Le patron de Treyarch (Call of Duty) démissionne suite à des accusations de harcèlements sexuels

JL Techer | 17 novembre 2021
JL Techer | 17 novembre 2021

Le co-responsable de Treyarch, Dan Bunting, a quitté le studio auteur de Call of Duty suite à des plaintes à son encontre.

Rien ne va plus chez Activision-Blizzard. Après le grand ménage organisé dans les rangs de l'éditeur de Diablo et World of Warcraft, orchestré par Bobby Kotick, suite à sa "prise de conscience", c'est au tour de sa filiale Treyarch (Call of Duty) d'être dans la tourmente. L'affaire touche les plus hautes sphères de l'entreprise puisque le principal intéressé n'est autre que Dan Bunting, le co-directeur de Treyarch.

Le très respectable Wall Street Journal a mené les investigations concernant une plainte pour harcèlement sexuel qui a été déposée à l'encontre de Dan Bunting en 2017. À la suite de cette plainte, ce dernier a fait l'objet d'une enquête interne jusqu'en 2019. Les conclusions de cette enquête avaient recommandé que Bunting soit licencié de son poste. Cependant, Bobby Kotick, le grand patron d'Activison-Blizzard, était intervenu, et l'accusé avait pu rester à son poste. L'un des porte-paroles d'Activision a rapporté que "d'autres mesures disciplinaires" avaient été prises à l'encontre de Dan Bunting.

 

mode zombie 1Métaphore des plaintes qui refont surface

 

Ce dernier n'a donné sa démission qu'à la suite de l'enquête menée par le Wall Street Journal au sujet des accusations qui avaient été formulées à son encontre. Le Wall Street Journal ne manque pas de souligner que Bobby Kotick était parfaitement au courant des comportements inappropriés de son employé, mais que tout cela avait été sciemment caché dans le but de protéger la réputation de l'entreprise, et surtout de protéger la société de toutes retombées économiques face à d'éventuels scandales.

À l'heure actuelle, Activision Blizzard et ses studios continuent de gérer les retombées du procès intenté à leur encontre en juillet par le CDFEH ("California Department of Fair Employment and Housing" : Département de l'emploi et du logement équitable en Californie). Ce procès avait pour base le fait qu'Activision-Blizzard avait cautionné une « Frat Boy Culture» (culture des fraternités universitaires américaines) qui banalisait et encourageait les discriminations et harcèlements sexuels dans l'entreprise et ses studios tiers (et donc en grande majorité contre les femmes).

 

photoLes employés montant au front

 

Plusieurs hauts dirigeants, dont l'ancien président de Blizzard, J. Allen Brack, ont été ciblés dans le procès pour avoir été au courant et couvert ces comportements. Activision-Blizzard fait maintenant face à plusieurs poursuites et enquêtes fédérales sur la façon dont la société a traité les plaintes pour harcèlement au sein même de l'entreprise.

Dernier rebondissement en date, mis en lumière par Bloomberg, le PDG d'Activision-Blizzard, Bobby Kotick, est actuellement mis sous pression par un groupe de 150 employés d'Activision afin qu'il donne sa démission. Ces derniers réclament une nouvelle politique de tolérance zéro dans l'entreprise contre les agissements inappropriés, et ce, quel que soit le statut de la personne visée.

Tout savoir sur Call of Duty : Vanguard

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Berserkovore
18/11/2021 à 19:58

@ Kyle Reese
En effet. Mais le bout du tunnel est encore bien loin...

Kyle Reese
17/11/2021 à 21:11

'Too much testosterone here,' Lori Petty dans Point Break.
Le grand ménage dans le milieu du jeu vidéo réputé pour être bien phallocrate continu et c'est tant mieux.

votre commentaire