Les César 2016 : Le palmarès complet

Christophe Foltzer | 29 février 2016
Christophe Foltzer | 29 février 2016

Si dimanche soir, ce seront les Oscars, et qu'on les attend tous pour savoir si Di Caprio va enfin avoir sa statuette, hier soir, c'était les Césars. Et bizarrement, c'était presque sympa. Presque.

Généralement, quand on évoque les Césars, nous sommes immédiatement parcourus par des frissons de la honte : cérémonie longue et soporifique, sketchs pas drôles et embarrassants, invités qui tirent la tronche, bref, ça a tout d'un rendez-vous que les grands-parents un dimanche de pluie. Alors, forcément, quand on a appris que ce serait Florence Foresti qui animerait la 41ème cérémonie, on ne s'attendait pas à grand chose. Et c'est donc avec surprise, que nous avons passé une plutôt bonne soirée. Si évidemment tout n'était pas parfait sur la longueur, qu'elle réservait son lot de moments ratés (bisous Patrick Bruel) dans l'ensemble, en s'inspirant énormément du déroulé des Oscars, Foresti a réussi à dépoussiérer quelque peu ce rendez-vous ronflant, sous la présidence d'un Claude Lellouch visiblement très ému d'être là.

Mustang

Le palmarès, quant à lui, nous a réservé quelques surprises même si dans l'ensemble, il était plutôt classique. Mustang de Deniz Gamze Ergüven et Marguerite de Xavier Giannoli sont les grands gagnants de la soirée puisqu'ils ramassent 4 prix chacun et pas des moindres, suivis de près par Fatima de Philippe Faucon (3 prix) et La tête haute d'Emmanuelle Bercot (2 prix). Seul Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin tire un peu la langue avec seulement un prix pour 11 nominations.

Quoi qu'il en soit, pour une fois, nous nous sommes un peu amusés, tout comme Michael Douglas qui s'est vu remettre un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Et pour ceux que ça intéresse, vous pouvez féliciter Philippe Faucon (Fatima) de vive voix aujourd'hui, puisqu'il sera en dédicace ce samedi à 18h à la librairie Potemkine, à Paris (30, rue Beaurepaire dans le 10ème arrondissement).

film philippe faucon prix louis delluc

LE PALMARES COMPLET

Meilleur film : Fatima de Philippe Faucon

Meilleur actrice : Catherine Frot dans Marguerite

Meilleur acteur : Vincent Lindon dans La loi du marché

Meilleure réalisation : Arnaud Desplechin pour Trois souvenirs de ma jeunesse

Meilleur espoir féminin : Zita Hanrot dans Fatima

Meilleur espoir masculin : Rod Paradot dans La tête haute

Meilleure actrice dans un second rôle : Sidse Babett Knudsen dans L'Hermine

Meilleur acteur dans un second rôle : Benoît Magimel dans La tête haute

Meilleur premier film : Mustang de Deniz Gamze Ergüven

Meilleur film étranger : Birdman d'Alejandro Gonzalez Inarritu

Meilleur scénario original : Mustang

Meilleure adaptation : Fatima

Meilleure musique originale : Warren Ellis pour Mustang

Meilleur documentaire : Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent

Meilleur long-métrage d'animation : Le petit prince de Mark Osborne

Meilleur court-métrage : La contre-allée de Cécile Ducrocq

Meilleur court-métrage d'animation : Le repas dominical de Céline Devaux

Meilleurs décors : Marguerite

Meilleurs costumes : Marguerite

Meilleure photo : Valley of love

Meilleur son : Marguerite

Meilleur montage : Mustang

 

 

commentaires

diez
28/02/2016 à 20:53

Ravi pour les prix de Mustang et la très belle récompense pour Arnaud Desplechin ! Pareil pour l'excellent Demain. Je ne domprend pas la récompense pour Le petit prince, tellement Avril est mille fois plus brillant et malin. Cool également pour l'excellent Lindon.

Bobby Kennedy
27/02/2016 à 11:00

Je comprends toujours pas l'engouement autour de Mustang que j'ai trouvé bien simple et limité...
Cela dit ravi pour Sidse Babett Knudsen, vraiment superbe dans L'Hermine.
Et sympa de voir un palmarès bien explosé qui ne s'est pas focalisé sur un seul film comme Marguerite.

Satan
27/02/2016 à 10:33

Palmarès presque en bois, heureusement Frot, Lindon et Desplechin sauvent la mise.

StarLord
27/02/2016 à 08:56

Florence Foresti était au top, vraiment!
C'est la première fois que je regarde la cérémonie du début à la fin (avec une pause pipi quand même pendant le sketch genant et interminable de Jonathan Cohen -faut pas déconner hein- )

Nana
27/02/2016 à 07:57

Très bien

votre commentaire