Herschell Gordon Lewis, le papa du cinéma gore, est mort

Christophe Foltzer | 27 septembre 2016
Christophe Foltzer | 27 septembre 2016

Son nom ne dira probablement rien aux plus jeunes des amateurs de films d'horreur et pourtant, vous lui devez tout. Sans Herschell Gordon Lewis, pas de cinéma gore, c'est aussi simple que ça.

Quand on pense "cinéma gore", plusieurs noms viennent en tête : Peter Jackson, Sam Raimi, Bruno Mattei ou encore Ruggero Deodato. Pourtant, ils doivent tous leur métier à un seul homme, Herschell Gordon Lewis. Et cet homme vient de nous quitter. Triste.

C'est en effet à l'âge honorable de 87 ans que H.G. Lewis est décédé dans des circonstances qui n'ont pas été dévoilées publiquement. Celui que l'on surnommait le "Parrain du Gore" ou encore le "Pape du Gore" avait secoué l'Amériques des années 60 lorsqu'il avait décidé d'arrêter la réalisation de nudies (des films érotiques), pour tenter le pari fou de la barbaque et des démembrements.

 

Photo Blood Feast

 

En véritable artisan indépendant, il a donc fait Blood Feast en 1963, véritable choc culturel et énorme succès qui repoussait les limites de la bienséance de l'Amérique de l'époque et le conforta dans la voie à suivre. Dans un pays encore traumatisé par l'assassinat de Kennedy, il récidiva avec le culte 2.000 Maniacs en 1964, ou encore The Wizard of Gore en 1967 et toute une série de films aux titres aussi évocateurs à base de rouge, de sang et de gore.

Il va s'en dire que son influence fut énorme pour ce réalisateur humble et très discret sur lui-même et que sans lui, 5 ans après Blood Feast, George Romero n'aurait sans doute jamais osé faire sa Nuit des Morts-Vivants. Bref, avec la disparition de Lewis, c'est une des pierres fondatrices du genre que nous venons de perdre et, pour lui rendre hommage, laissons la parole à Lisa Petrucci, du légendaire label Something Weird Video et grande amie du réalisateur :

"Triste nouvelle. Je suis au regret de vous annoncer qu'Herschell Gordon Lewis nous a quitté. Il était un ami très cher. Comme un oncle. Je suis fière d'avoir pu passer autant de temps avec lui durant toutes ces années. R.I.P. le Parrain du Gore, tu me manqueras."

 

Photo Herschell Gordon Lewis

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Vous aimerez aussi

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire