Oscars : Le Mexique réveille une cérémonie ennuyeuse mais politique

Simon Riaux | 23 février 2015
Simon Riaux | 23 février 2015

On ne retiendra pas la cérémonie des Oscars 2015 pour son originalité. Attendu depuis plusieurs semaines comme le grand gagnant, Birdman a effectivement remporté les statuettes les plus importantes, notamment celles du meilleur réalisateur et du Meilleur Film.

De même, les prédictions des pronostiqueurs et notamment des bookmakers se sont révélées à peu près exactes, comme en témoigne l’Oscar du Meilleur Acteur d’Eddie Redmayne, celui remis à Julianne Moore, ou encore J.K Simmons.

whiplash

De même si Neil Patrick Harris a rappelé après sa prestation aux Tony Awards, qu’il excellait dans le rôle d’entertainer de luxe, on ne peut pas dire que ses textes aient brillés par leur fantaisie ou leur impact.

En revanche, ce que l’on n’avait peut-être pas vu venir, c’est bien la dimension politique de la soirée. En remettant pour la deuxième année consécutive (après Alfonso Cuaron) l’Oscar du Meilleur réalisateur à un artiste Mexicain, l’Académie a partiellement fait taire les accusations de racisme qui planaient sur elle après l’éviction de Selma des nommés.

Alejandro Inarritu n’a d’ailleurs pas laissé passer cette chance d’évoquer la situation des émigrés Mexicain aux Etats-Unis, tout en appelant le Mexique à se doter d’un gouvernement à la hauteur de sa population et des épreuves qu’elle traverse.

Patricia Arquette

Graham Moore, le scénariste de The Imitation Game, honorée de la statuette de la meilleure adaptation a pour sa part dédié sa récompense aux jeunes gens "ne se sentant pas à leur place". Un parallèle clair avec Alan Turing, héros de son film persécuté dans l’Angleterre post-seconde guerre mondiale en raison de son homosexualité.

Enfin, c’est clairement Patricia Arquette qui aura mis la soirée sur orbite, en rappelant avec concision mais une réelle intensité l’importance de la lutte pour l’égalité des droits et salaires entre hommes et femme. Un discours ovationné, notamment par Meryl Streep.

commentaires

Ducky
24/02/2015 à 04:33

Je vois l'accroche d'un article intéressant qui parle de discours politique, ils citent le thème du féminisme, de la place des mexicains dans la société et des homosexuels mais ils ne parlent pas du discours de Common et John Legend, ce que je trouve décevant de leur part et toi tu me dis d'en parlé au lieu de fustiger! Non toi t'es un comique!!!

diez
23/02/2015 à 21:22

Parles-en dans ce cas au lieu de fustiger EL...

Ducky
23/02/2015 à 15:20

OK et Common et John Legend sur la place des noirs américains dans la société on en parle...???

Sympa Ecranlarge!!

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