Revenger : Walter Hill répond aux accusations de transphobie

Jacques-Henry Poucave | 7 avril 2017
Jacques-Henry Poucave | 7 avril 2017

Avec Revenger, Walter Hill s’est lancé aux côtés de Michelle Rodriguez dans un gros délire de thriller transgenre. Mais ça ne plaît pas à tout le monde.

Alors que les polémiques autour des questions d’identité, d’égalité et de culture se multiplient, on pouvait s’attendre à ce que le nouveau projet de Walter Hill agace quelques uns. Nous y suivons le tueur Frank Kitchen, beau gosse et assassin, qui après un gros contrat, subit la vengeance d’une chirurgienne qui lui reproche d’avoir exécuté un proche.

Sauf qu’au lieu de le zigouiller elle décide de faire de lui… une femme. Idée bizarroïde qu’on jurerait sortie des planches d’une bande-dessinée frappadingue, cette tentative de thriller transgenre a rapidement été attaquée, car supposée transphobe.

 

Photo Sigourney Weaver

 

Mais Walter Hill, qui en a vu d’autres et n’est pas du genre à jeter sur les polémiques comme la vérole sur le bas clergé, a expliqué au Hollywood Reporter qu’il s’agissait à ses yeux essentiellement d’un malentendu.

« Certains ont critiqué le film avant même la fin du tournage. Intellectuellement, ça m’a paru très faible. On m’a demandé de prendre la parole, or je suis mal à l’aise à l’idée de m’embarquer dans une lutte polémique. J’essaie d’être un conteur, mais j’ai toujours expliqué que mes films étaient déjà une réponse aux critiques formulées et il n’y a rien dans Revenger pour rendre la démarche d’une personne transgenre plus difficile et il n’y a rien qui aille contre les personnes transgenre.

 

Photo Michelle Rodriguez

 

Je les soutiens. En ce qui concerne le film, j’ai parlé à deux personnes transgenre qui l’ont vu, et n’y portent pas d’objection. Nous vivons désormais dans un pays où il existe une forme de fluidité sexuelle pourrait-on dire. C’est très différent de l’époque dans laquelle j’ai grandi. Je pense que c’est une bonne chose. Je crois que c’est un changement pour le meilleur, que c’est sain.

L’ambition du film est de divertir au sein d’un univers noir, venu du pulp.  Ce n’est certainement pas un drame lourd basé sur les problématiques de notre réalité sociale, il me semble. »

 

Photo Michelle Rodriguez

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commentaires

diez
08/04/2017 à 12:43

Finalement, les vraies questions qui se posent autour de "l'identité", ce sont les polémiques qui l'entour.

Plus il y aura de polemiques, plus il y aura de questionnements identitaires, plus il y aura de questionnements identitaires, plus il y aura de polémiques. Ce cercle vicieux ne prendra fin qu'après la satuation des polémiques qui s'achevera avec une bonne vieille guerre... vive les Hommes.

samy
08/04/2017 à 09:20

Le pitch de départ rappel aussi fortement le manga "Ladyboys VS yakuza" où un chef Yakuza, pour se venger du heros, le change en femme.

Rorov94
07/04/2017 à 22:37

Cher walter,t'a pas à te justifier.ça fait 40 balais que tu fait du cinoche couillu,alors tu peu bien te permettre d'en enlever à un de tes personnage pour le transformer en gonzesse...
De plus t'a pas pris la plus moche!

Reallu
07/04/2017 à 18:43

Cest le genre de film ou tu tombe dessus sur un site de streaming quand ta rien a faire et a la fin cest une perte de temp....

MystereK
07/04/2017 à 17:12

"un certain film d'Almodovar" qui est l'adaptation d'un roman de Thierry Jonquet : Mygale.

MystereK
07/04/2017 à 17:09

" Idée bizarroïde qu’on jurerait sortie des planches d’une bande-dessinée frappadingue" Et bien oui, puisqu'il s'agit auss d'une bande dessinée : "Corps et âme" !

la Tarentule
07/04/2017 à 16:13

Le pitch du film rappelle quand même fortement un certain film d'Almodovar, qui lui n'avait eu droit à aucune polémique...

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