Speedrun et Révolution : Rencontre avec RealMyop de Speed Game (Partie 1)

Mise à jour : 27/07/2017 16:16 - Créé : 24 octobre 2015 - Christophe Foltzer
Photo Realmyop
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Le week-end, c'est l'occasion de parler d'autre chose que de l'actualité cinéma. On en profite donc pour vous présenter des gens que l'on aime, des créations que l'on veut partager, parce qu'on pense que ça peut vous intéresser.

Depuis 2011, RealMyop et CoeurDeVandale animent l'émission Speed Game sur le site Jeuxvideo.com. Dédié au Speedrun et au Tool-Assisted SpeedRun, le show a gagné très vite en popularité et a participé à l'explosion de ces pratiques en France et dans le monde. Phénomène aujourd'hui incontournable dans la façon d'appréhender un jeu vidéo, le Speedrun intrigue dans ce qu'il raconte de l'évolution de notre rapport au média. Cela faisait un long moment que nous voulions en discuter avec RealMyop. L'occasion nous a donc été donnée de le rencontrer, mais une surprise de taille nous attendait. Ce qui, en effet, commençait comme une simple interview a très vite dérivé vers quelque chose de plus révolutionnaire. Il nous a paru donc indispensable de vous en faire part. Attention, ça balance !

 

Photo Speed Game Logo

 

ECRANLARGE : Avant toute chose, pourrais-tu te présenter et expliquer en quoi consiste le Nesblog pour les lecteurs qui ne vous connaitraient pas encore ?

REALMYOP : Je m’appelle RealMyop et je suis le présentateur de SpeedGame, une émission consacrée au Speedrun et je suis également le co-gérant d’un site qui s’appelle Nesblog et qui réunit des créatifs du web issus du monde du jeu vidéo, mais pas que. Nous essayons de produire du contenu de qualité et de le vendre aux gens intéressés. Notre but est d’en professionnaliser certains, de faire découvrir de nouveaux talents, mais en restant à la cool, sans trop se prendre la tête. Le jeu vidéo ayant été un des moteurs de la création sur Internet, on est basés là-dessus mais nous sommes plus ouverts puisque nous nous intéressons aussi au cinéma. Nous avons également des graphistes et des illustrateurs qui font du fan-art, des musiciens qui font des reprises et de la musique de jeu vidéo, mais nous proposons aussi des choses complètement différentes comme Alby’s Hobbies, qui est de l’humour absurde inclassable qui n’a rien à voir avec le jeu vidéo mais qui est proche de ce qui nous fait rire. On essaye de ne pas nous mettre de limites, de ne pas dire « Nesblog, c’est ça… » et donc nous n’avons pas de ligne éditoriale définie.

 

Photo CDV & Realmyop 2

 

Pourrais-tu aussi nous expliquer ce qu’est le Speedrun et le Tool Assisted Speedrun (TAS) et pourquoi ils méritent qu’on s’y intéresse ?

Le Speedrun, c’est très simple, c’est finir un jeu le plus rapidement possible sans contraintes et en utilisant tous les outils disponibles (claviers, manettes, souris). Ca commence à pas mal se démocratiser, beaucoup de jeux sont concernés, il y a de gros évènements autour de lui et ça prend de l’ampleur, surtout grâce à Twitch qui nous permet de partager notre passion plus simplement. Le TAS en revanche, c’est beaucoup plus technique, et un peu plus austère peut-être : Quand on regarde des Speedruns, on remarque qu’il y a toujours des erreurs, des petits défauts, parce que le joueur fatigue, c’est humain. Comme on est dans le monde de l’informatique, il est possible d’améliorer tout ça et de créer des genres de surhumains en programmant les touches sur lesquelles on va appuyer, à l’image près, pour dépasser la précision d’un être humain et produire des « runs » assistés par des outils (d’où le nom) pour voir quel serait l’absolu d’un jeu, la vitesse d’exécution la plus rapide, sans limites de réflexes. Et forcément, ça change beaucoup de choses.

 

 

Comment expliques-tu que le Speedrun, et la notion de performance, aient à ce point explosé depuis quelques années ?

