Final Fantasy VII : on a testé le retour du Roi, entre archaïsme et révolution

Simon Riaux | 16 avril 2020 - MAJ : 16/04/2020 18:56
Simon Riaux | 16 avril 2020 - MAJ : 16/04/2020 18:56

Mesurer l’impact de Final Fantasy VII paraît une tâche incommensurable, tant son influence vidéoludique et culturelle aura été majeure entre les 23 années qui séparent la sortie de l’œuvre de son présent remake. Avec lui, les joueurs occidentaux auront découvert le jeu de rôle nippon, se seront familiarisés avec une ambition épique et narrative hors-normes, avant de se lier à des personnages devenus si familiers qu’ils sont régulièrement apparus dans des suites, des spin-offs, voire d’autres licences (coucou Kingdom Hearts).

Dès lors et à la faveur des divers bonds technologiques accomplis depuis 1997, l’idée d’un remake a progressivement germé chez les joueurs, jusqu’à l’annonce officielle de sa mise en chantier en juin 2015. Presque cinq années plus tard, le Final Fantasy VII nouveau (version 2020) est arrivé, et on se penche sur son cas.

HYPERACTIVE TIME BATTLE

Le système de combat du jeu original constituait un des cœurs de son expérience. Reposant sur une répartition au tour par tour des actions de chaque héros, et sur les conséquences de leurs équipements de diverses matérias (unités magiques octroyant des possibilités offensives, défensives et des soutiens divers), il proposait une expérience ludique et exigeante, permettant au joueur d’appréhender d’innombrables situations d’innombrables manières.

À l’annonce d’une refonte totale de ces principes, on craignait de perdre la finesse, voire l’implication provoquée par cet ensemble admirable d’équilibre. Il n’en est rien et c’est peut-être la plus grande réussite de cette relecture. En apparence, l’énergie du joueur sera dirigée vers un fonctionnement d’action RPG, plus direct, vif, poussant à marteler la manette pour enchaîner attaques, sorts et compétences dévastatrices.

 

photoLes boss sont l'occasion de joutes homériques

 

Mais ces dernières, selon leur nature ou leur puissance, réclameront plus ou moins de temps de charge, charge qui se régénère à coups d’attaques de base, d’où la nécessité de demeurer en permanence mobile, mais aussi de changer de héros continuellement, afin d’optimiser leurs actions et d’en maximiser les impacts. Ainsi, cette jongle guerrière ressuscite l’excitation des jauges ATB de 1997, à la différence que manette en main, on n’attend plus en suant à grosses gouttes que vienne notre tour, on est acteur de son avènement.

Si les matérias sont moins nombreuses et variées que jadis, tout comme les armes et leurs possibilités d’évolutions finalement très corsetées, les éléments, la sensibilité ou la résistance des ennemis comme des protagonistes, ainsi que la complémentarité de cette organisation frénétique mais jamais bourrine font des combats un mariage parfait de pulsations et de réflexion. L’euphorie provoquée par la victoire, ou tout simplement la maîtrise d’une nouvelle typologie d’adversaires, en est décuplée.

 

photo Final Fantasy VIIComme quoi, on peut être coiffé n'importe comment et être un redoutable adversaire

 

LES LARMES DE MIDGARD

Il est entendu qu’une performance technique ne fait pas un jeu, que le luxe d’une modélisation ou la finesse d’une texture ne remplaceront jamais un gameplay addictif, mais Final Fantasy 7 pousse ces problématiques à un niveau pour ainsi dire inédit. Sans doute conscient que les joueurs fantasment un Midgar à la hauteur de leur imagination, des personnages aux émotions bien réelles, depuis une vingtaine d’années, ce remake ne pouvait s’entendre que comme un pur tour de force technologique.

Et si on note ici et là des textures baveuses, tardant à s’afficher ou curieusement simplistes, l’essentiel de l’aventure est un ravissement aux proportions inouies. Inutiles de s’attarder sur la direction artistique, géniale dès les origines, encore développée via Advent Children, et libérant désormais sa pleine puissance évocatrice. Au-delà de ses rodomontades visuelles, la traversée de Midgar accomplit un miracle de détails.

Les bras de Cloud, battant discrètement la mesure devant un juke box, une inflexion qui meurt au fond de la gorge d’un personnage secondaire découvrant son quartier réduit en cendres… Le jeu regorge de milliers de motifs de sidération, d’émerveillement, rehaussé par une écriture qui relève un défi impossible sur le papier, à savoir combler les gouffres d’écriture de la mouture originelle. En effet, la bonne trentaine d’heures que propose l’exploration de Midgar vient en lieu et place de l’introduction d’hier, qui durait moins d’une dizaine d’heures.

