Mike Nichols : 5 films inoubliables d'un géant du Nouvel Hollywood

Simon Riaux | 20 novembre 2014
Simon Riaux | 20 novembre 2014

Mike Nichols, géant du Nouvel Hollywood, est mort mercredi 19 novembre, à l'âge de 83 ans. Sa carrière fut émaillée de brillants coups d'éclats et d'œuvres aussi transgressives que violemment euphorisantes. En témoignent 5 films inoubliables, qu'il est urgent de (re)découvrir.

 

 

Qui a peur de Virginia Woolf ? – 1966

Elizabeth Taylor et Richard Burton, véritable couple torturé à la ville, acceptent de s'écharper devant la caméra de Nichols. Son expérience sur les planches lui permet d'aboutir dès ce premier long-métrage à une œuvre d'une maîtrise ahurissante. La confrontation de ces deux couples au bord de la crise de nerfs demeure aujourd'hui encore un des plus beaux affrontements que nous ait offert le Septième Art.

 

Le Lauréat – 1968

Un jeune homme achève ses études et ne sait pas quoi faire, au sein d'une société et d'une famille sclérosés par des valeurs qu'il ne partage pas. Le néant guette, mais ce serait sans compter sur une amie de la famille, Mrs Robinson, qui va jeter son dévolu sur un Dustin Hoffman transformé instantanément en icône générationnelle.



 

Catch 22 – 1970

Film quasiment oublié, cette comédie noire et inquiétante est un des joyaux perdus du Nouvel Hollywood. On y moque la guerre, ses acteurs et ses conséquences, avec une énergie et une agressivité peu communes. Four retentissant à sa sortie, cette pépite amère est à réhabiliter de toute urgence.

 

 

Wolf – 1994

Plus anecdotique mais follement divertissant, Wolf condense admirablement les obsessions de Nichols. Un Nicholson vieillissant y retrouve la hargne et la virilité de sa jeunesse après avoir été mordu par un loup. S'en suit une profonde transformation, qui lui fera montrer les dents et retrouver la part de sauvagerie inhérente à sa condition.



 

Closer : entre adultes consentants – 2005

Film somme de son auteur, où les jeux de pouvoir, de séduction et d'émancipation sont poussés à leur paroxysme, Closer n'a peut-être plus la force transgressive des débuts du réalisateur, mais pousse son art de la dramaturgie dans ses derniers retranchements. Et puis bon, Nathalie Portman n'a jamais été aussi puissamment sexy.

 

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Foutreculotte
21/11/2014 à 10:50

Wolf et Closer, des classiques, vous êtes à l'ouest… Même Bons baiser d'Hollywood et Primary colors sont mieux que ces deux navetons… La filmo de Nichols est trompeuse. De super castings pour pas grand chose dès les années 80...

maxleresistant
21/11/2014 à 10:26

"Bon les mecs, Mike Nichols vient de mourir. Pour la photo de l'article j'ai deux proposition.
Proposition 1: On met une photo de Mike Nichols, un portrait de lui en tournage, en noir et blanc pour que ça fasse solennel.
Ou proposition 2: Natalie Portman en strip-teaseuse"

...

sylvinception
21/11/2014 à 09:59

"Closer" et "Wolf" des "classiques" ??

Tout simplement hilarant, malgré tout le respect dû à Nichols.

votre commentaire