Chrono Trigger, Radical Dreamers, Chrono Cross : la saga qui enterre Final Fantasy ?

Christophe Foltzer | 27 septembre 2020
Christophe Foltzer | 27 septembre 2020

Alors qu'un nouveau Final Fantasy XVI arrive sur Playstation 5, retour sur une folle saga qui mérite plus d'amour.

Si le jeu vidéo est aujourd'hui un média surpuissant, aux racines profondément ancrées dans différentes cultures et qui connait un rayonnement mondial avec une forte valeur financière, il n'en a pas toujours été ainsi. Et pour nous, pauvres Français des années 90, c'était à une grande injustice que nous devions faire face puisque quelques-uns des meilleurs jeux du monde ne sont jamais arrivés dans notre pays. Comme la série Chrono par exemple.

 

photo Chrono CrossLa flamme, elle, brûle toujours...

 

PAS LE TEMPS

Il est difficile d'imaginer, pour un jeune joueur actuel, à quel point la frustration était grande dans les années 90, lorsque nous avions le même âge que lui et que nous dévorions nos Consoles +, Joypad et autres Player One. Chaque mois, nous voyions des jeux que nous n'aurions jamais la chance d'essayer, de sublimes aventures qui nous échappaient quoiqu'il arrive parce que les éditeurs français n'étaient pas convaincus du potentiel commercial de certains titres.

Difficile, en effet, d'imaginer que le premier vrai Final Fantasy distribué chez nous a été Final Fantasy VII sur PlayStation, alors que toute la planète avait pété un câble sur le gigantesque (et bien supérieur) Final Fantasy 6 (ou 3, aux États-Unis).

 

photo Final Fantasy VIFinal Fantasy 6 : chef-d'oeuvre

 

Et on ne parle même pas de la saga Dragon Quest, dont les opus majeurs que sont le 5 et le 7 et n'ont jamais atterri dans nos étalages, il a fallu attendre l'exceptionnel Dragon Quest 8 sur PlayStation 2 pour faire connaissance avec le vrai patron du J-RPG. Il existe cependant une saga, plus courte, mais tout aussi passionnante, qui a connu un plus grand sacrifice : la saga Chrono.

Soit 3 jeux entre 1995 et 1999, sur deux consoles, dont seul le premier volet, Chrono Trigger, a connu une sortie mondiale tardive et bâclée sur Steam... en 2018. Il était donc plus que temps que l'on parle de cette saga incroyable qui n'a pas à rougir face à ses grands frères, bien au contraire.

 

photo Dragon Quest 8Dragon Quest 8 : chef-d'oeuvre

 

CHRONO TRIGGER

Sorti sur Super Nintendo en 1995, Chrono Trigger est un projet un peu particulier dans la ligne éditoriale de Square Soft (ancien nom de Square Enix) puisqu'il ne s'agit pas vraiment d'une commande, mais plus d'une envie partagée. À savoir celle de Yuji Horii, créateur de la saga Dragon Quest (pour Enix, à l'époque concurrent de Square Soft), Hironobu Sakaguchi (créateur de Final Fantasy) et Akira Toriyama (créateur de Dragon Ball, entre autres).

Il faut savoir que Toriyama et Horii travaillaient déjà en étroite collaboration puisque le papa de Goku et Vegeta était déjà en charge des designs de la saga Dragon Quest depuis ses débuts (poste qu'il occupe toujours aujourd'hui).

 

 

C'est au cours d'un voyage aux États-Unis que les trois hommes échafaudent l'envie de créer ensemble un jeu qui ferait date. Un jeu à part et qui proposerait quelque chose de différent, dans son gameplay tout comme dans son scénario. Un RPG, évidemment. C'est au bout d'un an et demi de réflexion qu'ils signent avec Square Soft pour ce qui doit, à l'origine, être un épisode supplémentaire de la série Secret of Mana. Mais rapidement, le projet s'affranchit de son étiquette pour devenir Chrono Trigger. Autre décision, sortir le jeu sur le futur lecteur CD-Rom de la Super Nintendo.

Un choix contesté par la direction qui rapatriera le projet sur une cartouche de taille conséquente (32 Mbits). Ce qui est plutôt bien vu lorsque l'on se rappelle que le fameux lecteur développé par Sony n'est jamais sorti et que, suite à ce divorce avec Nintendo, le groupe développera sa PlayStation.

