Red Dead Redemption II : critique du chef d'oeuvre raté de Rockstar

Créé : 13 novembre 2018 - Simon Riaux

Son prédécesseur a marqué l'histoire du jeu vidéo il y a huit ans de cela. Red Dead Redemption II se devait d'honorer cette quasi-décade de silence en aposant sa marque sur un genre que Rockstar a plus que contribué à populariser. Et si le studio donne le sentiment d'avoir lancé toutes ses forces dans la bataille, parvient-il à viser le coeur ? Notre test sur Playstation 4.

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LOW BOYS

1899. La troupe de bandits de Dutch est réputée dans tout le pays et comptait sur un dernier gros coup pour pouvoir se retirer et profiter d'une retraite bien méritée. Mais en lieu et place de l'or, de la terre et des femmes, ils ont rencontré le plomb, les balles, la loi et l'ordre. C'est un groupe d'hommes et de femmes désorientés que rencontre le joueur en débutant la partie.

Eparpillés au coeur des Rocheuses, piégés par un blizzard persistant, ils viennent de se frotter à l'agence Pinkerton et ses tueurs sanguinaires. Le joueur se glisse dans la peau d'Arthur Morgan, lieutenant historique de Dutch, partagé entre sa loyauté filiale et la détestation de ce que lui et ses semblables deviennent, poussés par les circonstances à des agissements de plus en plus extrêmes. 

 

 

Dès une introduction pour le moins hivernale, nous voici placé au coeur d'un monde dont l'ambition première est aussi simple qu'audacieuse : nous faire oublier tout ce qui l'a précédé en matière de monde ouvert, et substituer à un genre aux mécaniques ultra-codifiées un véritable microcosme, un être vivant palpitant, dont le joueur n'est jamais qu'une infime cellule, parcourant ses artères, fouettant son sang au gré de son appétit pour l'exploration et la découverte.

Et en un sens, Red Dead Redemption II est tout prêt de réussir son pari, tant l'Ouest Américain qui se déploie sous nos yeux déborde d'essence, dégueule littéralement d'existence. Si l'épisode précédent vous avait marqué par son goût pour la contemplation, attendez-vous à un véritable choc.

 

photoEt n'oubliez pas votre bandana...

 

WILD WILD WEST

Pas un centimètre carré du dernier né de Rockstar ne paraît inerte. Des prairies verdoyantes du Heartland aux saillies minérales des Grizzlies, des profondeurs du bayou aux arrières-salles enfumées des saloons, tout ici concourt à façonner une cathédrale organique, sorte de grande célébration d'un genre protéiforme, qui tenterait, dans un geste ahurissant et un brin mégalomane, de rassembler La Horde sauvageL'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford et le goût pour l'exploration d'un certain Terrence Malick.

Il faut avoir ressenti le désir, un peu fou, de se retrancher soudain d'une fusillade, pour mieux admirer le ballet des tireurs s'agitant dans la brume matinale, ou espionner une carave de pionnier avec un raid, quand les chevaux s'éveillent et s'ébrouent dans une aube humide, afin de saisir la portée et la réussite de ce monde, dont chaque centimètre carré virtuel est un condensé de fantasme.

 

photoVotre personnage, Arthur

 

Le joueur n'est plus ici qu'un agent infime, plus souvent spectateur qu'acteur, d'un système et d'une dimension qui le dépassent en tout. Rarement se sera-t-on senti aussi infinitésimal devant un piton rocheux, ridicule face au grognement d'un crocodile, ou désolé de constater les ravages d'un régime trop brutal sur son canasson favori.

L'illusion est si habilement tissée que lorsqu'explorant les marais, on tombe sur un groupe du KKK baptisant un nouveau membre, et on se surprend à murmurer, observant des saynètes que n'aurait pas renié le Quentin Tarantino de Django Unchained.

 

photoUn beau jour pour tuer du pionnier

 

KILLER ELITE

La grande réussite de Red Dead Redemption II ne tient pas seulement dans le déferlement technologique qui s'abat sur le joueur, ou la variété stupéfiante des paysages ; pas plus qu'elle ne provient de l'amoncèlement continu de détails. Non, ce n'est pas parce que vous découvrirez, après avoir porté un cadavre, votre épaule dégoûtante de sang coagulé, ni parce que vos semelles s'impriment comme jamais dans la neige, que vous serez chahuté, mais bien par l'intrication continue de ces ingrédients.

