Gotham Saison 1 Épisode 22 : tout sur le season finale sanglant

Noëmieb | 6 mai 2015
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22 épisodes de 45 minutes, 8 mois et 2 pauses. Le chemin était long et rude mais Gotham arrive enfin à son terme. Pour ce dernier épisode, les scénaristes n’ont pas lésiné sur les moyens avec une bataille finale volcanique. Mais malgré un beau tombé de rideau, le spectacle n’était pas toujours à la hauteur.

La ville est en cendres depuis que le Pingouin (Robin Lord Taylor) a relancé la guerre entre Don Falcone et Maroni (David Zayas). Fusillades et autres attaques musclées rythment désormais la vie à Gotham. Mais le bain de sang se termine finalement en un rien de temps.

Un nouveau roi

Grâce à son plan machiavélique, le Pingouin parvient à tourner la situation à son avantage en attrapant Falcone dès le début. Mais c’était sans compter sur le justicier Gordon qui court à la rescousse du parrain. Étrange et pourtant, très logique pour le policier qui choisit de sauver « l’option la moins pire ».

 

Les coups de feu de l’équipe de Maroni ne parviennent pas à arrêter la nouvelle équipe en cavale. Seule une personne réussit à mobiliser tout le monde : Fish Mooney (Jada Pinkett Smith). Depuis son évasion de l’hôpital des horreurs, la tigresse ne donnait plus de signe de vie. Alors forcément de retour en ville, la dame soigne son entrée : costume rock, piercings et nouvelle coupe ; rien n’est laissé au hasard.

À ses côtés, la jeune Selina, prête à n’importe quelle pitrerie pour jouer au gangster. Et comme si cela ne suffisait pas, Fish tue sans détour Maroni pour quelques remarques sexistes. Un enchaînement rapide, presque trop, mais qui arrive à rythmer l’épisode. La reine est à deux doigts de monter sur le trône, heureusement, le Pingouin avait encore quelques cartouches en réserve et finit par mettre la punk à l’eau. Le nouveau roi de Gotham est donc là : comment va-t-il diriger la ville ?

 

Passionnément fou

De l’autre côté, Barbara se remet doucement de son enlèvement par le serial killer lover. Pour l’aider, Lee, le belle doctoresse éprise de Gordon (Ben McKenzie) arrive à la rescousse. Les deux femmes partagent une tasse de thé tranquillement. Une scène oisive jusqu’à ce que Barbara se réveille et tente de tuer sa nouvelle copine. Les scénaristes n’ont pas loupé le coche pour ce retournement de situation. Ce personnage fini par devenir intéressant et plus complexe que prévu, une bonne nouvelle.

 

reste à savoir si elle rejoindra la longue liste des fous à Gotham, qui se trouve avoir un nouveau membre : Monsieur Mystère. Totalement oublié depuis le début, le personnage prend du service après une première expérience meurtrière exaltante. Fou de sa secrétaire, Nigma finit par tuer son amant violent pour se laisser plus de place. Mais à jouer avec le feu, le mystérieux scientifique se brûle les ailes : sa dernière énigme en date est résolue par la belle. Une maladresse inacceptable pour lui à tel point qu’il se dédouble et tombe dans la folie. Nous n’attendions que ça, et il aura fallu malheureusement beaucoup trop de temps pour en arriver là.

 

Enquêtes, enfantillages et Guérilla

Le décor était dès le début si bien planté : Gotham, ville sombre où règne le crime voit apparaître un chevalier blanc qui bouleverse les codes pervertis. Mais au fur et à mesure des épisodes, beaucoup de bruit pour pas grand chose. Les méchants sont réunis et l’on redécouvre avec joie tous les fous qui bercent l’univers Batman : le Joker, l’Épouvantail, le Pingouin et Monsieur mystère. Mais si pour certains d’entre eux, l’introduction est lente, pour d’autre, le passage est rapide presque invisible. Un détail que l’on déplore, qui aurait pu prendre plus d’importance à la vue des autres intrigues. Pour exemple, le personnage de Bruce Wayne (David Mazouz) n’a rien apporté à la série, hormis l’introduction de Jim Gordon, qui enquête sur le meurtre de ses parents. Son acolyte et major d’homme, Alfred, est à l’inverse une belle découverte. Charismatique malgré son rôle de second plan, le personnage a réussi à se rendre utile à l’histoire.

Pour conclure, faire moins avec plus aurait sans doute été plus sage. Concentrer l’action pour éviter les coupures. Rien que pour la photographie et la réalisation, Gotham mérite de poursuivre ses efforts. Mais sans scénario costaud, la série ne fera pas long feu.

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