 

photo Chrono TriggerUn monde voué à changer ou à disparaitre

 

Si l'idée du voyage dans le temps est tout d'abord contestée par crainte de répétitivité, elle est finalement adoptée et permettra à l'équipe de créer un scénario à tiroirs, doté de plusieurs fins, de personnages optionnels et de choix narratifs assez radicaux pour la suite de l'aventure. Cette collaboration étroite trouve aussi un écho dans les autres productions du moment de Square Soft puisque certains éléments de développement seront repris des jeux Romancing SaGa 2 et Final Fantasy IV, alors en gestation. Chez Square Enix, rien ne se perd, tout se transforme.

Le jeu sort finalement en mars 1995 au Japon, en août de la même année aux États-Unis (et pas en Europe) et connait immédiatement un grand succès. Tant sur le plan artistique que dramaturgique et technique, le jeu est loué par la presse et les joueurs. L'aventure ne fait que commencer et elle trouve son origine, comme souvent, dans un événement des plus anodins : une fête foraine.

 

photo Chrono TriggerPetit répit avant le grand combat

 

LES COULOIRS DU TEMPS

Le joueur incarne Chrono, un adolescent du Royaume de Guardia, en l'an 1000, qui retrouve son amie et inventeuse Lucca à la fête du millénaire. Sur son chemin, il rencontre par hasard une jeune fille dotée d'un pendentif étrange, Marle, qui décide de l'accompagner voir la démonstration de la nouvelle invention de Lucca : une machine de téléportation. Lorsque Marle sert de cobaye, son pendentif réagit et la jeune fille ne réapparait pas. Chrono n'hésite pas une seconde et plonge dans le portail pour se retrouver en l'an 600.

Débute ainsi une aventure qui les conduira, lui et les amis qu'il se fera en chemin à travers les époques de son pays avec, telle une épée de Damoclès constante, la fin du monde en toile de fond, conséquence de l'apparition d'une créature maléfique, Lavos, en 1999.

 

photo Chrono TriggerUn style reconnaissable entre mille

 

Si Chrono Trigger marque autant, c'est par la fraicheur de son principe, l'originalité de son histoire et le charisme de ses personnages. Bien que nous ayons affaire à un J-RPG dans la plus pure tradition du genre, le jeu propose une aventure fournie et variée tout autant qu'il déplie un univers intrigant puis passionnant dont le destin investit le joueur d'une grande responsabilité.

En effet, à mesure que l'aventure se déroule, le joueur s'attache réellement à ce monde et en voyant les conséquences de ses actions sur Guardia à travers les différentes époques, il ne peut que vouloir terminer son histoire, soulager ses personnages, sauver le monde. Ça a l'air évident comme ça, mais Chrono Trigger possède cette qualité extrêmement rare et puissante de captiver dès sa première heure de jeu.

 

photo Chrono TriggerVous n'oublierez jamais le Royaume de Zeal

 

Il faut dire que la tâche n'est pas compliquée, tant le jeu est magnifique visuellement. Utilisant toutes les capacités de la Super Nintendo à fond (même s'il n'est pas doté du processeur Super FX), Chrono Trigger déroule un univers digne des meilleures sagas littéraires. Admirablement bien écrit, il bénéficie en outre d'un système de combat propre d'une prise en main évidente et inspirée du fameux Active Time Battle de Final Fantasy. Sauf que tous les ennemis sont visibles à l'écran et que l'on peut les éviter dans la plupart des cas.

On a également la possibilité de configurer les combats en deux modes : un "actif" où les adversaires peuvent agir pendant notre tour, et un "passif" où le jeu se met en pause dans l'attente de notre action. Soulignons aussi le fait que l'on dirige trois personnages dans une galerie de sept tous complémentaires (dont certains optionnels) et que le combat fait la part belle aux attaques combinées à deux et trois personnages, tout autant qu'à la magie dévastatrice. Et l'on comprendra tout de suite que, s'il s'avère facile à prendre en main, le gameplay du jeu est extrêmement dense et fourni.