Le meilleur exemple en est peut-être l'évolution très fine des décors, cette manière qu'a un paysage de se transformer par touches minuscules, jusqu'à ce que vous compreniez soudain qu'il est temps de changer de tenue. Et si le jeu se contentait d'être une fort immersive carte postale... mais plus encore, il prend un malin (et fascinant) plaisir à mettre en scène la mort annoncée du berceau de vie qu'il nous permet de traverser.

 

photoPrêt pour une petite ballade ?

 

Un des lieux appelés à demeurer emblématiques de l'oeuvre est assurément la ville de Saint-Denis, qui accueille le choc culturel violent qui donne son sel au récit, entre l'appel à l'aventure lié à Red Dead et l'électricité des GTA. Saint-Denis est un pastiche de la Nouvelle Orléans, avec ses villas coloniales, son simili-Carré Français, mais aussi ses gargottes cajuns, ses quartiers malfamés, ou sa zone industrielle en pleine effervescence.

C'est là qu'implose et mute la promesse même du jeu, Rockstar s'amusant à nous immerger temporairement dans ce coeur palpitant de la Révolution Industrielle, à laquelle nos personnages, et le monde qu'ils tentent de préserver, veulent absolument échapper. L'expérience de se livrer à maintes rapines, ou tout simplement d'arpenter ses rues (annonçant une modernité aussi désirable qu'implacable, quand les pacaniers dégoûtent de rosée), est une expérience vidéoludique inédite, mais aussi singulièrement profonde.

 

photoLe camp de votre bande, lieu de vie et de repos

 

ATTENTION LES DOIGTS

Malheureusement, Red Dead Redemption II ne se limite pas à cet univers d'une richesse et d'une beauté étincelantes. Ce monde suintant la vie au détour du moindre pixel accueille en son sein un gameplay d'un autre âge, parfois proche du sabordage pur et simple. Si on s'agace immédiatement de certaines approximations rageantes (voir son cheval percuté par une cariole dingue après une heure de mission est une expérience traumatisante), il suffit de quelques minutes pour réaliser que ce qui pousse le jeu à progressivement s'auto-détruire, c'est à la fois l'archaïsme de l'ensemble et la quasi-incohérence de son assemblage.

La chasse vous tente ? Quête annexe extrêmement vaste, elle permet en outre d'améliorer une grande partie de l'équipement, tout en proposant quantité de défis pour les collectionneurs. Malheureusement, il vous faudra attendre au minimum une vingtaine d'heures avant de pouvoir en profiter pleinement (et encore), le jeu n'en dévoilant les différents aspects qu'au compte-goutte. Aspects le plus souvent invraisemblablement fastidieux, à l'image de l'oeil de Lynx, capacité permettant de suivre un animal à la trace, rendue souvent inutilisable par un vilain bug. 

 

photoVous reprendrez bien un peu de canard ?

 

Mais admettons que vous ayez fini par zigouiller un animal à peu près bouffable et souhaitiez le ramener à votre camp de malotrus. Espérons pour vous que vous aurez eu la bonne idée de traquer la bête dans les environs de votre QG, car la viande aura tôt fait de se gâter et de devenir impropre à la consommation.

Ceci dit, vous n'aurez pas ce problème si, vous précipitant vers votre cheval, vous pressez malencontreusement la touche d'enfourchage un peu trop tôt et qu'un quidam se trouve dans les environs : votre personnage l'agressera alors, entraînant un délit, et donc l'émission d'une prime sur votre tête. Autant de carences sidérantes, démultipliées par des tutoriaux tantôt bien trop longs et âpres, tantôt expéditifs et tardifs, qu'un système de sauvegarde à l'ancienne souligne encore.

Ce ne sont là que quelques uns des plus petits désagréments qui vous attendent durant cette expérience, où chaque dimension du gameplay vient en affronter une autre, voire l'annule. On le voit, Red Dead Redemption II a simultanément été développé comme un trip immersif purement sensoriel, une simulation de western, et un jeu survivaliste. Trois orientations totalement incompatibles en matière d'immersion, car elles reposent sur des mécaniques et un fonctionnement de l'attention toujours changeant, qui piétinent régulièrement l'illusion d'être plongé au coeur d'un western.

 

photoSaint-Denis n'attend que vos balles

 

SCRIPTOR MORTIS 

On est reconnaissant à Rockstar de jouer la carte de la contemplation, du contre-rythme, refusant tout net la dimension pétaradante des AAA contemporains. Mais ce genre d'orientation ne peut se décréter au forceps. Ce n'est pas interdire (ou presque) le déplacement rapide qui amène le gamer à envisager cet univers selon d'autres règles, à y puiser une évasion et un tempo différent. C'est bien l'agencement délicat de deux pitons rocheux dans le couchant, l'émotion de découvrir une vallée encore vierge, qui amène à penser le divertissement comme une échappée belle.

