Army of Two : de l'action, de l'action et de l'action

Raphaël Carlier | 9 février 2010
Raphaël Carlier | 9 février 2010

Autant le dire tout de suite, difficile de considérer cet Army of Two : le 40e jour comme une véritable suite. Ce nouvel opus s'apparente plus à un gommage des défauts du premier tel qu'il aurait du être en 2008.

 

 

Rios et Salem rempilent. C'est avec plaisir qu'on retrouve ces deux mercenaires vanneurs et bourrins, qui ont le chic pour être au mauvais endroit au mauvais moment. A peine arrivés à Shanghai, la ville sombre en plein chaos sous une pluie de bombes, victime d'une attaque terroriste. Le tutorial assez vite expédié vous permet de vous familiariser avec la nouvelle maniabilité. Si les deux compères se déplacent avec encore un peu de lourdeur, ils sont plus réactifs. Bonne nouvelle les fusillades sont aussi plus dynamiques ne vous forçant pas à rester à couvert jusqu'à nettoyer la zone des ennemis (du moins au début), grâce à une IA moins statique. Peu de nouveautés mais pas mal d'optimisation.

 

 

Le réel ajout se situe au niveau de la jauge de moral. Libre à vous (et votre équipier en coopération) de sauver ou non des otages, d'attacher ou de tuer des ennemis désarmés,.... S'il n'y a pas d'impact sur le coup, vos choix auront une incidence à la fin du jeu en plus d'impliquer le joueur émotionnellement (un mot un peu fort pour Army of Two). Plus intéressant, vous pourrez toujours choisir d'aider ou d'éliminer certaines personnes pour une arme ou de l'argent. Une fois que vous avez fait votre choix une séquence sous forme de bédé montre l'incidence de votre décision. L'ambiguïté sera de mise vous faisant même parfois regretter votre bon cœur.

 

Côté armement, on sent clairement que les développeurs y ont consacré la plus grande attention. Si le système de customisation (achat de nouvelles armes ou accessoires avec l'argent glané en missions) est plus poussé, les armes sont surtout beaucoup plus plaisantes à jouer. Fusil à pompe, fusil d'assaut, sniper, pistolet,... Toutes les armes se valent et procurent des sensations de jeu différentes. Les scènes d'actions (soit 99,8% du jeu) sont beaucoup plus intéressantes. Outre des ennemis « lourds » (lance-grenade, lance-flamme, fusil à pompe) plus variés que dans le premier Army of Two qui nécessitent la bonne approche, la violence est montée crescendo. Un tir à la tête et c'est la décapitation assurée, jouissif et gratifiant.

 

Manque de bol en offrant aux joueurs une aventure sans temps mort et juste prétexte à l'action, l'équipe d'EA Montréal a juste oublié d'ajouter un scénario. Une fois le jeu fini, on se demande toujours ce qui s'est passé à Shanghaï. Pire, là où le premier emmenait le joueur dans plusieurs destinations variées, Army of Two ne quitte pas la mégalopole chinoise. Un zoo, un hôpital, une prison, et des rues. On repassera pour la diversité ! Autre point négatif, certaines séquences lassantes et à la difficulté mal dosée où il faut éliminer des vagues d'ennemis pendant une vingtaine de minutes.

 

Bilan mi-figue mi-raisin pour ce jeu d'action. Maniabilité optimisée, moteur graphique séduisant, les développeurs ont juste oublié de doter leur jeu d'un scénario et d'offrir de la diversité. Mais malgré ses défauts et sa durée de vie  faiblarde (comptez 6h30 en normal) cet Army of Two : Le 40e Jour est plus jouable que le premier opus. Vous y reviendrez autant en coop qu'en solo (avec une IA enfin à la hauteur). Dommage que le multi-joueur ne présente qu'un intérêt limité. Il faudra faire mieux pour le prochain !

 

 

 

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