 

photo Chrono TriggerUn système de combat au poil

 

Et puis, évidemment, il y a la musique. Tour à tour épique, énergique, comique, triste, enchanteresse et mélancolique, elle est magistrale. Composée par le très grand Yasunori Mitsuda, elle trahit par sa qualité le support CD choisi au départ et nous berce de mélodies cultissimes et entêtantes qui participent beaucoup à l'émotion que l'on ressent en jouant. Oui, quiconque s'essaye à Chrono Trigger n'est pas prêt d'oublier Corridors of Time ou Schala's Theme.

Parfait sur la forme tout autant que sur le fond, Chrono Trigger se termine en 25 petites heures et propose différentes quêtes annexes toutes aussi importantes pour avoir la meilleure fin. D'abord considérée comme linéaire, on se rend bien vite compte que l'histoire propose de nombreuses ramifications et que les plus audacieux peuvent terminer l'aventure à leurs risques et périls en une poignée d'heure. Encore aujourd'hui, Chrono Trigger reste l'un de ses jeux dont le mode New Game + est le plus justifié et que l'on relance à cadence régulière, pour le plaisir.

À noter que le jeu a connu différentes adaptations, sur PlayStation, avec des séquences animées par le studio d'Akira Toriyama, Bird Studio (et qui reprend les effets sonores de Dragon Ball Z), puis sur Nintendo DS, sur Wii, sur portable et enfin sur Steam dans une version terriblement décevante puisqu'elle n'est qu'une adaptation paresseuse de la version mobile.

 

photo Chrono TriggerÉpique du début à la fin

 

RADICAL DREAMERS

Après un tel coup d'éclat, on pouvait s'attendre à ce que l'équipe se mette immédiatement sur un second volet encore plus ambitieux et prestigieux. Pourtant, il n'en sera rien puisqu'en 1996 sort Radical Dreamers. Un roman interactif, ou "visual novel" au Japon, disponible uniquement en téléchargement sur la plateforme Satellaview de Nintendo.

Un objet bizarre qui ne propose pas vraiment de gameplay, mais des choix multiples et qui est censé, à l'origine, proposer une complétion de Chrono Trigger alors que, bizarrement, il n'en reprend aucun des personnages emblématiques. Cette fois, nous incarnons une bande de voleurs composée de Serge, Kid et Gil qui partent à l'assaut du Manoir Viper pour y dérober la légendaire Frozen Flame, objet légendaire qui permet d'exaucer tous ses souhaits. Sauf qu'ils trouvent sur leur route le terrible Seigneur Lynx et que Lavos n'est jamais bien loin.

 

photo Radical DreamersUne suite des plus surprenantes

 

Radical Dreamers déroute au premier abord, par son système de jeu évidemment, mais aussi par son histoire, qui ne fait pas de liens évidents avec l'opus précédent. Il faut cependant faire attention aux détails pour comprendre l'ampleur réelle de l'histoire et réaliser qu'effectivement, nous avons bien affaire à une suite. Les liens entre les personnages se révèlent et seront capitaux pour le troisième jeu. Ainsi, Gil n'est nul autre que Magus (antagoniste premier de Chrono Trigger au destin tragique), Kid a été élevée par Lucca et la douce Schala a une importance capitale dans l'intrigue.

Mouton noir de la franchise, Radical Dreamers n'a jamais connu d'exploitation officielle hors du Japon et n'est jamais sorti sur aucun support physique. Il n'en reste pas moins un volet essentiel pour qui aime cet univers et il se doit d'être essayé au moins une fois pour en cerner toute l'importance. Heureusement, on peut compter sur la scène du hacking, puisque des fans ont traduit le jeu entier en 2003 en anglais, puis en français, et qu'il se trouve assez facilement pour qui sait utiliser un émulateur.

 

photo Radical DreamersOuais, faut s'accrocher

 

CHRONO CROSS

Mais le vrai chef-d'oeuvre reste encore à venir. Et il sort sur PlayStation en 1999 sous le nom de Chrono Cross. En coulisse, il y a eu du changement. Si Yasunori Mitsuda s'occupe toujours de la musique et que Masato Kato est en charge du scénario et de la réalisation, Sakaguchi, Toriyama et Horii ne sont plus de la partie. Le jeu est en réalité développé par des transfuges responsables de l'extraordinaire Xenogears (RPG sorti sur PlayStation et... inédit chez nous, pour pas changer) et cela se sent. Ne serait-ce que dans sa direction artistique.