 

photoLa découverte de la maison d'Aerith, aussi connue sous le nom de Domaine de la Chialance

 

Square s’est donc échiné à donner de la chair aux protagonistes mais aussi aux seconds couteaux et aux figurants. La cité grouille, ses taudis s’animent, toutes les ruelles bruissent d’une vie qui ne parait jamais artificielle. Final Fantasy fait feu de tout bois, accordant le même soin pour incarner la silhouette voutée d’un vieil homme ou retranscrire les proportions herculéennes du décor unique de notre odyssée.

Ville-monde, ville concept, Midgar incarne les tensions de l’univers dépeint dans Final Fantasy 7 et se positionne comme une vision radicale d’une lutte des classes aboutissant à la mort de la planète, son assèchement biologique autant que spirituel. Recycler cette vision allait de soi, en faire une source d’émotion était une autre paire de manche. Square y parvient, à la manière d’un peintre n’abandonnant jamais, malgré la démesure de la fresque entreprise. La lumière caresse les peaux, les voix (incroyablement réussies et synchronisées, grâce à une nouvelle technologie, y compris en français) portent des sentiments parfois extrêmement complexes.

 

photoChaque secteur de Midgar dégage une vie propre

 

PARADOXE FANTASY

Mais toutes ces éclatantes réussites se brisent souvent sur de cruels récifs. Pour brillamment narré qu’il soit, le jeu ne parvient jamais à dissimuler l’antiquité de certaines mécaniques, clonant couloirs après couloirs, après arènes génériques. Convaincu de devoir faire muter le prologue d’hier en premier acte sauvage et steampunk, Final Fantasy 7 se transforme donc en interminable aventurette sur des rails téléguidés, ne laissant jamais véritablement au joueur la possibilité de dévier.

Or, pour le connaisseur comme le nouveau venu, c’est là précisément la promesse du jeu : une évasion qui annihile les carcans, plutôt qu’un miroir aux alouettes qui ne s’assume jamais. Car ils sont nombreux et interminables ces passages qui dilatent le récit. Qu’on traque un voleur porcin, qu’on parte à la recherche de chatons, où qu’on crapahute vingt bonnes minutes sur les luminaires d’un hall d’immeuble, les ficelles vouées à nous ralentir sont épaisses. Épaisses et vieillottes, comme si le génie des combats, la démence de ce festin plastique, avaient fait oublier à ses concepteurs comment ces deux domaines pouvaient bien s’articuler. Et c’est que l’on touche à la singularité, et peut-être la beauté, de Final Fantasy 7. Annoncé comme le découpage épisodique du chef d’œuvre matriciel de 1997, on peut d’ores et déjà considéré que ce projet pharaonique n’adviendra jamais vraiment.

 

photoDans la catégorie perte de temps, la chasse aux fantômes se pose là

 

Côté scénario, pour sensible que soit l’écriture, on assiste également à une déroute progressive, tant la narration se refuse à modifier en profondeur le tempo de l’intrigue, pour nous offrir quoi que ce soit de conclusif à la fin de notre parcours. Les nouveaux venus, s’ils ne se sont pas farci moult guides ou vidéos explicatives, ne pourront deviner le sens des visions qui assaillent Cloud, la nature d’Aerith, ou ni même entrevoir l’ambition véritable du récit. Plus étrange et embarrassant, quand les dialogues et leur interprétation impressionnent souvent, tandis que le jeu prend son temps sans jamais se faire presser, certaines révélations essentielles nous sont jetées à la figure avec une désinvolture qui aurait presque des airs de panique improvisée.

Kézako le Wutaï ? il faudra attendre une discussion secondaire anodine pour bénéficier du minimum d’infos vitales. Qui sont les Anciens ? Tous nos héros l’ignorent, mais manifestement pas les auteurs de films publicitaires Shinra… Autant d’incohérences et facilités qui minent régulièrement l’immersion.

 

photoQu'est-ce qu'on ferait pas pour cette bouille d'ange ?

 

Condamné à sortir découpé sur au moins deux générations de consoles, complètement décorrélé de la cohésion qui fit son génie, le jeu et son espace confiné ont des airs de renoncement. Avec ce degré de perfection, impossible de nous offrir plus. Et peut-être même, impossible de jamais s’acquitter de cette tâche vertigineuse.

À bien y regarder, ce projet fou tient le grand écart entre ravissement et frustration, modernité et archaïsme, renouveau et recyclage. Ce qui achève de passionner dans ce Final Fantasy 7, c’est la tension insoluble entre ses exploits et ses angles morts, ou comment le prodigieux côtoie l’impasse. Opéra aussi grandiose qu’incapable de tout à fait tenir ses promesses, l’œuvre impressionne par ses contradictions, ses réussites, et la pression folle qu’elle assume de porter sur ses épaules. Une création pharaonique, intemporelle et fascinante.