Or, Red Dead Redemption II contraint en permanence son joueur, lui hurlant dans les oreilles sa supériorité, l'intelligence de sa conception et l'exigence de ses valeurs. Soit la meilleure façon de nous rappeler combien il est doux parfois d'orchestrer la rencontre entre une manette et une porte-fenêtre.

Impossible de se sentir immergé dans ce monde quand notre personnage doit presser un bouton plus de deux secondes d'affilée pour espérer fouiller un cadavre, mais peut se contenter de lui marcher dessus pour en récupérer les munitions. Impossible de ne pas pester contre une conception stupide quand fouiller une pièce minuscule revient à se fader des hit boxes imprécises, doublées d'animations à la lenteur proverbiale. Réaliste ? On voit mal comment l'attitude de ce vieux cow boy, qui soupèse chaque paquet de cigarette extrait d'un placard ouvert délicatement au beau milieu d'une fusillade, peut se revendiquer d'un quelconque réalisme.

 

photoUn décor unique et passionnant 

 

Et quand il n'impose pas des manipulations digitales aussi rigides qu'inutilement complexes, le jeu se repose sur des mécaniques curieusement dosées. Battez-vous une seule fois, et la marque des coups sur votre faciès vous obligera à vous nettoyer pour interagir avec les habitants environnants. Mais ne comptez pas trop sur la fameuse pousse en temps réel de votre barbe. Celle de votre serviteur pousse bien plus vite dans le monde réel que celle de son avatar dans Red Dead Redemption II.

 

REVOLVUS TRAGICUS

Du côté de l'écriture, c'est à une semblable tambouille que le joueur est convié. Rockstar a toujours su manier des récits amphigouriques, les fresques aux frontières de la parodie. Qu'ils citent Martin ScorseseBrian de Palma ou Michael Mann, les frangins Houser ont toujours su taper juste, proposant des fresques capables de proposer un véritable point de vue sur la mythologie américaine, grâce à leur sens de l'humour noir extrêmement aiguisé.

 

photoSadie Adler, un des personnages les plus touchants

 

On se souvient de la folie douce avec laquelle le précédent Red Dead jonglait entre cannibales alcooliques, croque-morts nécrophiles, anthropologues cocaïnomanes et autres fous furieux de l'Ouest, pour narrer comment la mythologie de ce temps se confondait finalement avec une bouffée d'entropie ultra-violente. Mais pas de cela ici (ou presque). Le studio a voulu se la jouer grande tragédie, et comédie humaine des bandits de grands chemins.

Et malheureusement, Rockstar n'a pas - encore - les épaules pour cela. Il faut dire que cet étalage de premier degré sentencieux au possible passe d'autant plus mal que l'écriture des missions est terriblement simpliste. De fusillades robotiques (désactivez la visée automatique pour avoir quelque chose à y faire) en missions Fedex (un arc scénaristique est même dévoué à l'échange d'une correspondance entre deux amoureux...), tout complote pour souligner l'esprit de sérieux comme de conformisme assez mal placé de l'entreprise.

Et il vous en faudra pour tolérer parfois pendant des dizaines de minutes la diahrrée fataliste de Micah, le gros accent irlandais de Sean ou la mélancolie en plastique de Charles. Par conséquent, les rares saillies humoristiques paraissent désormais hors-sujet, d'autant plus qu'elles sont le plus souvent cantonnées à des missions secondaires, prétextes à vous faire cavaler d'un point A à un point B.

 

photoLa pêche vous fera mouliner comme il faut

 

Dans ce contexte, la régression vidéoludique des missions laisse songeur. Non pas qu'elles ne recèlent pas de grands moments, de beaux affrontements, et quelques citations (notamment hitchcockiennes) très bien vues. On prend évidemment un certain plaisir à cramer la plantation de sudistes consanguins, comme on ressent une joie profonde à ouvrir les coffres d'une banque pendant que nos complices tiennent en respect les employés. Mais un simple regard dans le rétroviseur, du temps de GTA 3, s'avère terriblement éloquent.