 

 

Cette fois, le jeu abandonne la fraicheur et les rondeurs propres à Toriyama et utilise l'art bien plus mature de Nobuteru Yuki (character-designer de Xenogears à qui l'on doit aussi beaucoup d'autres oeuvres en animation, comme Chroniques de la guerre de Lodoss et Vision d'Escaflowne). Un design plus sombre et plus sec, en phase avec la nouvelle histoire. Parce que, si Chrono Trigger nous parlait de voyages dans le temps, Chrono Cross, lui, nous emmènera dans les mondes parallèles.

 

photo Chrono CrossKid, le retour

 

On y retrouve d'ailleurs certains personnages de Radical Dreamers (chez Square, rien ne se perd) puisque nous y incarnons Serge, un adolescent sans problème qui vit sur l'archipel d'El Nido. Un jour, il est emporté par une gigantesque vague et, lorsqu'il se réveille, plus personne ne le connait. Il comprend rapidement qu'il est dans un monde parallèle au sien et, qu'ici, il est mort depuis 10 ans, tué par une panthère noire.

Alors qu'il tente de rentrer chez lui, il fait la rencontre de Kid, une voleuse solitaire qui cherche à mettre la main sur la Frozen Flame, un artefact aux pouvoirs considérables que convoitent aussi le Seigneur Lynx et son acolyte Harle, qui semblent entretenir des liens étroits avec Serge. Passant d'un monde à l'autre, Serge et ses amis vont tenter de rétablir l'équilibre qu'ils ont rompu malgré eux en croisant deux versions de chaque personnage. À ceci près qu'un allié dans un monde ne l'est pas forcément dans l'autre.

 

photo Chrono CrossEl Nido, le début de l'aventure

 

LES CICATRICES DU TEMPS

Final Fantasy 8 et Xenogears avaient déjà mis la barre très haut sur le plan technique et Chrono Cross fait encore mieux, bien décidé à faire cracher ses entrailles à notre bonne vieille PlayStation. Répartie sur deux disques, l'aventure est mythique, fantastique, épique tout autant que complexe, perturbante et profonde.

Tout va plus loin que dans Chrono Trigger et, à l'image de Radical Dreamers, les liens entre Chrono Cross et le premier opus ne sont pas évidents de prime abord. Pourtant, ils sont bien là et se révèlent sous un angle la plupart du temps tragique. Là où le premier jeu consistait en une aventure finalement classique et bon enfant, Chrono Cross ne joue pas sur le même tableau et ne craint jamais de perdre son joueur.

 

photo Chrono CrossSerge, face à son destin

 

Empreint de psychologie, de symbolisme, de philosophie et de théosophie, Chrono Cross est un jeu difficile à aborder si on n'y est pas préparé. Et il se complexifie encore plus dans sa deuxième partie lorsque les liens avec le premier jeu sont évidents. Il en appelle à une vraie réflexion sur notre place dans le monde, sur la destinée humaine, sur la portée et la conséquence de nos actions, surtout en ce qui concerne nos motivations profondes.

Comme son ainé, Chrono Cross refuse un discours binaire, mais il l'élargit à l'aventure entière. Rien n'est blanc et rien n'est noir dans Chrono Cross et l'action la plus noble peut avoir des conséquences dévastatrices lorsqu'elle n'est pas clairement et honnêtement appréhendée. Une histoire en multiples teintes que l'on retrouve aussi dans son étonnant système de combats.

 

photo Chrono CrossL'inquiétant Lynx

 

Car oui, Chrono Cross est également un jeu difficile à appréhender au début au niveau de son gameplay. Chaque personnage représente une couleur, et à chaque couleur correspond une autre couleur en guise de point faible. Au joueur de trouver la bonne combinaison de personnages pour défaire les ennemis qu'il rencontre sachant que chaque champ de bataille possède aussi sa propre couleur qui peut avantager ou non les héros. Il s'agit donc de faire preuve de ruse, d'intelligence et de planification pour sortir victorieux des nombreux combats bien ardus que propose l'aventure dès le départ.

