Stargirl : la nouvelle héroïne est-elle la bonne surprise des séries DC ?

Arnold Petit | 21 mai 2020 - MAJ : 21/05/2020 14:09
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photo, Brec Bassinger

Geoff Johns s'est associé à Greg Berlanti, l'architecte du Arrowverse, pour porter son personnage à l'écran. Mais est-ce que c'est bien ou pas ?

Alors que Marvel domine le grand écran avec ses Avengers et autres Spider-Man, de son côté, DC s'est largement imposé à la télévision en matière de super-héros avec ses différentes séries. D'abord en bâtissant un univers harmonieux et bienveillant de plus en plus étendu autour d'Arrow, The Flash, Batwoman, Supergirl et leurs camarades sur The CW ; puis avec d'autres séries, comme Titans, Swamp Thing, Doom Patrol ou la fantastique série animée Harley Quinn, qui ont vu le jour sur DC Universe. 

Depuis le 18 mai, la plateforme de streaming accueille une nouvelle venue : Stargirl, avec un épisode chaque semaine, diffusé le lendemain sur The CW. La série de Geoff Johns et Greg Berlanti n'est-elle qu'une adaptation de super-héros parmi les autres ? On fait le point sur le premier épisode.

ATTENTION : SPOILERS !

 

photo, Brec BassingerMasque obligatoire

 

A STAR IS BORN

Alors que Supergirl, Flash ou les Titans jouissent d'une certaine popularité, Stargirl est un personnage quasiment inconnu du grand public, mais qui a une résonance très personnelle pour Geoff Johns. Devenu l'une des grandes figures du monde des super-héros grâce à son travail sur Green Lantern, Superman ou Aquaman, il a débuté sa carrière chez DC avec Stargirl, qu'il a créée en 1999 avec Lee Moder en s'inspirant de sa soeur, disparue dans un crash d'avion trois ans auparavant. Un personnage plein d'optimisme, incarnant l'espoir et faisant équipe avec son beau-père, Pat Dugan, dans Stars and S.T.R.I.P.E. Il est donc normal que Geoff Johns soit lui-même aux commandes de cette adaptation, accompagné de Greg Berlanti.

Ce premier épisode (écrit par Geoff Johns) reprend fidèlement les origines de Courtney Whitmore (Brec Bassinger), qu'on découvre avec sa mère Barbara (Amy Smart), son beau-père Pat Dugan (Luke Wilson), et son demi-frère Mike (Trae Romano), en train de déménager dans la petite ville de Blue Valley, dans le Nebraska. Un endroit chaleureux et ennuyeux où les gens disent bonjour aux autres quand ils se croisent. Malgré les encouragements de sa mère et les efforts de Pat pour être le meilleur beau-père possible, l'adolescente ne s'intéresse pas à lui et le considère comme un raté, jusqu'à ce qu'elle découvre un mystérieux bâton qui avait appartenu à Starman au milieu de ses affaires entreposées au sous-sol.

 

photo« Chérie, tu sais dans quel carton se trouve mon bâton mystique qui brille tout seul ? »

 

STARDUST

Stargirl n'est pas comme les autres séries de super-héros et ceux qui s'attendent à une énième production au rabais du Arrowverse ou à la noirceur de Titans vont être déçus. La série sait à qui elle est destinée et n'essaie pas de le cacher, au contraire, puisqu'elle reprend tous les codes du teen movie - des disputes avec les parents à l'insupportable troupe de pom-pom girls, en passant par les joueurs du lycée qui brutalisent les autres pendant le déjeuner.

Malgré son scénario classique, la série apporte quelque chose de différent au genre, et dégage une énergie enthousiasmante et une légéreté enfantine, en adéquation avec son héroïne. Encore plus quand Courtney se met à faire de la gymnastique la première fois qu'elle découvre le Bâton Cosmique (un personnage à part entière), ou lorsqu'elle survole la ville accrochée à lui.

 

photo, Brec BassingerStargirl et son nouvel ami

 

Ce premier épisode sert véritablement d'introduction au personnage de Courtney Whitmore, à son histoire, à la façon dont elle a acquis ses pouvoirs ainsi qu'à l'univers dans lequel elle évolue. Une héroïne incarnée à merveille par Brec Bassinger, capable d'être aussi dure qu'adorable, et d'insuffler toute l'insousiance et l'allégresse nécessaires à son personnage, tandis que Luke Wilson, de son côté, est parfait dans le rôle du gentil beau-père qui veut bien faire. Même s'ils ne sont pas souvent ensemble, les deux personnages ont déjà une certaine alchimie et on se doute que la relation conflictuelle entre Courtney et Pat va progressivement évoluer et devenir essentielle, l'un apprenant à faire équipe avec l'autre face au danger.

En plus de son casting, Stargirl peut également compter sur des moyens plus conséquents. Les effets spéciaux sont plus spectaculaires que dans les autres séries DC, comme le prouve la scène d'introduction, qui se déroule dix ans plus tôt, au cours d'une impressionnante bataille entre la Société de Justice d'Amérique (ou Justice Society of America dans sa version originale) et leurs ennemis de la Société d'Injustice. Une séquence qui présente d'emblée tout le potentiel de la série et permet d'installer les enjeux dès le départ... mais qui semble avoir été ajoutée simplement pour respecter le cahier des charges des séries de super-héros.

