Michael Bay sauvera-t-il le monde de Donald Trump en produisant un nouveau film de SF dystopique ?

Christophe Foltzer | 26 janvier 2017
Christophe Foltzer | 26 janvier 2017

Le monde est devenu un endroit sacrément bizarre en quelques années, à tel point qu'on se demande encore comment ça a pu arriver sans qu'on le voit venir.

Imaginez un peu, nous vivons actuellement dans un monde où les djihadistes s'éclatent en bagnoles et en camions un peu partout sur la surface du globe, où le réchauffement climatique s'installe tranquillou alors qu'une bonne partie de la population le nie encore, où nous sommes aux premières heures d'une crise majeure au niveau mondial mais où l'on préfère s'occuper de poster des vidéos de chatons sur Facebook. Enfin, nous vivons dans un monde où Donald Trump est le nouveau président des Etats-Unis, ce qui n'est pas le truc le moins étrange que nous ayons connu ces dernières années.

Bref, c'est un peu la lose, nous sommes tous plus ou moins en train de péter les plombs, les lendemains qui chantent n'ont pas l'air pour tout de suite et on se rassure comme on peut pour tenir le coup. Mais, dans ce gros bordel généralisé, au moins on a de quoi se marrer et il arrive parfois qu'il y ait quelques signes d'espoir. Bon, par contre, on ne pensait qu'ils viendraient forcément de Michael Bay.

 

michael bay

 

Le réalisateur de ces grosses beauferies que sont les Transformers vient en effet d'annoncer qu'il va produire via sa société Platinum Dunes, un film de science-fictiono dystopique qui fait étrangement écho avec l'actualité du moment. Le site Heat Vision révèle en effet que le film, qui n'a pas encore de titre officiel, racontera l'histoire d'une Amérique ruinée par un président à la Donald Trump qui l'a menée à la banqueroute, surtout après que la Chine lui ait demandé de rembourser ses dettes. Résultat des courses, la Chine possède le pays et bon nombre d'américains sont allés là-bas pour y trouver du travail.

C'est dans ce contexte qu'un milliardaire chinois engage un squad de mercenaires Yankees pour aller secourir et exfiltrer sa fille qui se retrouve prisonnière dans un ghetto américain. Oui, c'est grosso merdo l'histoire de New York 1997, mais c'est pas grave. Le film sera écrit et mis en scène par Rowan Athale et, si pour le moment, il n'y aucun casting, aucune date de tournage et aucune sortie de prévue, on a plutôt hâte de voir ça. Un peu comme à la fin de l'Antre de la Folie où nous voyons notre monde se déliter en direct sur un écran de cinéma et où il ne nous reste plus qu'à en rire aux larmes. Ouais, c'est pas top en ce moment...

 

Photo Sam Neill

 

 

Tout savoir sur New-York 1997

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commentaires

ethiar
28/01/2017 à 15:20

:(

Lesigh
27/01/2017 à 12:01

Et le Alain Soral du pauvre est de nouveau parmi nous...

Philmencre
27/01/2017 à 03:02

Bon ben voilà, on lit un article sympa et surprenant (c'est certain qu'avec M Bay je me méfiais sacrément...) et qui en passant sans insister dit deux, trois trucs assez évidents et Boum! la leçon façon Kouglof tombe, ouais, Christophe Foltzer, c'est pas top en ce moment ;-)

Dirty Harry
26/01/2017 à 18:40

"comment n'a pu t on voir ce qui arrive ?" Peut être l'aveuglement et certaines illusions de la vie complaisamment entretenues dans la profession de journaliste...c''était couru de voir ce retour au réel arriver dans la figure de ceux qui ont un manque de discernement sur la relation des réalités économiques avec le progressisme (libéralisme des moeurs = libéralisme économique sauvage, lire Clouscard pour comprendre l'articulation ou peut être Michéa peut être plus abordable pour ceux qui n'ont pas fait d'études de philosophie). Vous pouvez continuer à nous donner en partage votre sinistrose mais ça ne vous rend pas plus "sexy" : les meilleurs tracts pour voter Trump sont les journalistes eux mêmes, leur petits caprices immatures de "changer la société" alors qu'ils sont pas très heureux et suintent l'esprit de revanche (sociale/raciale/sexuelle...) : on se change d'abord soi même et après on peut se permettre d'être un modèle avant d'accuser la société et la faire culpabiliser sur ses moeurs alors que la société elle en bave déjà de perdre son boulot, de la solitude et de son environnement qui lui est hostile. Après il y a des souffrances médiatiques et d'autres qui sont refusées d'être entendues...le retour se fera d'autant plus violent.

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