Sans compter que le joueur possède une grille de compétence pour chaque personnage avec des sorts établis selon une valeur de points et qu'un sort ne peut s'utiliser qu'une fois par combat et qu'en plus, il faut aussi gérer l'enchainement des coups physiques pour arriver au quota de points nécessaires pour lancer le sort approprié. Oui, Chrono Cross est un jeu très exigeant et qui ne fait pas de cadeau. Mais la souffrance en vaut la peine tant l'aventure est exceptionnelle.

Et n'oublions pas la composition magistrale de Yasunori Mitsuda qui livre ici probablement son meilleur travail. Manipulant les genres et les styles avec une facilité révoltante, il tire le meilleur parti du chipset sonore de la PlayStation pour inonder nos oreilles de mélopées tellement mythiques qu'on les écoute volontiers après avoir terminé le jeu.

 

photo Chrono CrossUn système de combat complexe et exigeant

 

CHRONO BREAK

Là encore, le jeu est un franc succès et s'il n'a jamais connu de portage et de remake HD sur d'autres machines, il était toutefois disponible sur le PlayStation Store américain. On s'attendait donc logiquement à ce qu'un quatrième opus voit le jour sur la génération suivante de consoles. Sauf que, problème.

Après la sortie de Chrono Cross, l'équipe de développement quitte Square Soft pour rejoindre Namco et fonder le studio Monolith Software. Alors que des rumeurs autour d'un nouvel opus gonflent dans la communauté, Hironobu Sakaguchi annonce en 2001 son intention de développer un nouveau jeu sous cette licence. En parallèle, le nom Chrono Break est déposé par la branche américaine de Square et les esprits s'emballent.

 

photo Chrono BreakUn fantasme condamné à le rester ?

 

Pourtant, en 2003, faute d'utilisation, le dépôt expire et Square annonce qu'il n'a pas du tout l'intention de réaliser un nouvel épisode de la série Chrono. Ce qui n'empêche pas le siège japonais de redéposer Chrono Break en 2005, sans donner de nouvelles par la suite. Monolith Soft, quant à lui, ne perdra pas de temps puisqu'en 2004, il crée l'excellente série des Baten Kaitos pour le Nintendo GameCube tout en développant la trilogie XenoSaga sur PlayStation 2 (héritier de Xenogears) puis s'attaquera aux Xenoblade Chronicles.

Il semblerait qu'à ce jour la saga Chrono soit perdue dans les limbes du temps même si l'envie est présente chez beaucoup de ses créateurs, Mitsuda en tête, sans parler des fans qui ont développé des tentatives de suites et de remakes avant que Square ne les bloque à chaque fois.

Si la série des Chrono n'est pas la plus connue et la plus dense des licences de Square Soft, elle tire peut-être son culte de cette discrétion. Encore aujourd'hui, même si sa renommée a explosé, elle reste encore l'apanage d'initiés et mérite qu'on s'y plonge sans hésiter. Parce que oui, elle recèle en son sein deux diamants qui mettent à l'amende tous les Final Fantasy du monde.

commentaires

Dis
30/09/2020 à 11:13

Quel plaisir de voir ce genre d'article. Car oui, CT et CC sont des monuments de story telling (tout comme l'héritier spirituel Baten Kaitos). Ils émerveillent, donnent le frisson, jouent avec le temps et nos émotions comme les meilleurs marqueurs de leurs époques : une réflexion permanente sur le sens de la vie, sur nos croyances, nos acquis, nos sentiments.
Intemporels, ils sont la quintessence même de ce que ce média peut proposer. Plus accessibles qu'un Xenogears, plus complexes et funs que la plupart des autres J-RPG, on ne peut ressortir de ce voyage que bouleversé, ému, excité.

Au coin du feu, les voyageurs du temps, prennent un instant de repos bien mérité. Ils ont traversé les époques, quitté leurs foyers, vécus de terribles épreuves,... tout cela avec l'objectif de sauver le monde. Et quand la question que tout le monde se pose tombe finalement avec une intelligence de pleine continuité, on reste ému, troublé, impressionné.

Un jour peut-être, ils repartiront en voyage. Mais comme leurs compères de Hill Valley, il vaut aussi peut-être mieux que tout cela reste dans nos mémoires comme un le souvenir de la plus merveilleuse des aventures.

