The Saboteur : rejoignez la Résistance

Raphaël Carlier | 27 janvier 2010
Raphaël Carlier | 27 janvier 2010

The Saboteur est le dernier jeu de chez Pandemic, studio récemment fermé par Electronic Arts. Pour ceux qui ne connaissent pas ils sont derrière des succès (mitigés) comme les Mercenaries et les Destroy All Humans, sans compter Star Wars Battlefront ou Le Seigneur des Anneaux : l'âge des conquêtes.

 

Mais revenons à The Saboteur. Le jeu se déroule principalement dans notre bonne vieille capitale ; avouons que pour une page historique comme l'occupation Nazi, cela tombe sous le sens. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, vous ne pourrez pas visiter la ville dans son intégralité. En contrepartie il vous sera possible de faire un tour en Allemagne Pour ce qui est de l'intrigue, l'Irlandais Sean Delvin se retrouve pris entre deux feux. Antihéros qui veut venger la mort de son ami lors de l'occupation, il avancera aux côtés des services secrets britanniques et de la Résistance.

 

 

Saboteur présente beaucoup de qualités à commencer par un aspect graphique très original et soigné, tout en noir et blanc. Les quelques couleurs qui ressortent sont le bleu et le rouge. Un Sin-City version résistance contre les Nazis en somme, ce qui en réjouira plus d'un...

Autre point positif, une intrigue particulièrement intéressante. Mais si le fond historique est bien connu, le scénario prend quelques libertés (enfin pas autant que Tarantino avec son Inglorious Basterds). L'histoire vous plonge au cœur des années 40, et il faut reconnaître que les développeurs de Pandemic s'en sont plutôt bien sorti. Du Night Club au début du film aux voitures dans la rue (à savoir que toutes les voitures ne sont pas réelles non plus mais inspirées), ou encore les tenues vestimentaires (si le côté cliché des parisiens est plutôt fort, il faut admettre qu'il confère au jeu un certain cachet). Du côté de l'ambiance il faut avouer qu'on est immergé, d'autant que les cinématiques sont plutôt belles et les personnages très bien modélisés (ce qui n'est pas le cas de tout les jeux de ce genre).

La maniabilité correcte vous propose un tas de petites choses, comme grimper aux murs et jouir d'une belle vue sur toute la ville, ou encore lorgner vers l'infiltration soit en en tuant les ennemis par derrière en toute discrétion, soit en subtilisant une tenue à un Nazi et pénétrer dans les camps ennemis.

 

 

Si le jeu part sur de bonnes bases et surprend parfois, certains défauts viennent faire de l'ombre au tableau. La mise en scène pêche un peu parfois et l'animation à tendance à donner aux personnages un aspect « figé ». Outre la petite taille du terrain de jeu, on regrette certaines phases en véhicule un peu poussives comme le passage de Paris à l'Allemagne, là où une ellipse aurait fait l'affaire. Terriblement rageant : l'IA. Il est toujours frustrant de se faire repérer pour un rien par les Nazis pendant une approche furtive ; un meilleur réglage de la difficulté aurait été le bienvenu. Et enfin le gros point noir du jeu. Le manque de diversité et d'objectifs secondaires. Une fois l'aventure principale achevée, il ne reste pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et à l'inverse d'un GTA, jouir de sa liberté (une façon déguisée de dire « semer le trouble dans la ville) n'apporte aucune satisfaction.

 

 

En conclusion, le jeu s'avère inégal. Les défauts un peu trop nombreux empêchent le titre de Pandemic de se hisser dans le haut du panier. Mais ne boudez pas The Saboteur pour autant ! Avec son ambiance au poil et son approche singulière du genre, ce titre saura sans doute vous séduire. On regrette juste que le studio ait fermé ses portes. Avec enfin une licence de qualité les développeurs redressaient la barre et nous auraient offert un second volet sans doute plus abouti.

Test rédigé par Thomas Ducreux.

 

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