Ce n’est ni la faute des jeux vidéo, ni celle des runners, c’est grâce à Internet. Même si on ne le savait pas, des gens faisaient déjà du Speedrun bien avant l’invention d’Internet. Depuis le début du jeu vidéo en fait. Si on remonte au début des années 80, il y a du high-score sur les bornes de Pac-Man, donc il y a déjà cette notion de performance. Les développeurs l’avaient prévu, c’est quelque chose d’intrinsèquement lié au jeu. On a tout de suite compris qu’il fallait pouvoir mesurer les performances des joueurs, ce qui a donné la notion de « scoring », qui est la manière la plus simple de le faire. On avait aussi un autre problème : les jeux n’avaient pas de fin. Donc, à part le score, il n’y avait pas d’autre moyen de différencier deux joueurs.

A partir des jeux consoles, surtout sur Nes (dans les années 85-86), les jeux ont eu des fins et il a été possible de les finir le plus rapidement possible. C’est même une notion de game-design dans Metroid en 1986, qui est probablement le premier jeu à implémenter des récompenses par rapport au temps que tu mets à le finir : Si tu le finis en moins d’une heure, tu as le droit de voir Samus Aran en bikini. Donc le Speedrun n’a pas émergé parce que les gens étaient sur Internet, ça leur juste permis de se rassembler, de créer un langage commun, de créer des sites, des classements. Et puis Twitch est arrivé. Plus la technologie avance, plus c’est facile et plus on a l’avantage de pouvoir runner dans de bonnes conditions, de pouvoir partager des records simplement, et surtout de récupérer des informations. Commencer le Speedrun devient beaucoup plus facile aujourd’hui si, hélas, on est anglophone.

 

Photo Metroid bikini

 

Ce qui surprend dans la communauté du Speedrun et du TAS, c’est qu’elle est très soudée et portée sur l’échange là où on aurait pu croire qu’il ne s’agirait que d’une compétition féroce…

C’est vrai, le Speedrun a cette image de pratique communautaire beaucoup moins compétitive que les autres. Etonnamment d’ailleurs, parce que c’est quand même un sport de compétition en un sens. Mais la grosse différence (avec l’e-sport, par exemple), c’est qu’il n’est pas basé sur une logique de confrontation humain-humain. On sait que League of Legend peut avoir une communauté dégueulasse, que dans le « versus fighting » il y a des trucs pas clean non plus, on sait qu’il y a des comportements qui sont liés à l’adversité contre un humain. Quand tu utilises l’interface d’un jeu vidéo pour confronter deux humains, cela entraine tout plein de défauts qu’ont les humains quand on les fait se battre ensemble. Tu peux toujours te plaindre d’un humain, mais tu peux moins te plaindre d’un jeu.

Photo League of Legend

 

La grosse différence du Speedrun, c’est qu’il confronte des joueurs à un jeu, un environnement, et ça change totalement la dynamique de groupe puisqu’on est tous ensemble dans le même but. On peut même avoir des catégories de joueurs différents : certains chercheront juste des bugs tandis que d’autres vont faire des runs pour estimer le temps parfait alors que d’autres, encore, vont essayer d’atteindre ce temps parfait en s’aidant de tout ce qui a été fait. Et puis tu auras le rigolo de la bande qui fait de l’informatique et qui va s’essayer au TAS. On communique tous, on partage nos connaissances parce qu’on est obligés de le faire si on veut réaliser la meilleure run possible. C’est très dur de speedrunner un jeu tout seul. Psychologiquement déjà, parce que tu n’as pas de soutien ni de temps de référence autre que le tien. On pourrait faire une analogie avec les sports de compétition, comme le tennis, et l’athlétisme. L’athlétisme, ce sont des gens qui courent tous ensemble contre les limites imposées par le sport et la réalité. Il y a beaucoup moins de problème que dans les autres sports. Il y a de la compétition, certes, mais elle est plus saine. Et on y voit moins de scandales.

 

Le partage et l’échange, deux valeurs au cœur de vos émissions, 88 miles à l’heure puis Speed Game. Comment êtes-vous arrivés sur jeuxvideo.com ?

