Bioshock 2 : la digne suite d'un chef d'oeuvre ?

Raphaël Carlier | 15 février 2010
Raphaël Carlier | 15 février 2010

Grosse surprise de 2007, Bioshock fut un succès critique et public absolu dépassant les 3 millions de ventes dans le monde. C'est logiquement que Bioshock 2 pointe le bout de son nez et propose au joueur de replonger dans le monde de Rapture, vestige englouti d'une ville utopique. La suite arrive-t-elle au niveau de son ainé, qui marquait à jamais une date dans le jeu vidéo ?

 

 

Dix ans plus tard

 

Dans la peau d'un des tout premiers Protecteurs (Scaphandrier robuste chargé de protéger les énigmatiques petites sœurs), vous vous réveillez dans Rapture dix ans après la chute de son fondateur et des évènements narrés dans le premier volet. L'occasion de découvrir une cité toujours plus rongée par la corruption dont les habitants, les chrosômes, sont toujours aussi peu recommandables. Heureusement, à l'instar du premier volet, vous allez vite trouver de l'aide (ou des guides) , dont un personnage familier, pour retrouver votre petite sœur d'antan et affronter les sbires du docteur Lamb. Un scénario et des personnages moins passionnant que dans le premier Bioshock, mais une narration toujours aussi bien ancrée dans le jeu. Si dans cette suite on perd le plaisir de la découverte, on est toujours subjugué par cet univers fabuleux et dérangeant.

 

 

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures

 

Du côté de la jouabilité, la recette du premier opus est reprise à la lettre avec quelques petites modifications comme la possibilité de pirater les tourelles et caméras à distance, des nouveaux plasmides et fortifiants (les pouvoirs qui transcendent l'expérience de jeu) mais surtout la possibilité de se servir de ses deux mains indépendamment. Ainsi il est désormais possible de figer, brûler, électrocuter un ennemi tout en lui tirant dessus à coup de chevrotine, fusil à rivet, ou au harpon. Les combats gagnent énormément en intensité et offre beaucoup plus de possibilités (entre les différents types de munitions et les améliorations de plasmides les combats seront toujours uniques).

 

 

Bien Préparer ses combats       

 

Bioshock 2 ne manque pas d'action. Mais plus subtilement le jeu vous demandera de ruser bien plus que par le passé. Si dans le premier les combats les plus rudes consistaient à affronter un Big Daddy pour kidnapper sa protégée et récolter son Adam (la source de vos pouvoirs, et de la chute de Rapture), cette fois il ne s'agira que de la partie la plus douce. Une fois les petites sœurs de votre côté, il sera possible de l'embarquer avec vous pour prendre un peu d'Adam sur des corps encore chaud. Alléchant mais redoutable puisque sitôt la petite sœur au travail tous les chrosômes du coin rappliqueront. A vous de préparer le combat à l'aide du décor et de votre équipement, et surtout de bien connaître votre ennemi en effectuant des recherches avec une caméra filmant vos mises à mort (autant varier les approches pour gagner plus de points). Une fois la quantité d'Adam en poche libre à vous de sauver la petite sœur ou de prendre un bonus. Mais prenez garde, une fois toutes les filles d'un niveau sauvées un ennemi encore plus redoutable que les Protecteurs entre en scène : La Big Sister. Et là autant dire adieu aux munitions et kits de soins si durement accumulés. L'Adam a son prix.

 

 

En fin de compte aucun bouleversement majeur pour cette suite. Si les mauvaises langues pointeront du doigt le manque de nouveautés, la richesse, la cohérence et la force de cet univers et de ce gameplay unique font de Bioshock 2 une expérience toujours aussi unique, même si un poil en déca du premier volet. Mais n'oubliez surtout pas le mode multi-joueur solide, véritable cerise sur gâteau permettant de revivre les derniers instants de Rapture et de gagner de l'expérience pour personnaliser son avatar. Toujours aussi indispensable.

 

Retrouvez la (très belle) cinématique de lancement du jeu 

L'annonce de Fresnadillo (28 semaines plus tard) à la barre de Bioshock-le film

 

 

 

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire