Game of thrones Saison 5 épisode 2 : ça va saigner

Jacques-Henry Poucave | 20 avril 2015
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Game of Thrones accélère sensiblement le rythme et dévoile les problématiques de sa nouvelle saison avec un deuxième épisode qui ne contient pas encore énormément de rebondissement, mais complexifie les relations entre les personnages et en amènent certains tout près de leur point de rupture.

 

Au Revoir les enfants

Pas facile de s'occuper de sa descendance dans un univers médiéval rempli de meurtriers, de traîtres et de barbares. C'est probablement ce que se dit Cersei après avoir reçu une menace explicite de la part du Royaume de Dorne, clairement émise Ellaria Sand, veuve d'Oberyn, qui découperait bien sa fille en morceaux pour venger l'amour de sa vie.

Mais le Prince ne compte pas venger son frère de la sorte, agacé et inquiet de la soif de sang d'Ellaria. Peu importe, Cersei n'en a cure et serait prête à déclencher une guerre pour protéger sa fille promise à un noble de Dorne. Jaime n'en attend pas plus pour prouver sa valeur, son amour et sa loyauté. Il annonce à la Reine Mère qu'il part sur le champ pour Dorne, afin de sauver leur enfant, accompagné de Bronn.

Voilà qui promet beaucoup pour la suite de la saison. En effet, on voit mal comment le chevalier déchu et amputé pourrait bien récupérer le fruit de l'inceste sans provoquer une guerre, occasionner la mort de son enfant ou tout simplement perdre la vie.

Quoi qu'il arrive dans le prochain épisode, Jaime pourrait bien une nouvelle fois déclencher un cataclysme pour sa famille, en essayant de la sauver. Tout indique que Game of Thrones saison 5 sera la saison du châtiment pour les Lannister.

 

Si les parents Stark étaient encore de ce monde, nul doute qu'ils se feraient du mouron pour Sansa. La « nièce » de Littlefinger a beau avoir mûri, elle ne sait toujours pas reconnaître une alliée d'un salopard vicieux.

La preuve, elle refuse l'assistance de Lady Brienne, qui tombe par hasard sur elle. Conséquence, le robocop blond de Game of Thrones doit massacrer quelques gardes dans une sympathique séquence de combat, avant de décider de suivre discrétos Lady Sansa, pour son propre bien.

Clairement, il s'agit là d'une intrigue aux ficelles un peu grosses, mais plaisantes. En effet, Brienne est toujours synonyme de tripailles et de combat, tandis que Littlefinger, s'il joue comme un cochon roublard neurasthénique, nous réjouit par sa veulerie.

 

Un dernier verre avant la guerre



Arya n'a jamais été aussi proche de mettre en œuvre sa vengeance. En effet, arrivée à Braavos, elle retrouve enfin Jaqen H'ghar, un des personnages plus intéressants et charismatiques croisés dans Game of Thrones. Ça ne se fait pas simplement, il lui faut patienter de longs jours, faire preuve de sa détermination, mais clairement, Arya est désormais sur le point de rejoindre les Sans Visages.

On ne sait pas du tout comment la série a l'intention de gérer cette quête initiatique, mais voilà qui pourrait transformer totalement le personnage si Arya acquiert les talents des Sans Visages (changer d'apparence, etc), du coup il nous tarde de la voir devenir un assassin de haut vol.

 

Du côté des handicapés



On aime aussi Game of Thrones pour certains de ses personnages aussi charismatiques que tragiquement abrutis. C'est le cas de Jon Snow et la Khaleesi, qui nous offrent cette semaine un véritable festival.

De son côté, le beau gosse de la Garde de Nuit se voit offrir son rêve absolu. S'il prend la tête des Sauvageons et offre la loyauté du Nord à son nouveau suzerain, Stannis se propose de le faire officiellement Jon Stark, afin qu'il règne sur Winterfell. C'est un peu comme si on proposait au premier geek venu de devenir réalisateur de Star Wars : Episode IX, en échange d'une discipline hygiénique régulière.

Mais non, Jon, il se dit qu'abandonner la Garde de Nuit ferait de lui un mauvais seigneur. Du coup, il se présente plus ou moins passivement au poste de gros patron de la Garde de Nuit, promotion qu'il obtient de justesse à l'issue d'un vote.

Résumons, plutôt que de devenir le Mac du coin et de régner sur le Royaume qu'il aime plus que tout, en récupérant le nom d'une famille qu'il admire, Jon préfère diriger une troupe de criminels et nobles déchus, dont une bonne moitié se verrait bien lui ouvrir le ventre à coup de cuiller en bois.