Le TAS était un peu notre premier corps de métier, avec mon collègue CœurDeVandale. On voulait expliquer ça aux gens parce qu’il y avait beaucoup d’erreurs sur le sujet et ça nous a donné la motivation pour créer 88 miles à l’heure en 2008. C’est jeuxvideo.com qui nous a contactés alors que notre émission tournait depuis 2-3 ans. Je pense qu’en interne, Frédéric Fau « Superpanda », le rédacteur en chef, s’est dit que le site devait aller dans la vidéo. Et naturellement, à l’époque, en tapant « jeux vidéo – chronique » sur le net, tu tombais sur nous à un moment ou à un autre. Comme on était un peu les seuls à le faire, ils nous ont proposé une émission sur le Speedrun et on a accepté. Ils n’avaient pas forcément saisi la différence entre le Speedrun et le TAS, ils avaient juste vu que notre émission marchait et je ne suis pas persuadé qu’ils en aient regardé beaucoup avant de nous proposer un contrat. On a créé une société avec CoeurDeVandale à ce moment-là pour éditer des factures (être autoentrepreneurs aurait coûté extrêmement cher) et quand on est arrivés, Superpanda m’a demandé si je connaissais d’autres personnes que ça pourrait intéresser. J’ai alors parlé d’Usul qui est arrivé quelques semaines après nous et qui a eu le succès que l’on sait avec son 36 15 Usul.

 

 

 

Tout se passait bien sauf que voilà, il y a eu un gros problème cet été. Peux-tu nous en parler ?

Il faut revenir encore plus en arrière. Il y a un peu plus d’un an maintenant, Webedia a racheté jeuxvideo.com pour une somme assez élevée de 90 millions d’euros et toute la politique interne a été revue. Ils ont déménagé les locaux d’Aurillac, où ils étaient tranquilles à la campagne, un peu comme nous, sur Paris, où ils ont fusionné la rédaction avec celle d’Allociné, de 750g et de tous les sites du groupe. Et puis les impératifs ont changé, le site devait rapporter plus d’argent, plus vite. Pour connaitre le site depuis un moment maintenant, on pense que jeuxvideo.com est en perte de vitesse, pas forcément à cause de son contenu, mais plus à cause des pratiques des internautes. Tous les sites d’écrit sur le jeu vidéo se sont cassés la gueule, c’est complètement de leur faute, même si jeuxvideo.com a fait des erreurs : il y a une mise à jour du site qui a été vivement critiquée, un lecteur vidéo assez désastreux pendant plusieurs mois et une mauvaise mise en avant de nos émissions. Du coup, on a perdu pas mal de viewers.

Mais je compenserais en disant qu’on les a récupérés sur Youtube, où une forme de cannibalisme s’est produite. Vu que le site ne fournissait plus un service de qualité, les gens se sont reportés sur Youtube qui, en ce qui nous concerne, est géré par le même network. Nous sommes payés sur nos vues globales, que ce soit sur jeuxvideo.com ou Youtube, ça ne change rien, c’est juste qu’une vue Youtube rapporte moins qu’une vue jeuxvideo.com. C’était une situation un peu dérangeante et puis on a reçu un mail du site en juillet qui nous disait, en gros, que si on n’avait pas une nouvelle chronique à leur proposer sous 15 jours, on pouvait considérer nos contrats comme terminés une fois arrivés à terme. Surtout que c’était du genre : « Dans une semaine on veut une note d’intention, dans deux semaines un pilote. » Alors qu’à côté, tu faisais toujours ta chronique classique hein. Ce qu’on a très mal pris, c’est que ça sous-entendait qu’on ne réfléchissait pas à de nouveaux concepts, qu’on ne se remettait pas en question et qu’on considérait qu’on avait la meilleure position possible, en étant à peine au SMIC, en travaillant 40h par semaine et en étant pas plus reconnus que ça par le site. A ce moment-là, incompréhension totale des chroniqueurs. Ils se sont rebellés contre ça parce qu’en plus on nous accusait de faire perdre de l’audience au site, alors que c’est peut-être nous qui ramenons les restes d’audience qui existent encore. On nous a répondu qu’on ne faisait pas assez de vues, qu’on leur faisait perdre de l’argent et que, donc, c’était fini.

