copains morts sur un tas de corps composés des cadavres de ces amis (une image directement issue des comics). C’est long, mais il faut bien remplir l’épisode. Et puis c’est pratique pour ralentir notre héros et le faire risquer une grosse morsure qui tâche.

 

photo

 

RANGER DU RICK

Enfin, ses copains d’amitié le retrouvent pour le sauver et commencent à démastiquer du zombie. Mais manifestement, le pépère a compris qu’à chaque fois qu’il retrouvait des amis pour un dialogue tout droit sorti d’un hors-série spécial ennui de Jeune et Jolie, c’était une feinte de son cerveau malade. Il reprend donc conscience et s’approche en titubant du pont qu’il construisait avec ces gros nazes de Sauveurs, talonné par une horde massive de cadavres affamés.

C’est à cet instant que surgissent ses copains d’amitié, pour de vrai cette fois. Et peu importe que Rick ne croit pas à leur existence, et refusent que ses amis risquent leur peau pour celle qu’il vient de lamentablement trouer, ils se lancent à l’assaut de la horde.

Histoire de bien nous indiquer qu’il est l’heure d’assister à un truc pas franchement drôle et plutôt triste, une musique pas franchement lolante démarre. Se rappelant soudain que dans le monde de la fiction crétine, il suffit de tirer sur des explosifs pour qu’ils déclenchent une méga explosion, Rick sort son gun et shoote des bâtons de dynamite, pulvérisant le pont, les morts-vivants et protégeant ses super copains qui réfléchissent à comment le zigouiller depuis des semaines.

 

photoC'est beau comme du James Blunt

 

MOBY RICK

Voilà qui pourrait constituer une sortie parfaitement nulle, mais néanmoins au-dessus des tréfonds de mort cérébrale auxquels nous ont habitué les scénaristes de Walking Dead. Seulement voilà, depuis un sacré bout de temps, AMC nous préparait une « surprise ».

Et voilà-t-y pas que Jadis (Pollyanna McIntosh) découvre le corps de Rick, un poil fatigué mais bien vivant, en bord de rivière et décide de l’expédier vers une destination mystère en hélicoptère, à la place de l’Abbé Borgne, même s’il est un « B », et non pas un « A » (on aimerait avoir ne serait-ce qu’une petite idée de ce que ça signifie).

 

photoLa vengeance est un plat qui se mange décidément froid

 

Bref, Rick est bien vivant, il reviendra, ne vous en faites pas… Et puis tant qu’on y est le scénario en profite pour faire un bon de dix ans, qui nous place aux côtés d’une Judith adolescente, laquelle sauve des personnages qui devraient être synonyme d’arrivée des Chuchoteurs.

C’est bien simple, malgré un début de saison 9 qui paraissait plus solide que les précédents, une meilleure tenue d’écriture, nous voilà face à un enchaînement parmi les plus ridicules, absurdes, grotesques et invraisemblables offerts par Walking Dead. Deux sauts de temps, aussi importants, effectués à si peu de temps d’écart pulvérisent littéralement toute dynamique au sein de la narration, et il paraît bien difficile en l’état de voir autre chose dans l’ensemble qu’une vague tentative de repousser les limites de la bêtise.

Un nouvel épisode de The Walking Dead saison chaque lundi sur OCS depuis le 8 octobre.

 

photoUne nouvelle héroïne ?

commentaires lecteurs votre commentaire !

floflo21
21/12/2018 à 13:48

elle est grave badasse l’arrivée de Judith avec un hommage a son frère

Catherine
11/11/2018 à 00:56

Si La serie te fait tellement chié pourquoi continues-tu à la regarder

Raymond
09/11/2018 à 21:12

Un seul mot : continuez ! Je ne regarde la série que pour pouvoir lire ensuite vos critiques.

Putain, c'est pourtant pas dur à comprendre : les producteurs savent qu'un spectateur qui s'est enfilé plus de 100 épisodes d'une série, ne la lâchera plus. Parce qu'il s'avouerait avoir perdu des dizaines d'heures de précieux loisirs, pour rien. Il est devenu dépendant, on peut continuer de le vendre cash aux annonceurs, sans plus de fioritures sur le scénar.

Andarioch
08/11/2018 à 11:13

Les séquences oniriques, ils en abusent pas mal, notamment pour la fin d'un personnage. J'aurais aimé un traitement plus original pour la disparition du personnage central. Reste une poignée de bonnes scènes (trop peu) et un final plutôt sympa avec badass Judith. Pas sûr qu'avec son air d'angelot psychopathe la jeune actrice tienne la distance mais l'idée est motivante. ça te m'a un petit côté on va passer à autre chose prometteur.
Mais bon... Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

N3r0N
07/11/2018 à 16:48

J'ai vraiment du mal a concilier le fait que je suis encore et toujours ultra fan de la serie (que je binge par 4 sinon faut etre honnete c leeeeent et pasil y a vraiment pas mal de remplissage...), en particulier du dernier ep, mais à la fois je me régale à chaque fois que je lit les critiques de Simon qui, il faut bien le dire, tape carrément juste !

Ronnie
07/11/2018 à 09:29

La question est : si rick est vivant qu'a t il fait pendant 10 ans ?

LOL
06/11/2018 à 19:50

Navrant...voila tout.

Chris
06/11/2018 à 11:45

Un des meilleurs épisode depuis très longtemps, émouvant, prenant et rythmé et puis ça faisait longtemps qu'a la fin d'un épisode je ne m'était pas dit "vivement la suite!!". Les saison 7 et 8 étaient mauvaises voir très mauvaises mais faudrait arrêter de descendre la série juste par plaisir de la descendre, cette saison 9 est jusqu'a présent très bonne et ce dernier épisode était vraiment bien.

tristan
06/11/2018 à 10:27

probablement le plus long et plus nul épisode de toutes les saisons de TWD, encore plus long et niais et invraisemblable que la mort de karl...

lemon
06/11/2018 à 00:12

8 ans que je regarde et je ne sais plus quoi en penser, spécial déprime pour l'état de Negan, j'attendais le petit sourire sadique genre j'ai fait semblant... même pas.
Au moins, le saut dans le temps va faire disparaitre les -hordes de- zombies puisque l'état de décomposition de tous les morts a dû les faire disparaitre en masse (si on estime que quasiment toute la population est morte dès le départ de la contamination ou presque). The walking dead sans dead, c'est plus fun pour repartir du bon pied.

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