Kuso : découvrez la bande-annonce choc et trash du film qui a fait polémique à Sundance (attention les yeux !)

Alexis Vielle | 12 juillet 2017
Alexis Vielle | 12 juillet 2017

Le cinéma est avant tout une expérience. Vomit pendant le festival de Sundance, Kuso est bien le film le plus WTF qu'il vous sera donné de voir. 

On dit souvent que l’art se ressent plus qu’il ne se comprend. L’art est avant tout une question de point de vu. Surtout quand on s’attaque à l’art plus contemporain où l’abstrait fait office de référence absolue et où l’interprétation est propre à chacun. A travers la joie, la détresse, l’adoration ou la détestation, s’abandonner à l’œuvre et pénétrer son univers relève parfois d’un exercice périlleux. Plus que pour le spectateur, l’exercice est plus compliqué pour l’auteur qui se livre dans une introspection imagée où forcément l’honnêteté artistique peut parfois faire des dégâts. Comme dans le cas de Kuso

 

Photo

 

 

La première du film Kuso avait fait sensation lors de sa projection au festival de Sundance à l’hiver dernier. Steven Ellison, rappeur et producteur plus connu sous le doux nom de Flying Lotus l’avait prévenu sur Twitter :" J’ai essayé de prévenir les gens. C’est un film à voir avec quelqu’un à mettre dans la friendzone. On m’a dit de faire les films comme je fais ma musique donc voilà".

Il faut croire que certains n’étaient pas au fait des messages de l’artiste, tant les réactions du public ont été à l’image du film : extrême et sans concession. Un délire scatophile, coloré, épileptique, absurde dans un enfer psychédélique gore et jusqu'au-boutiste. Mélange de Dali pour le surréalisme, Cronenberg pour le rapport aux corps, Flying Lotus brouille les pistes dans une oeuvre qui n'a pas fini de faire polémique. 

 

 

Entre autres : un pénis en érection se faisant poignarder, une femme mastiquant du béton à s"en briser les dents, un alien arrachant le fœtus d’une femme avant de le fumer dans la foulée. Avec un parti-pris aussi excessif, l’audience ne pouvait rester impassible devant de telles scènes. C’est ainsi que lors de la séance, la salle se vidait lentement tandis que des insultes fusaient entre les murs, contribuant évidemment à faire la meilleure publicité du monde au film. 

Comme le dit l’un des personnages dans le film. "C’est de l’art, c’est de la merde. L’art, c’est de la merde". On peut donc y voir un accouchement dans la douleur d’un artiste bien décidé à purger tous les maux de notre société contemporaine. Entre les pustules, excréments, il se pourrait bien qu’une forme de poésie ainsi qu'une réflexion sur les moeurs de notre société occidentale ne se dégagent du film.

Ou alors c’est de la merde, à vous de voir. 

Sortie prochaine sur l'hexagone. 

 

Affiche officielle

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commentaires

Dirty Harry
13/07/2017 à 18:15

je viens de rendre mon petit pot gerblé. ça a l'air franchement un beau n'importe quoi mais pourquoi pas, mieux vaut un grand n'importe quoi que le conformisme ronflant des blockbusters en ce moment...

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