 

photo

Résumé

Chef d'oeuvre de combats, grand huit émotionnel, autant que vieillerie incapable de se défaire de ses vieux réflexes, Final Fantasy 7 est une création paradoxale, vertigineuse, à la singularité passionnante.

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commentaires

HPDyer
04/05/2020 à 08:50

@SimonRiaux
"On sait au moins depuis GTA3 qu'une ville peut faire un excellent monde ouvert. Depuis presque 20 ans donc."

Euh... On sait qu'une ville peut faire un excellent bac à sable dans lequel on peut intégrer, aux forceps, une grosse narration qui tâche.
Créer un OW narratif, ça par contre, on ne sait toujours pas faire.
Même les frères Hauser se sont cassés les dents dessus...

Pour FF7R, un OW à ce moment du jeu aurait été un pur non sens, même si SE auraient pu faire mieux que de minabled dédales de couloirs labyrinthiques...

Simon Riaux - Rédaction
19/04/2020 à 11:27

@tamalhou

Concernant Crisis Core, c'est justement un gros problème.
Si un remake s'étalant sur plusieurs dizaines d'heures à besoin d'un autre jeu, sur une autre console, sorti il y a plusieurs années, alors qu'il s'adresse en grande partie à de nouveaux jours, pour poser les bases de son récit, alors il y a un gros problème.

Quant aux zones ouvertes, la question du décor urbain n'est pas un souci.
On sait au moins depuis GTA3 qu'une ville peut faire un excellent monde ouvert. Depuis presque 20 ans donc.


18/04/2020 à 18:17

Très bonne critique sans spoil. Avec spoil je me serais permis beaucoup plus d'énervement. Les japonais qui d'habitude s'excusent pour un métro arrivé en retard de 20 secondes... Là on est proche du hara-kiri.

Tamalouh
18/04/2020 à 13:47

Pas d'accord
Beaucoup des incohérences que souligne l'auteur sont expliqué et détaillé dans le jeu final fantasy crisis core sur psp, prequel de final fantaisy 7. Tu comprends toutes les visions.
J'ai adoré faire le jeu, je le refais en difficile, et même si on peut se pleindre, que c'est pas très ouvert dans midgar Bha ça l'était pas dans non plus dans le jeu originel et c'est une ville quoi, des rues des bâtiments, tu te pleins de marché dans des couloirs dans une maison ? Dans des rues dans une ville ?
Bon je sais c'est un peut moyen comme argument mais j'ai pas mieux.
Dans l'ensemble je trouve que c'est bien écrit, souvent ce sont même les développeurs du jeu qui s'adressent aux joueurs, à travers les autres personnages, et ça permet de savourer les choses qui ont changé. Que l'expérience oscille entre contemplatif et action, et c'est loin d'être décevant. Remplacer les phase de farm du jeu originel par des combats d'arène, qui sont de vrais challenges techniques en difficile ne me dérange pas le moins du monde.
!!! SPOILER !!!





J'ai adoré le fait que le scénario justifie lui même ces changements, sans renier l' existence du premier, j'ai trouvé ça genial
La seule chose qui m'a un peux frustrée c'est le nom de personnage jouable, mais j'espère que numéro 13, Vincent, cait sit et yuffei arriveront dans la suite de se remake, qui donne une leçon dans le remake de jeu vidéo, à tout ceux qui se contante de servir la même soupe en plus joli. Ça a beau être une très bonne soupe, je l'ai déjà mangé.