Il n'y a pas si longtemps, encore dans le spectaculaire GTA V, une certaine latitude était laissée au joueur quant à l'exécution de ses missions. Aussi basiques soient-elles, elles n'exigeaient pas une narration interne incontournable et ne reposaient pas sur un amas de script. Dans Red Dead Redemption II, n'espérez pas pouvoir vous échapper un instant d'une échauffourée pour disperser vos assaillants, afin de les prendre à revers en leur balançant des cocktails Molotov. Non, chaque mission se déroule selon un scénario rigide, et vous ne pourrez pas y déroger, sous peine d'échec immédiat. Jamais un monde ouvert n'avait paru si fermé et angoissé à l'idée de laisser la manette influer sur son déroulé.

 

photoLa poudre ne parlera pas souvent... mais un peu quand même

 

LE PONT DE LA RIVIERE COUAC

Red Dead Redemption II est-il pour autant un mauvais jeu ? Non. Certainement pas. Mais il s'agit, à la manière de certaines oeuvres marquantes du 7e art, d'un grand jeu raté. D'un grand jeu en partie abimé par la critique qui, en affirmant dans le monde entier et à l'unisson la dimension révolutionnaire du soft, en a cruellement souligné les aberrations, comme les défauts criants. Une situation qui n'est pas sans rappeler celle d'un certain God of War, portée aux nues assez mystérieusement, malgré quelques très jolies qualités.

En l'état, ce qui sauve la proposition de Rockstar, c'est sans surprise sa richesse, qui semble par moment inépuisable. Par un effet d'accumulation assez étonnant, et passé une trentaine d'heures, le joueur pourra passer outre les mécaniques qui lui déplaisent le plus.

Non pas que le jeu se veuille un RPG à la carte, mais la progression est si anarchique et incohérente (à l'image des noyaux d'énergie qui brident les 20 premières heures avant de perdre toute importance), certains aspects si dispensables (la gestion du camp, sympathique mais potentiellement inutile), et l'univers si vaste et vivant, que le joueur peut ultimement anticiper avec quelles mécaniques il préfère intéragir.

 

photoFaire la course avec le tramway se finit généralement mal

 

Et malgré des dizaines d'heures de dialogues souvent dignes d'un film de lycéens bourrés au John Ford frelaté, et un gameplay qui vous fera plus d'une fois commettre l'exact contraire de ce que vous aviez planifié, de véritables miracles sillonnent l'expérience. Ne soyez pas surpris, si après avoir raté un cambriolage et tué un innocent, vous trouvez ses proches organisant ses funérailles quelques jours plus tard. Ce genre de preuves de vie, Red Dead Redemption II en regorge, pour qui parviendra à s'y rendre sensible.

Rockstar espérait metttre en scène la fin des idéaux américains, la prise de conscience par les derniers purs porteurs du rêve des Pères Fondateurs de sa dimension viciée, quand, dans un geste paradoxal et plutôt touchant, c'est la limite de son propre rêve que le studio pointe du doigt. Ce devait être le monde ouvert qui ferait oublier tous les mondes ouverts, et c'est le premier à s'écrouler sous nos yeux par un trop-plein d'ambitions, tel un écran de cinéma déchiré à force d'être distendu.

 

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Résumé

Red Dead Redemption II peine à remplir sa mission, tant il paraît régulièrement s'écrouler à force d'archaïsmes et de contresens. Comme si Rockstar avait saboté le monde grouillant de vie que le studio déploie sous nos yeux, quand sa poésie, sa richesse et son essence lui garantissaient de faire date.

commentaires

Haarzak 06/12/2018 à 18:14

vous avez tous craqué c’est ahurissant mdrrr, vous avez joué au jeux ???

Nini 22/11/2018 à 22:15

Il faudrait songer à se relire jeune homme... n’est pas journaliste qui veut

Skrupull 20/11/2018 à 14:34

@Galawarrr

Ben oui, entre les moutons et ceux qui les méprisent tout en optant pour le même procédé, c'est pas évident de dégoter quelqu'un qui se pose de vraies questions en jouant à un jeu devenu phénomène. Je fais des critiques Steam perso et quand j'attaque un jeu, je réfléchis bien au propos abordé. Quitte à n'en prendre qu'un pan mais à bien le traiter. Lire 100 fois la même chose sur des trucs génériques, c'est sympa mais ce n'est pas le plus essentiel.

Galawarrr 20/11/2018 à 08:36

@Skrupull

"Mais quand je lis cet article, j'ai l'impression de tomber sur un "pourquoi j'ai raison pourquoi vous avez tort"."

Honnêtement, j'ai l'impression que c'est un peu la marque de fabrique de ce site...