J'aime cette Saga.

Professeur µpoint
29/09/2020 à 06:36

@Fan Boy S
Dans un monde parfait, et sur un autre site je te dirai de te tourner vers le PC, je te dirai qu'il existe d'autres manières de jouer, je te dirai qu'il existe Nintendo et Microsoft..
Mais ici, c'est impossible, donc, baisse ton pantalon, range ta culotte dans le placard tu n'en auras plus besoin, et prépare-toi avec la crème.

Bon courage mon petit fanboy, bon courage ce n'est que quelques mauvaises années à passer.

Cordialement
Professeur µpoint

Fan Boy S
29/09/2020 à 06:31

@Professeur µpoint
Mais qu'est-ce que je peux faire alors ?

Professeur µpoint
29/09/2020 à 06:30

Mais si, malheureusement encore une fois tu vas l'acheter, comme tous les rédacteurs de ce site. Tu aimes les leaders, tu aimes l'ordre établi, tu touches ton organe érectile devant le protecteur et c'est normal, c'est la voix des gens comme toi, les gens qui se disent pour le progrès, mais qui déteste qu'on abîme leurs habitudes , les faibles. Seule une bonne dose de vaseline va pouvoir te protéger, te faire oublier que Travis Scott a déjà sa console, alors que toi tu vas faire la queue dans tous les magasins et dans tous les sites web pour espérer commander la tienne avant le mois avril grâce a la pénurie programmée, c'est la technique du Predator Sony depuis la Playstation 2.
Tu vas te forcer à jouer à Gran Turismo 5, en pensant que c'est le meilleur jeu de course de tous les temps, alors que Forza 3 est sorti il y a déjà quelques années, et que en terme de plaisir de conduite et graphisme il est bien plus beau.

Fan Boy S
29/09/2020 à 06:22

@Professeur µpoint
Dans ces cas-là, je ne vais pas l'acheter. Bien fait pour eux.

Professeur µpoint
29/09/2020 à 06:20

Malheureusement oui mon petit fanboy, on parle de Sony, c'est un prédateur sexuel qui n'en veut qu'à ton petit derrière. Ils vont te revendre Spider-Man à 80 €, ils vont te revendre demon's soul que tu as fait il y a 11 ans toujours à ce même prix, et tu vas les acheter donc prends soin de toi, achète de la vaseline.

Fan Boy S
29/09/2020 à 06:13

@Professeur µpoint
Bonjour professeur et merci du conseil que vous nous donnez, mais, êtes-vous sûr de vous ?

Hova23
28/09/2020 à 07:01

J'ai découvert les RPG sur le tard (genre sortie de FF7 sur PS1) mais Dragon Quest 8 & Shin megami tensei sont sublime pour des JRPG en 3D ! Sur PS2, c'est déjà loin...le Dragon Quest 9 est pas mal mais il manque un je ne sais quoi. Le 6 & 7 sont top aussi.Xenogears & les Personna c'est de la balle aussi. Bien aimé les Suikoden également. ça manque un peu ce genre de jeux. Par contre jamais fait les Chrono, Grandia...Je viens de choper octopath traveler qui semble rendre hommage à ce style de JRPG des années 90. bref merci pour l'instant nostalgie lol

Raoul b
28/09/2020 à 02:26

Chrono Cross est pas sorti en France mais grâce à la petite puce et modification de ma PS 1 j'ai pu y jouer en version américaine, et c'est vraiment un des meilleurs RPG auquel j'ai pu jouer et rejouer.

Totoro
27/09/2020 à 21:16

Les Chrono sont deux jeux de leurs temps, ils demandent un investissement énorme, et même moi aujourd'hui je ne peux que regarder les centaines d'heure que j'ai perdu dessus avec amour...mais en sachant que je ne pourrait plus jamais me réinvestir dans des œuvres avec de tels mind-fuck... ça demande jute trop d'énergie...
Pour furieux du JRPG!!!
Et pourtant je me refais de temps en temps ff6 et je me suis fait avec plaisir Octopath (120h de jeu), mais il faut être vraiment furieux pour arriver aux VRAI fin de ces jeux !...
Vous aurez été avertit !

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