Doom : retour sur la saga FPS la plus folle et la plus gore du jeu vidéo

Christophe Foltzer | 6 octobre 2019
Christophe Foltzer | 6 octobre 2019

Il y a des jeux vidéo qui marquent l'histoire entière du média sans crier gare. Des oeuvres apparemment anodines qui ne tardent pas à montrer leur fort potentiel révolutionnaire. Et aucun autre titre que Doom n'a autant changé les choses qu'à sa sortie en 1993.

Les plus jeunes de nos lecteurs auront bien du mal à s'imaginer quel choc fut Doom lors de sa sortie en 1993. C'était l'époque des vieux PC, des 286 et des 486 DX, des débuts de la démocratisation du support CD-ROM, peu avant l'arrivée d'Internet lorsque l'on communiquait tous encore à l'arrache via des channels IRC à une vitesse tellement lente qu'elle nous révolterait aujourd'hui. En gros, c'était le bon temps. Le moment où le jeu sur PC menaçait de se faire bouffer par les nouvelles consoles de salon comme la Megadrive et la Super Nintendo, très peu de temps avant la révolution de la 3D.

 

photo Doom logo

 

C'est dans ce contexte que Doom est arrivé et qu'il a tout changé. Bien sûr, il n'était pas le pionnier de son genre, mais clairement son représentant le plus abouti, celui qui a fait naitre une vocation chez beaucoup de programmeurs, celui qui s'est posé en référence, allant jusqu'à donner son nom à sa catégorie. Dès lors, on ne parlait plus de jeu de tir, mais de "Doom-like" (qu'on a ensuite remplacé par "Quake-like" et enfin "FPS").

Alors que  Doom Eternal sortira le 22 novembre prochain et qu'on n'en peut plus de l'attendre, alors que Doom : Annihilation nous a prouvé une nouvelle fois que les adaptations cinéma de jeux vidéo ne sont clairement pas une bonne idée, l'envie nous est venue de marquer le coup et de revenir sur Doom. Pas dans un article exhaustif évidemment, il y a tant de choses à dire qu'on y passerait des jours entiers, mais dans un aperçu qui, on l'espère vous fera ressentir l'importance de cette oeuvre majeure du jeu vidéo.

 

Photo Doom 2

 

BIENVENUE EN ENFER !

Avant de parler de Doom, il faut revenir sur sa genèse parce qu'il ne vient pas de nulle part. Il doit sa naissance aux deux "John" : John Romero et John Carmack, entourés de leur équipe d'id Software basée au Texas, deux gros geeks bien bourrins et de véritables magiciens dès lors qu'ils ont un clavier entre les mains.

La société id Software nait officiellement en 1991, peu après que le duo, entouré de Tom Hall (concepteur), Adrian Carmack (artiste) et Jay Wilbur (manager), ait développé le fantastique Commander Keen, jeu de plateformes mythique créé dans le seul but de faire jeu égal avec les consoles 8-bits de l'époque. Alors que Super Mario bros était le patron du genre, les jeux micro étaient à la peine et ne savaient pas gérer le défilement horizontal d'écran à écran, ne proposant que des décors fixes. C'était l'ambition de Commander Keen, de prouver que les ordinateurs étaient capables des mêmes prouesses et le défi est relevé haut la main.

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