Skrupull 19/11/2018 à 22:55

Je n'ai jamais braqué quelqu'un en ovulant monter à cheval, ma viande n'a pourri qu'une fois sur mon cheval et oui ça m'a semblé court temps vu que j'étais en montagne neigeuse, mais la barbe d'Arthur pousse bien plus vite que la mienne (et la mienne pousse, je dois être à 6 ou 7/10 irl).

Je peux reprocher à RDR2 ses bugs (mission en échec parce qu'un truc à chipoter est bloqué, incapacité du perso à flinguer un mec dans un espace trop exigu à cause d'une caméra rendue folle, cheval qui ne prend pas toujours la route logique et se bouffe des arbres, etc) ou encore ses longues heures de jeu pour pouvoir accéder à des trucs qui semblent basiques, comme la pêche ou le poker. Ah oui, on peut aussi reprocher aux PNJs de ne pas du tout bien jouer au poker. N'essayez pas de les agresser selon la logiques des cartes présentées ou les probas, ils jouent tous comme des débutants qui se foutent de perdre leur blé. Et allez, on peut reprocher les cadavres qui disparaissent de façon très arbitraire parfois, ce genre de truc. Le reproche légitime qui revient le plus souvent, c'est la gestion des primes et ce qui les déclenche. Là oui c'est un point faible, malheureusement.

Je m'interroge personnellement sur l'importance d'un scénar riche dans un univers qui l'est assurément. J'ai ce débat avec un ami en ce moment. Veut-on une bonne histoire mémorable ou un univers mémorable ? Un Last of Us ou un Skyrim ?

Mais quand je lis cet article, j'ai l'impression de tomber sur un "pourquoi j'ai raison pourquoi vous avez tort". Si on dénonce les défauts du jeu, qu'on ne les exagère pas comme s'il fallait s'autoparodier pour être crédible. Ou alors faut y aller à fond, On fait d'Arthur un mec louche qui préfère la compagnie des chevaux à celles de femmes et là on commence à se marrer.

mieuxvautenrire 14/11/2018 à 16:36

Contantine, amis débatteurs, par respect pour notre hôte, son travail et sa participation de grâce ne tombez pas dans ce piège grossier.
Parfois une non-réponse est une réponse on ne peut plus adaptée.
Je remercie l'auteur pour son engagement et sa patience, ainsi que les nombreux échanges passionnés et passionnants qui nous invitent à une réflexion dépassant les enjeux du jeu fut-il raté ou non

Constantine 14/11/2018 à 15:01

Et effectivement allez sucer les boules de Julien Chieze ou de Jeux Actus ( de grands journalistes indépendants c’est bien connus ????)c’est ce qu’ils attendent de vous !

Constantine 14/11/2018 à 14:58

Je ne comprends pas pourquoi Simon Riaux perd son temps à se justifier auprès de mongoles comme ça...

Wladyslaw Bonita 14/11/2018 à 12:57

Et on enfonce gaillardement le clou en renvoyant les crétins vers Kant et Descartes sur la mise à mal philosophique de l'objectivité...

Mais comme ça risque de faire gentiment saigner du nez notre cher Typus, on va gentiment simplifier par : "Etre objectif selon les règles socio-professionnelles dans notre société,c'est énoncer les faits sans émettre de sentiment ni d'opinion ni de jugement,sans oublier d'énoncer les déclarations des différentes parties s'il y en a.

Sur le plan philosophique,l'objectivité n'existe pas.
L'opinion ou la vérité d'une situation dépend du point de vue duquel on l'observe.
Tout est relatif et il est presque impossible que l'humain détienne toutes les données pour savoir juger d'une situation."

Bref, dégage(z) et retourne(z) prendre en bouche des plaisantins comme Julien Chièze, Cagole Quintal, Jeuxactus ou Gameblague et laisse(z) les adultes discuter entre eux.

Bisous, bisous.

Fuck aux Rockstar Boys trépanés 14/11/2018 à 12:42

A l'attention des débiles plus ou moins lettrés qui s'en prennent à la critique juste de Simon Riaux, petite précision.

In la charte du journalisme de Munich datant de 1971 :

"...Parmi les dix devoirs, le respect de la vérité et de la vie privée, l'impératif de ne publier que des informations « dont l’origine est connue » ou accompagnées de réserves, l'obligation de « rectifier toute information qui se révèle inexacte », de « ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement » et de refuser les pressions comme « les consignes, directes ou indirectes, des annonceurs »...

Bref, le dernier commentaire de Typus est pathétique de méconnaissance et de grosse "déguitude" parce que l'on ne se sègue pas comme un dingue sur son jeu.

Ca n'est que du jeu vidéo, putain.
GROW THE FUCK UP.

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