 

photo, Luke Wilson« Ça, c'est le Bâton Cosmique. Y en a beaucoup comme ça, mais lui c'est le mien. »

 

SHOOTING STARS

Cette scène d'ouverture montre un affrontement qui oppose Wildcat (Brian Stapf), Hourman (Lou Ferrigno Jr.), Doctor Mid-Nite (Henry Thomas) et Starman (Joel McHale), à The Wizard (Joe Knezevich), Tigress (Joy Osmanski), Sportsmaster (Neil Hopkins), Icicle (Neil Jackson) ou encore Brainwave (Christopher James Baker). Un événement qui a marqué la fin de l'Âge d'Or des Héros, d'après la série, mais qui n'a visiblement eu aucune conséquence.

Le monde n'a pas été plongé dans le chaos, les gens continuent de tranquillement mener leur existence, et personne ne semble vraiment s'inquiéter de l'absence des héros disparus, en dehors de Pat. En plus de cette incohérence, la série essaie d'être à la fois sombre et drôle en conjuguant la tragédie avec de l'humour bien lourd, mais ne réussit finalement ni l'un, ni l'autre. Si bien que la séquence dénote complètement avec le reste de ce premier épisode.

Il aurait été probablement plus intéressant que la série assume sa carte adolescente jusqu'au bout dans un premier temps, plutôt que d'essayer de rattacher son scénario aux traditionnelles histoires de fin du monde qui garnissent déjà les autres séries. La seule explication plausible serait que Courtney forme une nouvelle génération de héros dans cette première saison, afin de donner naissance à ce qui correspondrait à l'Âge d'Argent. Difficile de faire des prédictions seulement au bout d'un épisode, mais malgré ses défauts, Stargirl est une série pleine de promesses, avec un casting impeccable et des moyens à la hauteur de ses ambitions. Reste à savoir lesquelles.

 

photo, Brec BassingerBrec Bassinger, atout star de Stargirl

 

Sans essayer de révolutionner le genre pour autant, Stargirl est une série qui amène un élan de fraîcheur bienvenu aux séries de super-héros, notamment grâce à son ambiance de teen movie et son merveilleux casting.

Stargirl est diffusé sur DC Universe avec un épisode disponible chaque lundi et diffusé le lendemain sur The CW.

 

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commentaires lecteurs votre commentaire !

moimeme
23/05/2020 à 08:03

je suis vieux mais j'ai kiffé meme si c'est maladroit comme serie je regarderai jusqu'a la fin

Chris11
22/05/2020 à 21:00

Comme Ben, j'ai apprécie l'épisode 1. Ca casse pas des briques, mais c'est 2-3 niveaux au dessus de Flash ou Arrow, ne serait-ce que par la mise en scène qui n'est pas statique.

STOCK59
22/05/2020 à 20:54

''série pour ado'' merci pour mes 39 ans...

tuk
22/05/2020 à 17:44

Vu... Et cela n'annonce rien de bien nouveau ou d'original.
Ca sent le tout pleiin de gentils et de méchants qui vont se croiser au fur des episodes comme Flash et compagnie, plein de beaux effets spéciaux avec une histoire banal, formaté, sans aucune prises de risques.
Les scenes de nuits sont pas terribles car mal éclairée, et le montage des combats trop rapide, voir brouillons.
Une serie pour ado, peut-etre pas mal, mais trop classique pour mon age... Perso, je vais passer mon chemin...

Dudu
22/05/2020 à 12:51

@timi
Ben , vu le premier épisode , ça pu déjà ... pas besoin d'attendre 2 saisons .... LoL

Numberz
21/05/2020 à 23:29

@ kyle

C'est pas déconnant, le géant de fer se prenant pour superman à la fin du film. #toutestlié

Beutenhemm
21/05/2020 à 20:24

D'un point de vue psychologique, le magique stick à forcément une connotation sexuelle, de plus avec , beau papa , ça surligne un petit peu plus. Respecter l'origin story où faire evoluer, c'est aux créatifs de voir. Perso, après #metoo , et a s'inspirer du meilleur( MCU, BOYS)...

timi
21/05/2020 à 20:09

ca va etre la mm chose que arrow et flash, deux premiere saisons bonnes et apres de la bouse

Ben
21/05/2020 à 18:51

J'ai trouvé pour ma part cet épisode étonnamment bon. Je ne suis pas un grand fan du Arrowverse ni de Berlanti en général même si on peut lui attribuer le mérite d'avoir donner vie à un univers DC généreux, cohérent et foisonnant pour le petit écran là où le grand en est incapable.

Stargirl bien que très classique dans son déroulé bénéficie d'un casting vraiment bon et d'effets spéciaux à la hauteur. Bon, ça parle quand même beaucoup et le premier épisode traîne en longueur à cause de ça. Mais c'est vraiment chouette visuellement.

Pour le robot, ça m'a beaucoup fait pensé à "Big guy" de "Big Guy & Rusty" de Frank Miller.

Kyle Reese
21/05/2020 à 15:45

Juste pour dire que le robot géant sur l affiche me rappelle celui du Géant de fer.
Sinon je suis trop vieux pour cette série. Et hop je repars.

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