 

 

Mais aujourd’hui, ça en est où cette affaire ? Speedgame est toujours diffusée sur le site pourtant…

En fait, juste après cette histoire, on a eu droit à un message de Rivaol, le nouveau rédacteur en chef, sur les forums de jeuxvideo.com qui expliquait en gros la même chose que le mail et d’une manière très… Bon, c’était une erreur de communication de sa part et ça a déclenché un tollé complet sur le forum qui nous a défendu. Suite à ça, After Bit, la chronique que nous produisions avec Charles et Valentin, a décidé de déclarer forfait, ils ne pouvaient plus continuer dans ces conditions. Et là, ça a fait exploser les forums. On doit avoir un des fils de discussions les plus violents de l’histoire de jeuxvideo.com, il est entré dans les annales du site, avec des centaines de gens qui se plaignaient de jeuxvideo.com et du rachat par Webedia. Et pendant deux jours, tous les commentaires de toutes les news du site renvoyaient vers ce forum.

Il y a eu une prise de conscience, on a juste été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ils ne sont pas tous venus pour sauver After Bit, ils sont venus sauver l’image qu’ils avaient de jeuxvideo.com il y a encore 2 ans. Il leur fallait juste un symbole. Suite à ça, on a fait une réunion sur Skype entre tous les chroniqueurs et la rédaction, on a mis les choses à plat et ils ont abandonné l’idée de faire de nouvelles chroniques. Mais on a compris que, peu importe ce qu’on ferait, on était virés. On nous a dit que les contrats qu’on avait ne seraient jamais reconduits. Contrats qui nous permettent de vivre, de nous en sortir un petit peu, et encore on n’est pas bien payés par rapport à notre niveau de connaissance de la vidéo et du jeu vidéo. On est même complètement sous-payés. Le problème, c’est la réalité économique : ce n’est pas rentable parce que la publicité ne ramène pas assez d’argent, parce qu’on ne fait pas assez de vues puisqu’on est dans un marché de niche et que, pour gagner du pognon sur Internet aujourd’hui, il faut faire un nombre astronomique de vues. Eux, ils l’ont bien compris, c’est pour ça qu’ils ne font que du boost de news, des trucs qui ne coûtent pas cher à produire et qui font de l’affichage.

 

 

Ce qui est choquant dans ce que tu racontes, c’est qu’on parle quand même de Webedia, qui est loin d’être une petite PME qui lutte pour s’en sortir…

Oui, on parle de Webedia, qui pèse 300 millions d’euros, avec plusieurs millions de chiffre d’affaire, qui appartient au groupe Fimalac de Monsieur Ladreit de Lacharrière (ndlr : société holding créée par le milliardaire en 1991 et spécialisée dans les services financiers, les activités immobilières et les investissements diversifiés), et ce groupe lui-même appartient en partie à Fitch (ndlr : acteur majeur de la finance mondiale, connu notamment pour son système de notation). Donc c’est une société qui n’est pas à 10.000 euros près. Pour nous, 10.000 euros ça représente le salaire de quelqu’un pendant plusieurs mois.

On a en plus une double pression puisqu’on nous accuse aussi de ne pas faire de pognon à cause d’Adblock. C’est comme si tu disais à une boite de prod’ télé : « Désolé, on a acheté votre émission mais on ne peut pas vous la payer le bon prix parce que la publicité, elle marche plus à la télé. » Ce n’est pas notre problème ça, c’est celui des gens qui achètent nos productions et qui les vendent ! Ce n’est pas à nous d’assumer cette responsabilité. En plus, ce n’est pas comme si on ne leur avait pas dit qu’il existait d’autres solutions de financement… Ca n’a jamais été fait en 3 ans où on a travaillé avec eux. Jeuxvideo.com récupère 40% de nos revenus pour notre diffusion et en théorie pour notre promotion et c’est là-dessus qu’on a toujours été en conflit. Nous n’avons jamais trouvé que nous avions eu de la promotion, nous nous en sommes toujours occupés nous-mêmes, ce sont toujours des stagiaires qui nous ont gérés… Ce qu’il faut maintenant comprendre, c’est que toutes les chroniques produites par Nesblog sur Jeuxvideo.com s’arrêtent en décembre.