Ryoga
17/04/2020 à 10:26

Adolescent lors de la sortie du jeu original, celui-ci a été pour moi le jeu qui m'a lancé dans ma passion pour les j-rpg depuis plus de 20 années.
A l'annonce de son remake et de quelques vidéos (cet opening qui me fout les poils a chaque fois) j'ai évidemment, comme j'imagine beaucoup de nostalgique, été ravi.
Mais malheureusement, pour moi, c'est une déception comme jamais je n'en ai ressenti dans ma carrière vidéoludique...
Quel mauvais jeu. Je sais que le mot mauvais est fort mais je n'ai rien ressenti d'autre pendant tout le parcours de ce midgar/couloir... On nous avait promis de découvrir cette ville sombre et emblématique et on n'a juste parcouru de longue lignes coupées d'espace plus large pour quelques combats anecdotique. Alors oui c'est beau (passons les textures immonde jpeg, si sa avait été le seul souci sa ne m'aurait jamais dérangé) mais c'est ennuyeux ! La fonction d'un jeu n'est elle pas l'amusement ? Sa ne l'était pas. On ne fait que grimper et descendre des echelles.. Passer dans des passages étroit.. Puis marcher lentement sur des poutres en équilibre... C'est lent.. Et on nous rallonge le tout pour aller chercher des trésors totalement inutiles... Puis, après des mécaniques pas du tout amusante répétées trop de fois on a des combats de boss, qui pour le coup sont sympa, vraiment, même si la caméra est totalement aux fraises. Certaines compétences sont inutiles (trop longues à se mettre en route et donc finissent à côté bien qu'on ai log le mob) mais les sorts sont assez bons dans l'ensemble. Ne parlons pas des espers qui, sincèrement, ne servent à rien...
Puis vient, encore pour moi, le pire de se jeu : l'écriture et le jeu des acteurs..
Alors peut-être que je me fais trop vieux et que tout l'acting a été penser pour les jeunes générations fan de kpop et de drama mais franchement c'est mauvais.. Tellement mauvais. C'est surjouer, gnan gnan et cucu au possible. Cloud est en permanence agacé par tout (style adolescent en pleine crise) les filles minaude et glousse comme pas permis et la palme revient a barreth le plus pénible de tous (arrête de gueuler René).. Bref sur le jeu original ou les persos étaient muets et ou le peu de texte, pas très bien traduit pour l'époque, laissait de la profondeur et de la matière, la tout est dénaturés et nivelé par le bas... Et même si l'effort de doublé en français est louable (perso j'ai vite passé en japonais qui était tout aussi pénible, puis en anglais le moins pire des tous) sa n'en reste pas moins déconcertant et affligeant. Et sa attend son climax du ridicule au wall market, du début à la fin de se chapitre, j'ai eu envie d'arrêter. Mais j'ai été au bout de se jeu pour essayer de trouver mieux et ce n'est pas arrivé.
Pour conclure ce jeu n'est pas un remake, c'est un tout autre jeu qui parodie grossièrement le jeu Final Fantasy 7 de 1997.
Si vous aimez les quêtes secondaires aller retour juste mis en place pour allongé la maigre durée de vie
Si vous aimez les musiques parfois épiques (nubuo the master) et parfois pénibles (oui oui encore toi wall market)
Si vous aimez les séries B et les moments gênant ou notre héros ne sait pas faire un high five
Si vous aimez les coupes de cheveux imaginé par testuya "ceinture et fermeture éclair" nomura
Et si vous n'en avez rien à faire du jeu original
Et bien se jeu est pour vous. Mais sincèrement, si il n'avait pas la marque FF7, sa serait aux yeux de tous (et surtout de la presse aveugle ou rémunérée ?) un jeu banal et sans saveur...
La suite, si il y a une suite, se fera sans moi. Je préfère garder un bon souvenir de ce magnifique jeu qui m'avait mis le pied a l'étrier et vite oublié se passage a la hd

Natsury
17/04/2020 à 09:59

Bonjour,

D'accord avec le commentaire précédent , cependant un autre Ff aurai était plus valable que un remake du rois des Ff par un ff qui est très loin de la légende ... en sachant qu'on risque de ne peut être jamais voir une suite :) !! la difficulté je préfère 100x celle des anciens Ff ( tous compris ) la difficulté augmente au fur et a mesure et si en end-game je veux battre le boss caché je dois pex pendant des heures ???? !!
ici on fou une difficulté en enlevant la fonction objet ?!?!?! et on fou des mobs qui tape fort ( waouh super )
En tout cas extremement déçue par ce Ff ...En même temps squarenix qui sort un bon Ff ... la blague on a jamais vu ça encore ????

Xsylvx
16/04/2020 à 20:05

Bon jeu mais c'est vrai que rester dans midgar pendant 30h c'est un peu chiant et pour l'attente du jeu ils auraient pu faire un effort sur les décors qui sont vraiment dégueulasse à certains endroits. La finition des personnages principaux et simplement sublime du coup quand un décor est foiré on le remarque direct. Pour 15 ans d'attente ils auraient pu faire beaucoup beaucoup mieux surtout pour les nombreux fan qui attendait ce remake en espérant que la deuxième partie sera beaucoup plus soigner et étoffé avec plusieurs lieux à explorer. La c'est même pas la moitié du cd1 du jeu original un peu foutage de gueule quand même mais tout ces défauts mon pas empêcher d'apprécier ce remake....

Andrew Van
16/04/2020 à 17:50

Assez d'accord.

Ce projet fait un peu monstre de Frankenstein, comme si deux boites de développement avaient bossé sur le projet à des temps différents.
Même graphiquement… personnage et fx superbes mais décors souvent honteux et des textures ps2 gênantes.

En gros les éléments repris du jeu original sont sympa et jouent sur la nostalgie… mais les rajouts dignes d’un mauvais RPG Corréen sont nazes…

Bref ce jeu et bourré de défauts sur tous les aspects (graphisme, musique, gameplays, mise en scène, scenario, jeux incomplet rallongé à la nullité… Paradoxalement des qualités dans tous les éléments cités), mais c’est un vrai plaisir à jouer ! ça fonctionne !

Selon qu’on voit le verre a moitié plein ou vide, c’est une demi déception ou une demi victoire…

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