50 Nuances de Grey : horrifiée par le résultat, la scénariste ne peut pas regarder le film

Jean-Luc Hassaique | 11 juin 2015
Jean-Luc Hassaique | 11 juin 2015

On le sait depuis des mois, la production de 50 Nuances de Grey a été un enfer, dû en grande partie à la romancière E.L. James, qui aura provoqué le départ de la sénariste et de la réalisatrice, malgré le succès de l’entreprise.

Alors que la pression retombe progressivement, la scénariste Kelly Marcel est revenue au micro de l’auteur Bret Easton Ellis (qui milita en son temps pour pouvoir s’occuper de l’adaptation) sur cette expérience particulière.

Elle a ainsi révélé que la rédaction du script avait été tellement chaotique qu’elle n’avait pas la force de regarder le film, horrifiée par le résultat.

« J’ai vraiment eu le cœur brisé par le processus, je parle sérieusement. Si je ne le regarde pas, ce n’est pas par amertume, par colère ou quoi que ce soit de ce genre. Je sens juste que je ne peux pas regarder le film sans ressentir de la douleur en constatant à quel point c’est différent de ce que j’ai écrit initialement.

(…)

Je voulais me débarrasser des pensées d’Ana, évacuer son monologue intérieur… J’vais l’intention de retirer aussi beaucoup de dialogues. Il me semblait que le film pouvait être très sexy si on y parlait beaucoup moins.

(…)

C’est quand je leur ai livré le scénario que j’ai réalisé combien leur discours comme quoi c’était exactement ce qu’ils recherchaient, que je pouvais écrire ce que je voulais, y mettre de la folie et quelque chose d’artistique, c’était de grosses, grosses conneries.

E.L. James était du genre à dire « Ce n’est pas ce que je veux, et je ne crois pas que ce soit le film que veulent les fans ».

Si ces propos doivent être remis dans leur contexte et constituent surtout un aveu de naïveté, les majors comme Universal n’étant pas connue pour lâcher la bride des auteurs chargés de travailler sur de grosses licences, ils ne rassurent pas quant au développement des deux suites mises en chantier et chapeautées par E.L. James.

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