Films

Pourquoi Luc Besson n’aime pas les films de superhéros

Par Alexis Vielle
2 août 2017
MAJ : 21 octobre 2018
9 commentaires
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Luc Besson derrière la caméra pour un Spider-Man, c’est pas près d’arriver…   

On peut reprocher beaucoup de choses à Luc Besson mais sûrement pas l’hétéroclisme de ses projets. Du film historique avec Jeanne d’Arc au thriller nerveux de Nikita à la SF de son récent Valerian en passant par sa trilogie infantile d’Arthur, le bonhomme n’a pas peur de s’aventurer dans des eaux qui lui sont encore inconnues. Avec plus ou moins de réussite.

 

Photo Luc Besson

Besson et Jean Reno sur le tournage de Leon 

 

Pour autant s’il y a un bien un genre auquel le réalisateur du Cinquième Elément ne s’attaquera surement jamais c’est bien celui du superhéros. Ce qui le gêne ne semble pas être la redondance du même schéma narratif copié/collé de film en film mais bien la relation entre des demi-dieux et les simples mortels que nous sommes :

« C’est vraiment très dur pour moi de m’identifier à un superhéros parce qu’il a des superpouvoirs. Et je n’ai pas de superpouvoir, comme tout le monde. Tout ce que je peux faire est d’admirer ses capacités surhumaines et dire ‘Merci de m’avoir sauvé la vie, moi, pauvre petit être humain ridicule’. Je n’aime pas cette relation héros-victime. Je ne peux m’identifier à eux car je ne suis pas comme eux ».

 

Photo Captain America

Captain America : Civil War

 

Il confie aussi à Cinemablend que justement le personnage de Dane DeHaan n’a pas de super pouvoirs (à part celui de supporter Cara Delevingne), il accomplit des actes héroïques mais comporte aussi ses failles, propres à l’espèce humaine. Intéressant de faire le parallèle entre ses déclarations et sa filmographie pour constater comment il aime créer des personnages devenant des quasi-surhommes alors qu’ils sont à l’origine des loosers, autistes patentés. Nikita et son héroïne passant de junkie à machine à tuer, Korben Dallas dans Le Cinquième Elément de chauffeur de taxi à sauveur de la galaxie, son Lucy de mule à super guerrière, il aime dessiner des destins extraordinaires pour des protagonistes qui ne le sont pas. Contrairement à Tarantino qui avouait récemment être un énorme geek de comics et que son seul regret est que cette avalanche de Marvellienne sur grand écran ne soit pas arrivé plus tôt durant sa jeunesse.   

 

Photo Luc Besson

Besson sur son Valerian 

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Ded

Même s’il avait les super-pouvoirs d’empêcher les critiques négatives ?!…

Damien13

Bah j’ai envie de dire qu’au vu de ce que Monsieur Besson a fait de la bande dessinée de Mezieres et Christin, ce n’est pas plus mal que le monde des Comics ne l’attire pas…

Galactus

Avec cet article on aura au moins appris que les autistes sont des losers, merci EL…

Murdock

Je suis bien du même avis que CooperPeaks et John ! Euh, il est sérieux notre ami Besson là ? Il a bien évidemment le droit de ne pas aimer les films de super-héros mais son argument ne tient pas vraiment debout !

Dans ces cas-là, pourquoi avoir réalisé Lucy qui traite quasiment de la même thématique super-héroïque et de tout ce qui peut s’y rattacher !
Qui plus est, dans Lucy, le personnage devient une déesse indestructible, dépasse même l’idée de matière en perdant au passage tout ce qui faisait d’elle une humaine ! Donc aucun processus d’identification possible dans son personnage ! Là où les super-héros conservent toujours leur part d’humanité. Ce qui fait souvent la dualité et la richesse propres à ces personnages ! (Superman ou Spider-man pour ne citer qu’eux…) Car souvent, pour la plupart d’entre eux, avant d’avoir été des dieux ou des demi-dieux, ils ont été de « pauvres » humains. Ou en tout cas, conservent des considérations et des motivations profondément humaines.

Joe Staline

J’imagine que si Besson avait réalisé un film de super héros, cela aurait donné un truc comme Batman … & Robin !!!!