 

Photo Marc Ladreit de Lacharrière

Marc Ladreit de Lacharrière

 

C'est sur cette terrible nouvelle que nous terminons cette première partie. Mais il reste encore beaucoup de choses à dire. Nous vous donnons donc rendez-vous demain, même bat-heure, même bat-site, pour la suite (et la fin) de cet entretien exceptionnel.

commentaires

TheWhiteRaven 03/01/2016 à 11:11

Ca se casse la gueule de partout sur la toile dis-donc. Courage à toute la team de Nesblog, comme le dis mon vdd, j'espère que vous pourrez vous en sortir et continuer de partager votre passion avec nous, abonnés youtube!

courage nesblog 24/12/2015 à 01:41

mon soutient a la clique NESBLOG, un grand merci pour vos chronique de qualité!!
merci de m'avoir fait decouvrir le speedrun, merci a usul de m'avoir fait rire tout les dimanche etc.
j'espere que vous parviendrez a vous en sortir et a vivre de votre passion meme sans JV.com .

Kling 25/10/2015 à 22:17

mais vous allez pas plus loin que les news ?? y'a aussi des putain de dossier, genre sur mr robot la série. et des critiques sérieuses. oui y'a des news mais rien ne vous force à ne voir que ça ! faut pas reprocher au site d'être un mouton soi-même c'est trop facile

Pseudo 25/10/2015 à 22:09

jv.com est parti en couille comme écran large et ses news putassières à clic...

Hakop 25/10/2015 à 11:25

Perso je suis ravi d'avoir vu disparaître "l'humour" de certains rédacteurs d'autrefois, parce que le côté blog blagues sur les nichons de l'actrice que je troncherais bien lol mdr et je-te-parle-à-toi-lecteur-rigole-avec-moi je trouve ça super basique, ringard et je ne vois pas en quoi ça sert un site de ciné... J'avais déserté à cause de ça, et maintenant je vois des dossiers et de vraies critiques.

Ok y'a plein de news, mais on doit pas être naïf : tout le monde fait ça pour survivre dans la masse. Avant y'avait une rubrique ciné X qui faisait ce job. Maintenant y'a des tas de news Marvel... et elles existent parce qu'on clique tous dessus les gars ! On nous impose rien. Si demain on les déserte mais qu'on va en masse sur les dossiers, les tests, les interviews, ça changera. Faut pas se victimiser hein. C'est comme dans les salles : si demain on va plus voir Marvel, dont on se plaint tous, et ben y'en aura vite plus.

Jem'enbatslescouilles 25/10/2015 à 11:05

Donc c'est des pignoufs !

RCXIII 25/10/2015 à 10:50

C'est marrant (fâcheux en fait) les similitudes qu'on peut trouver avec EcranLarge : refonte du site à peu près au même moment, grosse perte en qualité (dossiers ou tests de DVD quasi disparus, fiches films vides, moteur de recherche déficient, idem pour ce lecteur vidéo Dailymotion à la c**, identité de l'équipe complètement effacée - où sont les vannes de Laurent Pécha ? Qu'est devenu Tonton BDM ?) par contre le nombre de news-à-clic a explosé, comme sur JV.com...alors, saurons-nous un jour ce qui est arrivé à EL ? Combien de pigistes sont partis ou ont été "remerciés" ? Quelle est la santé financière du site ? Vous auriez pu écrire un article expliquant les vraies raisons de la refonte, les lecteurs peuvent l'entendre, nous sommes habitués aux déceptions (JV.com, EL, Canal+...tout se perd).

Mason 25/10/2015 à 00:24

Euh mais Ecran Large a toujours eu une histoire avec le jeu vidéo. Ils traitent pas du tout l'actu et testent pas tout, mais j'y ai lu de super trucs. Genre les tests de Bioshock, Alien, Resident Evil, des trucs sur les adaptations de jeux vidéos qu'il faudrait faire... Donc qu'y a t-il de ouf dans cet article ? C'est un pur choix edito, ils aiment donc soutiennent donc essaient de comprendre donc interviewent donc publiquent donc existent en tant que site avec une identité

Donc bravo

Jetebatslescouilles 25/10/2015 à 00:03

Et je le lisse où mon message !?! Sur la page de la bnde nnonce de Jessic Jones...
Pignouf !

mais quand même!! 24/10/2015 à 14:58

pas tout fait HS. L'article montre bien la pression et le manque indépendance dans les médias (et donc le cinéma), et peut même nous faire réfléchir sur l'actualité récente,par exemple la notation surprenante sur allocine du nouveau Aladin (allocine appartient aussi a webedia)

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