Très rigolo et divertissant, mais complètement stupide.

 

De son côté Daenerys fait également très fort, et parvient à quasiment provoquer une révolution... en essayant d'empêcher la révolution. De toute évidence, la série se prépare enfin à lui en mettre plein les dents, mais on s'agace un peu de la bêtise du personnage.

Alors qu'elle tient enfin un des rebelles qui lutte contre son régime, son indécision et son incapacité à se comporter autrement que comme une enfant capricieuse provoque deux morts parfaitement évitable. Alors qu'un de ses serviteurs massacre un de ses anciens maîtres pour faire régner une justice qui lui semble légitime, Daenery ne trouve rien de mieux à faire que l'exécuter publiquement, provoquant un affrontement violent entre les esclaves et les maîtres d'hier.

Plus intéressante est la dernière séquence de l'épisode, où l'un des dragons de la Khaleesi se fait la malle. Difficile de dire s'il part juste en ballade ou s'apprête à carboniser une partie de la ville. Quoi qu'il en soit, voilà qui va ruiner encore un peu plus son image et accélérer le chaos ambiant. Bien fait.

Ce nouvel épisode ne révolutionne pas encore la dynamique (un peu) trop tranquille de la série. Mais on note son excellente fluidité, chaque segment s'enchaînant logiquement et permettant de situer parfaitement les enjeux de chaque personnage.

De même, on aperçoit enfin où vont se situer les points de conflit des différentes intrigues et ils sont très prometteurs. Ainsi, malgré les défauts traditionnels du show, Game of Thrones parvient sans mal à renouveler grandement notre intérêt.

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commentaires lecteurs votre commentaire !
mmarvinbear
25/04/2015 à 20:49

Et encore... Trépassent aussi dans cet épisode un pauvre quidam décapité par des serviteurs trop zélés qui ont cru reconnaître Tyrion ( il devrait y en avoir d'autre, Cercei admettant que " des erreurs pourront être commises " ) et un pigeon subissant la décollation par Arya qui n'a pas trouvé le KFC du coin.

Personne n'est tranquille nulle part avec GRRM dans les parages !

clem
25/04/2015 à 09:18

Le dragon de la dernière séquence n'est-il pas plutôt le 3éme qui s'était enfui dans la saison 4 ?

diez
20/04/2015 à 23:56

épisode assez mal écrit ou deux des événements importants sont amenés avec beaucoup de maladresse. Assez déçu de la dernière partie mal structurée.

Patrick
20/04/2015 à 22:20

J'ai déjà regardé quatre ou cinq épisodes et malgré cette vie dans un passé lointain j'attends avec impatience le moment où un traitre,(ce sont tous des traitres à priori) sortira son smartphone pour prévenir qu'un dragon arrive ! Car c'est fou tout ce qu'il fabrique pour l'époque.... Moins d'humour que dans les Pierre à Feu, mais distrayant car il y a de jolies actrices généreuses de leur personne! Quoi d'autres ? ;-)
J'exagère je sais, il faut reconnaitre que ce feuilleton est une admirable réalisation de communication, nos produits nationaux ont à apprendre.

Simon Riaux - Rédaction
20/04/2015 à 15:19

@poussin
Faut pas pousser poussin.
De toute évidence, cet article est écrit dans une langue qui fait honneur non seulement à la langue française, mais propose un décalque plus que pertinent de la poétique Proustienne.
Un peu d'humour, que diable.
(ah et oui, Brienne qui croise n'importe qui, n'importe où, tout le temps, c'est un peu gros, et Littlefinger est interprété très grossièrement).

shion grand pope
20/04/2015 à 13:48

lol ca va saigner depuis le temps qu'on m'annonce ça dans cette série mdr

TropdeB.Atuelefilm
20/04/2015 à 11:40

Et pour ceux qui ont vus les 4 premiers...

poussin
20/04/2015 à 09:41

En plus d'être mal écrit, votre article n'a pas de fond.
"Clairement, il s'agit là d'une intrigue aux ficelles un peu grosses, mais plaisantes. En effet, Brienne est toujours synonyme de tripailles et de combat, tandis que Littlefinger, s'il joue comme un cochon roublard neurasthénique, nous réjouit par sa veulerie."

Utilisez de jolis mots est un art que vous ne savez pas appliquer.

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